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Fontes libres

Bonnes pratiques des fondeurs

Afin de tenir compte des intentions évoquées précédemment (voir chapitre « Intentions et attentions », le fondeur s'attache à concevoir et publier les fontes en fonction des objectifs poursuivis. Dans un second temps, l'auteur aura une démarche pédagogique afin d'expliquer en quoi les solutions proposées permettront de résoudre les problèmes soulevés. Nous allons voir dans ce chapitre que la prise en compte de ces attentes implique non seulement, comme on peut s'y attendre, des changements profonds dans la politique de licence de la fonderie, mais qu'elle appelle également un assouplissement des pratiques même de conception des fontes et un élargissement des pratiques liées à la diffusion et à la maintenance d'un projet.

Conditions de modification et de redistribution

Ainsi, pour permettre la plasticité, le fondeur doit explicitement autoriser la modification des sources.

Ceci est précisé clairement dans l'OFL (voir le paragraphe « Permission & conditions »).

Nous survolerons les extraits suivant de la traduction non-officielle de l'original de l'OFL. 

Il faut souligner un point important : l'OFL est rédigée en anglais et, comme toute license de logiciel reconnue au niveau international, elle est prévue pour être utilisée en anglais pour des raisons de cohérence et pour éviter les ambiguités juridiques d'interprétation par pays dues aux traductions éventuelles. Bien évidemment des traductions non-officielles dans plusieurs langues existent pour faciliter la compréhension des mécanismes juridiques (et de la Foire Aux Questions correspondante) mais il ne faut pas utiliser ces traductions dans un projet de fonte car elle n'ont aucune valeur juridique. Attention, ne pas utiliser la version originale mais une version dérivée traduite dans telle ou telle langue vous expose à des risques juridiques imprévus et est vivement déconseillée. Seule la version anglaise a bénéficié d'une analyse et d'une validation juridique poussée.

« La permission est ici accordée, sans contrepartie financière, à toute personne ayant obtenu une copie de la 'fonte' de l'utiliser, l'étudier, la copier, la fusionner, l'incorporer, la modifier, la redistribuer.   [...] »

Pour un exemple de modification plastique d'une fonte, voir chapitre  « Comment modifier un glyphe ».

Par ailleurs, la fourniture des fichiers sources, des croquis préparatoires ou grilles de construction, et autres fichiers utiles à un autre graphiste facilitera le travail de modification de la fonte dans le respect ou en cohérence avec sa première mouture. De plus, cela facilitera l'émergence de pratiques participatives cohérentes autour de la fonte.

La définition préliminaire d'une fonte dans l'OFL mentionne cela explicitement :

«L'appellation 'fonte' désigne l'ensemble des fichiers mis à disposition par le(s) titulaire(s) du copyright sous cette licence et clairement identifiés comme tels. Cela peut inclure des sources, des scripts de construction, de la documentation  [...] ».

Pour la préparation et l'organisation des sources, nous vous invitons à vous reporter au chapitre « Organiser ses sources ».

La portabilité et le partage sont souvent dissociés dans les fontes non libres (voir le chapitre « La valise des fontes »). Toutefois, dans le cas d'une fonte libre, ces deux permissions sont accordées conjointement.

« La permission est accordée, sans contrepartie financière, à toute personne ayant obtenu une copie de la 'fonte', de l'utiliser, l'étudier, la copier, la fusionner, l'incorporer, la modifier, la redistribuer, de vendre des Versions Originales ou Version Modifiées soumis aux condition suivantes: [...] »

Prise en compte des contextes d'utilisation dès la création

Les deux points suivants appellent une attention plus poussée encore de la part du fondeur, et ce, d'autant plus que les licences libres ne les mentionnent pas explicitement.

Pour l'évolutivité, il convient de prévoir de fournir les signes diacritiques en tant qu'éléments ou composants séparés, afin que les utilisateurs aient les ingrédients de base pour adapter la fonte à leur alphabet. Cette pratique peut constituer un bon compromis entre le temps de création initial d'une part et la vie ultérieure de la fonte d'autre part.

Pour une application de cette bonne pratique, nous vous invitons à vous reporter au chapitre « Comment ajouter des glyphes à une fonte.  ».

Pour l'interopérabilité, il convient d'être attentif à deux choses :

  • d'une part, veiller à ce que les formats proposés puissent convenir à toutes les applications ciblées. C'est pourquoi, en fonction des besoins, la version .otf peut être accompagnée d'une version TrueType (.ttf) afin de pouvoir fonctionner dans les logiciels plus anciens, notamment sur des outils bureautiques ou d'anciens systèmes d'exploitation. Pour en savoir plus, voir le chapitre « Comment ajouter des glyphes à une fonte » ;
  • d'autre part, s'assurer que les fontes soient bien conformes au standard Unicode. Il s'agit tout particulièrement de veiller à ce que chaque glyphe* corresponde à un caractère Unicode, sans quoi certains glyphes ne seront pas accessibles directement dans la table des caractères du traitement de textes, par exemple. Certaines fonctionnalités OpenType permettent en effet de faire apparaître directement des glyphes sans que le caractère soit nommé dans la table Unicode, ce qui pénalise lourdement les utilisateurs d'applications ne supportant pas certaines fonctionnalités OpenType sophistiquées permettant l'accés à ces glyphes « cachés ». Plusieurs applications comme XeLaTeX, LibreOffice, Mozilla Firefox ou l'environnement GNOME commencent à élargir le champ de possibilités dans ce domaine mais il faut prendre en compte la majeure partie des applications qui restent limitées. Pour de plus amples informations, lire le chapitre « Comment ajouter des glyphes à une fonte ».

Pour une application de ces bonnes pratiques, Voir chapitre  « Comment modifier une fonte » .

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