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Dessiner sa Bande Dessinée avec Krita

 L'art de la bd

 Ce que j’aime dans la bande dessinée, c’est qu’on peut former une bande à soi tout seul, comme le chantait Renaud Séchan, le bédéïste peut-être en même temps scénariste, décorateur, metteur en scène, caméraman, historien, costumier, documentaliste… Et grâce à la magie l’impression numérique, producteur et distributeur.

Si vous lisez ces lignes, c'est que tout comme moi, vous vous intéressez à la bande dessinée.
Ma priorité n'est pas d’écrire un didacticiel sur les différentes techniques de dessin. Je vais tacher de partager mon cheminement dans l'univers de la BDAO (bande dessinnée assistée par ordinateur). Je sais, le terme n'existe pas. Et alors? On est dans le libre non?

Ce qui va suivre est le fruit de ma conception, de mon utilisation de l'outil informatique dans la création graphique et numérique. Je ne suis pas fan des mangas où des Marvels comics. Nous avons la chance de publier plus de 5000 BD par an, en France et en Belgique d'excellente qualité ,avec des auteurs géniaux très mal payés. Chacn est libre de traer sa voie.

Donc, je vais essayer de suciter en vous de l'intérêt pour le logiciel Krita. Alors, on va éviter les stériles débats sur le matériel, l'OS et les ragnagnas...


Mon hardware :

  • Mon pc tourne sous winchose X
  • Ma tablette graphique made in China à 20€ et qui a douze ans
  • Mon scanner est un vieux canon dont on ne trouve plus les drivers

Pour ce qui est des softwares qui font buger l'OS de Bill :

  • Inskape pour les textes et les phylactères
  • Krita 3.3.3
  • Scribus
  • FontForge
  • Accessoirement Gimp 2.8.0


Pour complèter le tout, mon cerveau félé et son agnosie aperceptive, ainsi que mon syndrôme parkinsonnien pour jouer les troubles fêtes.


C'est l'histoire d'un gars qui...


Qui dit « Bande dessinée », dit avant tout « Scénario ». En clair, réaliser une bonne bande dessinée passe avant tout par une bonne histoire. Le synopsis est l'histoire racontée de manière littéraire. C'est l'histoire d'un gars qui...

Une fois le synopsis déterminé, il faut faire le casting des acteurs de papier. On fait des études de personnages, on plante les décors, on rassemble les documents etc... Arrive le «storyboard"».


Avec le storyboard est le découpage du synopsis encases. L'auteur, avant de réellement dessiner son scénario, va esquisser les images sobres agencées de façon à exprimer les actions dans le temps et dans l’espace. Il aura ainsi une vision globale du rythme de son histoire, de son athmosphère. Le dessinateur se fond dans la peau d'un metteur en scène.

Le storyboard est un gain de temps considérable au moment de se lancer pour de bon. Mieux vaut repérer les problèmes directement sur le découpage plutôt que sur la version finale de la planche. L’important est
que l’auteur visualises la scène et teste différentes prises de vue pour raconter au mieux son histoire à ses lecteurs.


Quelques astuces dans la conception d'un storyboard:

  • Nous lisons en commençant par en haut à gauche pour quitter la page en bas et à droite. C'est aussi ce chemin que doit emprunter un personnage qui entre en scène. Idem pour la quitter. Plongez-vous dans les aventures de Lucky Luke et voyez la dernière case de ce poor lonesome cowboy.
  • Une séquence de plusieurs images se passant dans un lieu précis, par exemple un salon dans une maison l'auteur a intérêt à faire un plan de la pièce. Placer les meubles et la position de chaque personnage. Indiquer d'où vient la lumière pour ombrer la scène. Il doit jouer le rôle d'un caméraman qui tourne autour des acteurs. Cet execice n'est pas inutile, il peut décrédibiliser une scène aussi époustoufflante soit-elle. A force de travail, notre cerveau s'habitue à la planche que nous dessinons. Quelle déception lorsque votre conjoint lance au dessinateur: il y a des choses qui clochent dans ton histoire...
  • Les dialogues et les textes narratifs sont importants. Ils doivent entrer dans la case. On écrit un premier jet ensuite on s'attèle à le rendre plus concis. On va à l'essentiel en utilisant des synonimes

 

Quelques principes de base pour les dessinateurs

Il existe dans le commerce et sur internet, une quantité de livres sur comment dessiner un corps humain, ses membres, divers animaux...  Mon but n'est pas de vous donner un cours de dessin. Je vous livre néans moins quelques conseils de réflexions que j'applique à moi-même. Encore une fois, ce que j'écris n'implique que moi. Je suis peut-être dans l'erreur et vous avez une autre vision, pas de problème; je suis ouvert au dialogue.

Ce n’est pas la main qui dessine, c’est le cerveau. C’est notre esprit qui anime notre main: prenons donc renez le temps de réfléchir avant de nous pencher sur notre tablette (ou feuille et de dessiner)

  1. Plus vite on composera une image mentale des formes, plus vite on exécutera un dessin.
  2. Mieux on visualisera les objets dans l’espace, et plus nos dessins seront réussis.
  3. Plus on passera de temps à entraîner sa main, et plus nos traits seront précis.

Le don à une place infime dans le dessin même chez des gens comme Franquin, Jijé ou Uderzo. C'est 1% de don et 99% de transpiration. Ils ont crayonné sec pour arriver au sommet de leur art. Le dessin s'apprend, il existe une base académique qu'il convient de travailler pour la maîtriser. Nos dessins ne seront certainement jamais parfaits à nos yeux, il faut s’y faire, c’est normal: C'est ce qui nous aider progresser et repousser toujours plus loin nos limites.

Apprendre les bases du dessin est fondamental autant en dessin numérique qu’en traditionnel, ne soyons pas naïf, l’ordinateur ne dessinera pas à Notre place… Il simplifiera simplement la manipulation de l’image et accélèrera le processus d’exécution. Dans le dessin, la chose primordiale à maîtriser, est la construction en perspective.

 

Notre oeil s'habitue très vite à une illustration et n'envoie plus de "warning" à notre cerveau : "attention il y a dissymétries dans ton dessin". Pour palier à cet effet, le dessinateur utilise

  • le truc du mirroir: en observant le reflet du dessin, notre cerveau captera tout de suite ce qui ne va pas.
  • la technique de la transparence : notre dessin devant une lampe et on regarde au dos.
  • Sur un ordinateur, on utile les outils axes de symétrie horizontale ou verticale avec la possibilité de de corriger directement l'erreur avant de revenir à la position initiale.

 


Pour terminer, un dessin réussi, c’est avant tout une composition réussie. La composition, c’est la manière dont nous plaçons les différents éléments de la scène que nous dessinons. Notre oeil est inconsciemment guidé vers l'intersection l'un de ces 4 points de l'illustration ci-dessous. On a appelé cela, la règle des tiers. plaçons un élément important à une de leurs intersections ou nos lignes verticales majeures le long d’un des deux axes verticaux, et notre oeil sera attiré comme par un aimant en commencant par le premier en haut à gauche.

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