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Circonvention Tools

CircumventionTools: Introduction

Introduction

Le 10 décembre 1948, l'Assemblée Générale inaugurait une nouvelle ère par l'adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Le professeur libanais Charles Habib Malik l'a présenté aux délégués en ces termes :

« Chaque membre des Nations unies s'est engagé solennellement à faire respecter les droits de l'homme. Mais jamais auparavant, que ce soit dans la Charte des Nations unies ou dans un document national quelconque, on ne nous avait décrit ces droits.  C'est la première fois que les principes des droits de l'homme et des libertés fondamentales sont exposés d'une façon qui fait autorité et détaillés avec précision. Je sais désormais ce que mon gouvernement s'est engagé à promouvoir, à obtenir et à observer. Je peux faire campagne contre lui et, s'il ne respecte pas son engagement, je sais que j'aurai le soutien moral du monde entier. » 

L'un des droits fondamentaux de la Déclaration Universelle énoncé dans l'Article 19 est celui de la liberté d'expression :

« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »

Lorsque ces mots ont été écrits soixante ans plus tôt, personne ne pouvait s'imaginer à quel point le phénomène global de l'Internet pouvait amplifier la capacité des gens à "chercher, recevoir et répandre l'information", non seulement au delà des frontières, mais en plus à des vitesses incroyables, et dans des formes pouvant être copiées, éditées, manipulées, recomposées et partagées avec un public plus ou moins grand, de façon totalement différente des moyens de communication disponibles en 1948.

Plus d'informations dans plus d'espaces jamais imaginés

Ces dernières années ont vu une croissance incroyable des contenus existant sur Internet ainsi que des lieux de leur disponibilité; cela a eu pour effet de rendre subitement disponible dans des endroits imprévisibles, une part considérable du savoir et de l'activité humaines : un hôpital dans un village de montagne reculé, la chambre de votre enfant de 12 ans, la salle de conférence où vous êtes en train de présenter à vos collègues les plus proches, la conception du nouveau produit qui va vous hisser en tête de la compétition, la maison de votre grand mère.

Dans tous ces endroits, la possibilité de se connecter au monde ouvre de magnifiques opportunités qui améliorent la qualité de vie des gens. Quand vous contractez une maladie rare pendant les vacances, un hôpital de campagne peut vous sauver la vie en envoyant les résultats de vos tests à un spécialiste dans la capitale ou même dans un autre pays; votre enfant de 12 ans peut faire des recherches pour son projet à l'école, ou se faire des amis dans d'autres pays ; vous pouvez présenter le concept d'un nouveau produit simultanément à divers grands managers partout dans le monde qui peuvent vous aider à le perfectionner; votre grand-mère peut vous envoyer sa recette spéciale de tarte-aux-pommes par e-mail à temps pour la préparer pour le dessert de ce soir.

Mais l'Internet ne contient pas seulement des informations pertinentes et utiles sur l'éducation, l'amitié et la tarte-aux-pommes. Comme le monde lui-même, il est vaste, complexe et souvent inquiétant. Il est aussi bien à la disposition de gens qui sont malveillants, avides, peu scrupuleux, malhonnêtes ou simplement grossiers, autant qu'il l'est pour vous, pour votre enfant de 12 ans ou votre grand-mère.

Ce n'est pas tout le monde qui veut laisser chacun y accéder

Sachant que l’Internet répercute le pire de la nature humaine comme son meilleur, et que la technologie facilite toutes sortes d’abus et de harcèlements, personne ne serait surpris de savoir que son  expansion est allée de pair avec les tentatives de contrôler son usage. Diverses motivations sont derrière ce contrôle. L'objectif peut être de :

  • Protéger les enfants contre les contenus perçus comme inappropriés, ou restreindre leurs possibilités de contact avec ceux qui peuvent leur nuire.
  • Réduire le flot d’offres commerciales indésirables sur leurs courriels ou sur la toile.
  • Contrôler l’importance du débit des données auxquelles un utilisateur est susceptible d'accéder au même moment.
  • Empêcher des employés de partager des informations considérées comme propriété de leur employeur et les empêcher de s’occuper d’affaires personnelles durant leur horaire de travail ou de détourner des ressources techniques de leur employeur à cette fin.
  • Limiter l’accès sur la toile à un contenu ou à des activités prohibées ou régulées dans une juridiction spécifique qui peut être un pays ou une institution telle qu’une école – un contenu explicitement sexuel ou violent, drogues, jeux d’argent, prostitution ; toute information considérée comme dangereuse se rapportant à des courants religieux, politiques ou autres courant d’idées ou groupes.

Certaines de ces préoccupations supposent la possibilité accordée aux gens de maitriser leur propre expérience de l’Internet (par exemple, laisser les gens se servir de filtres anti spam et d’outils pour se protéger de l’inondation par le courrier indésirable; Mais d’autres impliquent la restriction de l’aptitude d’autres gens à utiliser l’Internet et les sites auxquels ces autres personnes peuvent accéder ou non. Ce dernier cas provoque des désaccords et d'importants contentieux lorsque les gens n’approuvent pas le blocage de leur accès à l’Internet comme étant à bon escient ou ne le considèrent pas  comme étant dans leur intérêt.

Qui filtre ou bloque l’accès Internet ?

Les types de personnes et institutions qui cherchent à limiter l’usage de l’Internet à des catégories particulières de gens, sont aussi variés que leurs objectifs. Cela comprend les parents, l’école, les sociétés commerciales, les gérants de cybercafés ou les fournisseurs de services Internet, ainsi que les autorités publiques à différents niveaux.

Le comble du contrôle de l’Internet, c'est lorsque le gouvernement d’un pays tente de limiter l’aptitude de toute la population à se servir de l’Internet pour accéder à toutes sortes d’informations et les partager librement avec le monde extérieur. Une étude réalisée par OpenNet Initiative (http://opennet.net/) a mis en évidence les nombreux moyens utilisés par certains pays pour entraver ou bloquer l’accès de leurs citoyens à Internet. Cela inclut des pays recourant à des politiques de filtrage envahissantes et qui exercent un blocage systématique de l’accès aux sites d'organisations de droits humains, d'informations, de blogs et de divers services Internet qui contestent le statu quo ou qui sont jugés menaçants ou indésirables. D’autres bloquent l’accès à des catégories spécifiques de contenu Internet ou, par intermittence, à des sites Internet déterminés ou à des services Internet liés à des évènements stratégiques comme des élections ou des manifestations. Même des pays qui généralement assurent une solide protection de la liberté de parole, tendent à restreindre l’usage de l’Internet ou de le surveiller en interdisant la pornographie, ce qu'ils appellent "discours haineux", le terrorisme et d’autres activités criminelles, ou la violation de la législation sur le droit d’auteur.

Le filtrage mène à la surveillance

N'importe lequel de ces groupes officiels ou privés peut également utiliser diverses techniques pour surveiller l'activité Internet des personnes dont ils se préoccupent afin de s'assurer que leurs tentatives de restriction fonctionnent.
Cela va des parents regardant par dessus l'épaule de leur enfant ou qui cherchent quels sites ont été visités sur l'ordinateur de leur enfant, à des sociétés surveillant les e-mails de leurs employés, en passant par des organismes en charge du maintien de l'ordre qui exigent des informations auprès des fournisseurs de services Internet ou même qui saisissent l'ordinateur à votre domicile à la recherche d'éléments de preuve indiquant que vous avez eu des activités «indésirables».

Quand peut-on dire "c'est de la censure" ?

Cela dépend de qui est en train de restreindre l'accès à Internet et/ou limiter son utilisation, ainsi que de la perspective de la personne dont l'accès est restreint; On peut dire qu'aucun de ces objectifs ou de ces méthodes utilisées pour y parvenir ne peuvent être considérés, à priori, comme légitimes et nécessaires ou comme une censure inacceptable et une violation des droits humains fondamentaux. Un adolescent dont l'école bloque l'accès à ses jeux favoris en ligne ou à des réseaux sociaux comme Facebook sent sa liberté personnelle réduite tout autant que quelqu'un dont le gouvernement empêche de lire un journal en ligne sur l'opposition politique.

Qui est en train de bloquer mon accès à Internet exactement ?

Qui est en mesure de restreindre l'accès à l'Internet sur un ordinateur donné dans un pays donné ? Cela dépend de celui qui a la capacité de contrôler des parties spécifiques de l'infrastructure technique. Ce contrôle peut être effectué sur la base d'impératifs légaux ou réglementaires, ou bien reposer sur la capacité des organismes gouvernementaux ou autres à faire pression sur ceux qui ont le contrôle légal de l'infrastructure technique en vue de les pousser à se conformer aux demandes de blocage, filtrage ou de collecte des informations. Une grande partie de l'infrastructure internationale qui supporte l'Internet est sous le contrôle des gouvernements ou d'organismes contrôlés par des gouvernements. N'importe lequel est en mesure d'exercer un contrôle, conformément à la législation locale en vigueur ou non.

Le filtrage ou le blocage de parties de l'Internet peut être très maladroit ou très subtil, clairement déterminé ou presque invisible. Certains pays assument ouvertement de blocage et en publient les critères, ainsi que le remplacement des sites bloqués accompagnés de messages explicatifs. D'autres pays n'ont pas de normes claires et recourent parfois à des accords informels et incertains poussant les FAI à filtrer. Dans d'autres lieux, le filtrage est déguisé en défaillances techniques et les gouvernements évitent de prendre ouvertement la responsabilité ou de confirmer lors du blocage qu'il est délibéré. Différents opérateurs de réseaux, y compris dans le même pays et soumis aux mêmes règles de filtrage, peuvent les exécuter de façon très différente par prudence ou par ignorance technique.

À tous les niveaux de filtrage possibles, que ce soit à l'échelle d'une personne ou d'une nation, les difficultés techniques de bloquer avec précision ce qui est considéré comme indésirable peut avoir des conséquences inattendues et parfois ridicules. Les filtres "favorables-à-la-famille" destinés à bloquer des contenus sexuels, peuvent empêcher l'accès à des informations utiles sur la santé. En essayant de filtrer des spams on peut bloquer une correspondance d'affaires importante. Les tentatives visant à bloquer l'accès à des sites d'informations spécifiques peuvent par la même occasion élaguer de précieuses ressources éducatives.

Quelles méthodes existent pour contourner le filtrage ?

Tout comme de nombreux particuliers, entreprises ou gouvernements considèrent l'Internet comme une source d'informations dangereuses qui doit être contrôlée, il existe de nombreux individus et groupes qui travaillent dur pour s'assurer que l'Internet et les informations qu'il contient, sont librement disponibles pour tous ceux qui le désirent. Ces gens ont de motivations aussi diverses que ceux qui cherchent à contrôler l'Internet. Cependant, pour quelqu'un dont l'accès à Internet est restreint et qui veut faire quelque chose, il importe peu de savoir si les outils ont été développés par quelqu'un qui voulait discuter avec une amie, écrire un manifeste politique, ou envoyer du spam.

Quels sont les risques liés à l'utilisation d'outils de contournement ?

Seul vous, la personne qui souhaite contourner les restrictions sur votre accès Internet, peut décider s'il existe des risques importants associés à l'accès à l'information que vous voulez. Et vous seul pouvez décider si les avantages l'emportent sur les risques. Il n'y a peut-être pas de loi spécifique interdisant l'information que vous voulez ou l'acte d'y accéder. D'un autre côté, l'absence de sanctions légales ne signifie pas pour autant que vous ne risquez pas d'autres conséquences, comme le harcèlement ou la perte de votre emploi.

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