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Guide du SIG libre

05 Récupérer des données géographiques libres

Projet Espace OpenStreetMap Francophone

v1.0, 18/12/2014

88x31.png

Publié sous licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 Unported License

Paternité (BY) - Partage des Conditions Initiales à l'Identique (SA)

http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/

 

Si la création de données dans OpenStreetMap est aisée au moyen des différents éditeurs et interfaces de contribution, la récupération de données OSM dans d’autres formats de fichiers géographiques a longtemps été un processus relativement complexe, limitant la réutilisation au-delà du cercle des géomaticiens chevronnés. Désormais, plusieurs moyens existent, mais ils sont parfois méconnus et tous comportent des avantages et des limites respectifs. Ce chapitre vise à les présenter, de sorte que l'utilisateur puisse se tourner vers le service qui correspond le mieux à son besoin du moment. Dans l’optique de la constitution de SIG à partir de donnée libre ou au moins accessible en téléchargement, des services de téléchargement d’autres types de données géographiques sont aussi présentés en fin de chapitre.

 

Récupérer des données OSM

Cette section est consacrée à une revue des services web et outils logiciels permettant de procéder à des extractions de la base de donnés OSM pour constituer des jeux de données à des formats SIG spécifiques en termes d'extension spatiale et de thématique. Leurs spécificités, avantages et défauts relatifs seront analysés.

Sites de téléchargements de l'ensemble de la donnée

GeoFabrik OpenStreetMap Data Extracts

http://download.geofabrik.de/

Geofabrik_OSM_Data_Extracts.png

Présentation

GeoFabrik est une société de services informatiques basée en Allemagne qui construit des produits cartographiques autour de la donnée OpenStreetMap. La societé met aussi plusieurs outils en libre accès à la communauté OSM ainsi que des points de téléchargement sur la base de découpages territoriaux, continents et pays. La fréquence des mises à jour est quotidienne.

 

Les données sont potentiellement accessibles aux formats :

  • osm au sein d'une archive bz2, contenant tous les objets OSM et tous leurs attributs sur la zone

  • pbf (format compressé de la donnée OSM), contenant également tous les objets OSM et tous leurs attributs sur la zone (reconnu par plusieurs applications dont osmosis)

  • shapefiles, sous la forme de couches thématiques déjà constituées sur les clés OSM les plus courantes (buildings, landuse, natural, railway, road, waterways) ainsi qu'une couche des points. Les attributs sont limités, réduits à l'ID OSM, le nom et l'attribut principal caractérisant l'objet dans un champ "type"

 

Geofabrik_shp_points.png

Avantages et limites

Ce service est particulièrement utile pour :

  • récupérer la donnée OSM sur de très grandes zones

  • avoir des shapefiles tout près sur les objets les plus communs

  • alimenter une base de donnée PostGIS locale avec toutes les donées OSM et leurs attributs

 

Par contre, ce service n'est ne permet pas de :

  • créer son propre pont de téléchargement, donc de récupérer ou créer des couches sur une zone limitée, car on récupère au minimum un pays entier, ce qui fait des fichiers volumineux

  • créer des couches thématiques avec de nombreux attributs sans passer par l'import un peu complexe dans une base PostGIS

 

HOT Exports

http://export.hotosm.org/

hotexport_accueil.png

Présentation

Ce service créé et hébergé par HOT existe depuis 2012 et permet de créer des points de téléchargements personnalisés sur une zone des pays du Sud afin de récupérer la donnée OSM dans différents formats de données SIG, au choix :

  • IMG pour terminaux GPS Garmin,

  • KML pour un affichage dans les outils SIG de Google, notamment Google Earth

  • Shapefiles pour un usage dans la plupart des logiciels SIG

  • Spatiallite pour alimenter une bases de données Spatialite

  • PostGIS pour alimenter une base de données PostGres/PostGIS

  • SQLite pour alimenter une base de données SQLite

 

Le service s'appuie sur une réplication de la base actualisée une fois par jour. Une fois créée, chaque tâche de téléchargement peut-être actualisée aussi souvent que nécessaire, pas de manière automatique, mais en cliquant sur un bouton.

L’exploration de la table attributaire de ces données (exemple pour les shapefiles) amène cependant à ces constats :

  • elle comprendre un nombre important de colonnes, car l’ensemble des clés OSM applicables sur un type de géométrie donnée deviennent des colonnes de la table attributaire

  • La plupart de ces champs ne sont pas renseignés pour chaque objet et leur valeur sera vide (NULL)

 

Avantages et limites

En bref, ce service est particulièrement utile pour :

  • accèder à la donnée OSM directement en format SIG

  • récupérer les attributs souhaités et non pas seulement quelques-uns déjà définis

  • avoir avec soi un fichier ou quelques fichiers (chacun distinguant les points, les lignes ou les polygones) contenant toute la donnée sur une zone, et ne pas avoir à accéder à internet pour chaque type d'objet quand l'accès est limité

 

Ce service n'est pas le plus adapté pour :

  • couvrir de très grandes zones de plusieurs centaines de milliers de km2, que le serveur refusera de créer. La donnée brute de Geofabrik est alors la solution

  • obtenir d'emblée des couches thématiques OSM toutes faites, car toute la donnée est récupérée et doit ensuite être filtrée sur les valeurs de ses attributs

Création de compte

Rendez-vous sur le site web de la plate-forme à partir de cette adresse : http://www.exports.hotosm.org.

La page d’accueil présente de façon succincte les fonctionnalités de l’application et “Comment démarrer ? ”.

Il est possible d'utiliser l’application sans pour autant disposer d’un compte sur le site. Cependant, certaines fonctionnalités ne vous seront pas accessibles, notamment le rattachement des tâches créés à votre compte, ce qui vous permet de les retrouver aisément par la suite.

Pour créer un compte, cliquez sur “Créer un compte” en bas de la page et remplissez convenablement la boîte de dialogue qui s’ouvre en fournissant une adresse email et un mot de passe. Un courriel de confirmation sera envoyé à l'adresse indiquée et comporte un lien à cliquer pour terminer le processus d'ouverture du compte.

hotexport_account.png

 

Remarque : Si vous avez oublié votre mot de passe ou que vous n’avez pas reçu de courriel de confirmation de la création de compte, cliquez sur les liens correspondants à votre situation en-dessous du bouton “créer un compte”.

Accès, mise à jour et téléchargement d'un projet d'export existant

Une fois connecté, rendez-vous à l’onglet “Tâches” : vous avez la liste de toutes les tâches que vous avez créées auparavant. Vous verrez la mention “Aucune tâche active “ si vous venez de créer votre compte ou si vous n’avez jamais créé de tâche.

Cliquez sur l’onglet “Show all jobs including others user’s jobs” pour lister toutes les tâches de la plate-forme, classées par date décroissante de création.

Attention, l'option de filtre ne fonctionne que pour les tâches au sein d'une même page, malheureusement pas pour l'ensemble des tâches créées.

 

hotexport_listing_jobs.png

Cliquez sur une tâche pour accéder à sa page. Vous pouvez alors :

  • Télécharger les fichiers au format SIG désiré en cliquant sur les liens

 

hotexport_downloard_files.png

  • Actualiser la tâche

hotexport_redo_job.png

Ce bouton “actualise” la tâche : les configurations d’origines sont conservées, l’option sert à prendre en compte les modifications survenues sur la base de donnée OSM depuis l’instant de création de la tâche. Le même script de génération des fichiers est exécuté à nouveau sur la même zone.  Le fichier est un instantané de la base au moment de l’extraction et les données seront a priori nouvelles, s'il y a eu des éditions sur la zone concernées entre les deux dates.

De nouveaux fichiers sont créés chaque fois que cette option est exécutée et va ainsi s'empiler un historique des données sur la zone.

hotexport_redo_job_files.png

 

  • Réutiliser une tâche :

 

hotexport_reuse_task.png

 

Cette option permet de créer une nouvelle tâche en conservant les mêmes paramètres de configuration en ce qui concerne les attributs. Vous aurez juste à choisir la nouvelle zone, le nom et la description de la tâche.

 

hotexport_reuse_task_cap.png

Création d'un projet d'export simple avec les attributs OSM les plus courants

Dans cette section, nous allons voir comment créer une tâche d’export simple, dans laquelle les objets comporteront uniquement les attributs les plus courants dans OSM (amenity, shop, highway, etc.).

Cliquez sur “Nouvelle tâche” et la page suivante se présente comme ceci :

 

hotexport_new_job.png

 

Écrivez le nom de la tâche dans le champ “Nom” et notez une description significative dans le champ “Description”.

Zoomez ensuite sur la carte pour la centrer sur votre aire d'intérêt et cliquez sur “Sélectionner une zone”.

 

Important : La zone à exporter doit se trouver dans les espaces délimités par les polygones aux contours verts (nettement visibles sur la capture ci-dessus) car la plate-forme ne couvre pas encore les parties en dehors, compte tenu d'un espace limité sur le serveur qui l'héberge.

Le serveur HOT limite l'extension de la zone zone téleçahrgeables à 200 degrés carrés : il n'est donc pas fait pour télécharger des pays entiers, sauf si ceux-ci sont de petite taille.

 

Cliquez sur “Create job” quand vous avez fini votre sélection et sur “Enregistrer” à la page suivante, sans changer la configuration par défaut (voir ci-dessous).

 

HOT_Export_nouvelle_tache_etape2_defaut.pngIl ne reste plus qu’à patienter quelques minutes le temps de génération de vos fichiers, pour que l'étoile laisse la place à la liste des fichiers téléchargeables.

hotexport_wait_task.png

Utilisation de preset existants pour récupérer des attributs particuliers dans les fichiers SIG

Le preset est un fichier XML utilisé dans l'éditeur JOSM pour appliquer des attributs aux objets. Il en existe beaucoup, en fonction de la thématique cartographiée et il est facile de les personnaliser.

Dans HOT Exports, ces fichiers servent de filtre pour les attributs des données qui seront créées dans chaque tâche : toutes les clés OSM du preset se retrouveront dans les données téléchargées avec toutes les valeurs qu'elles comportent. Ils ne servent cependant pas de filtre pour les objets eux-mêmes : tous les objets OSM de la zone délimitée sont récupérés, le preset ne filtre que leurs attributs.

Pour connaitre les attributs récupérés par un preset, il convient, avant de créer une nouvelle tâche, de se rendre sur la liste des presets en cliquant sur HOT_Export_presets_access_liste.png en bas du site.

 

Cliquez ensuite sur l'icône HOT_Export_presets_info.png pour accéder à la liste des clés du preset et les types de géométrie qui sont à chaque fois concernées.

HOT_Export_presets_liste.png

 

Ajout de nouveaux presets dans HOT Export

Si vous ne trouvez pas le preset de votre choix dans la liste, vous pouvez ajouter le vôtre dans ceux disponibles dans HOT EXports. Pour cela, rendez-vous premièrement sur la page des presets en cliquant sur HOT_Export_presets_access_liste.png, puis en bas de la liste, cliquez sur

HOT_Export_presets_ajout_nouveau.png. Dans l'écran suivant, allez chercher votre preset puis cliquez sur Sauvegarder.

HOT_Export_presets_ajout_nouveau_page.png

Vous pouvez désormais créer une nouvelle tâche ; vous trouverez votre preset dans la liste de ceux disponibles en fance de "Sélectionner le fichier de modèle d'attributs".

HOT_Export_nouvelle_tache_etape2_liste_presets.png

Utilisation de l'outil "Choix Visuel d'Attributs"

L'outil "Choix Visuel d'Attributs" (HOT Visual Tag Chooser en anglais) du Hot Export vous permet de créer, de copier ou de modifier facilement des presets.

Rendez-vous tout en bas de la page principale du site et cliquez sur “Choix Visuel d’Attributs” en-dessous de “Fonctions avancées”.

Screen Shot 2014-07-08 at 22.14.40.png

La page qui s’ouvre, qui n’est malheureusement disponible qu’en anglais, explique de manière claire ce qu'est le "Visual Tag Chooser” et ce qu’il permet de faire : visualiser les caractéristiques et les attributs de presets existants ("View existing presets”), créer un nouveau preset à partir d'un existant à charger ("Upload a new preset") ou bien ex nihilo ("Create empty new preset").

Free maps for Garmin brand GPS devices

http://garmin.openstreetmap.nl/

Garmin_osm_nl.png

Présentation

Ce site permet uniquement de récupérer les données OSM sous format de cartes utilisables dans les terminaux GPS de la marque Garmin. Son interface est uniquement en anglais.

La couverture est mondiale.

Les deux premières étapes permettent de choisir le type de carte (routable ou non) et son rendu, les suivantes de sélectionner la zone, soit en sélectionnant un pays dans les listes par continent, soit en activant la sélection manuelle de zones de découpage sur la carte en bas. La plupart du temps, une adresse courriel sera demandée car la carte fera l'objet d'une requête auprès du serveur. La requête sera placée dans la file d'attente. Un premier courriel sera envoyé à l'adresse indiquée pour signifier la création de la requête et un second pour avertir que la carte est téléchargeable, via un lien à cliquer. Dans la liste proposée, choisir le fichier osm_generic_gmapsupp.zip.

Avantages et limites

Le site permet de facilement récupérer des fichiers Garmin routables sans avoir à les créer soi-même, sur potentiellement de très vastes zones, ce que ne permet pas le HOT Export.

Par contre, la donnée n'est pas accessible de suite, et si le serveur est surchargé de demandes, cela peut prendre plusieurs heures voires jours pour pouvoir récupereŕ la donnée. La donnée n'est pas non plus mise à jour quotidiennement, plutôt de façon hebdomadaire. La date est indiquée en bas à droite de la carte. Pour une zone de taille inférieure à 200 degrés carrés, le HOT Export fournira plus rapidement une donnée plus à jour.

Récupération sélective des données OSM

 

API

JOSM

À partir de l’éditeur JOSM, il est possible de téécharger les données OSM d'une zone ou ouvrir un fichier OSM et le sauvegarder ensuite au format GeoJSON. Ce format peut-être utilisé dans n'importe quel logiciel SIG de bureautique tel que QGIS. Pour cela il suffit de d'aller dans le menu Fichier > Sauvegarder sous puis dans la liste déroulante "Type de fichier", choisir "Fichiers GeoJSON (*geojson *json)".  À noter que la version JOSM du format GeoJSON ne reproduit pas tous les éléments dont notamment les polygones

XAPI avec JOSM

Présentation

XAPI est une interface de programmation (API) en lecture seule qui permet de récupérer des données OSM sur certains attributs recherchés. Pour plus d'informations sur le XAPI, consulter la page wiki OSM qui lui est dédiée : https://wiki.openstreetmap.org/wiki/FR:Xapi

Initialement les requêtes étaient effectuées directement à traves un navigateur internet et les données récupérées sous forme de fichier XML, mais les serveurs ont pour certains fermé et d'autres sont limités en termes d'objets ou de charge.

Il est désormais possible de récupérer facilement de la donnée OSM via XAPI depuis JOSM, grâce au greffon Mirrored_download (Télécharger depuis un Miroir OSM).

Avantages et limites

Les avantages sont les suivants :

  • récupération rapide d'une donnée thématique, à la toute dernière mise à jour, avec tous les attributs des objets

  • téléchargement depuis JOSM, sans compte à créer

  • la donnée OSM récupérée peut être enregistrée au format GeoJSON et ouverte dans n'importe quel logiciel SIG

 

Il y a cependant des limites :

  • les requêtes XAPI sont assez limitées, et il n'est pas possible de récupérer des données combinant des attributs avec des clés différentes ou plusieurs valeurs spécifiques

  • pour une utilisation en SIG, il faut passer par deux logiciels, alors que QuickOSM par exemple permet de récupérer la donnée et l'utiliser directement depuis QGIS

Récupération de la donnée OSM avec le greffon Mirrored_download

Il faut évidemment installer préalablement le greffon. L'interface du greffon est presque identique à celle de la fenêtre par défaut de téléchargement de données OSM.

XAPI_JOSM_fenetre.png

Délimitez une zone en rose avec la souris. Elle peut couvrir la taille d'un pays.

A la ligne "Requête XAPI", saisissez entre crochets l'attribut que vous voulez récupérer sur la zone. Par exemple : [amenity=school] pour récupérer les écoles ou [amenity=*] pour récupérer tous les objets avec la clé amenity. Si vous avez déjà utilisé des requêtes XAPI par le passé, elles sont enregistrées et sont visibles en cliquant sur la flèche de liste déroulante XAPI_JOSM_liste_deroulante.png.

Cliquez ensuite sur le bouton "Télécharger" et enregistrez la couche OSM au format GeoJSON dans votre arborescence de fichiers.

Overpass Turbo

http://overpass-turbo.eu/

OverpassTurbo_accueil.png

Présentation

Overpass (http://overpass-api.de/) est une interface de programmation (API) en lecture seule qui permet de récupérer des données OSM sur certains attributs recherchés. Overpass Turbo est un site web qui présente une interface utilisateur avec une carte OSM (par défaut la zone d'extension de la donnée récupérée) permettant d'exécuter des requêtes Overpass et récupérer la donnée sur la carte et l'exporter. Son interface n'est qu'en anglais. Une page du wiki OSM lui est consacrée : http://wiki.openstreetmap.org/wiki/FR:Overpass_turbo

Avantages et limites

Par rapport au XAPI, Overpass permet de faire des requêtes nettement plus élaborées (voir les exemples plus bas) et donc de récupérer la donnée. L'interface d'Overpass Turbo est aussi bien utile pour les développeurs qui pourront écrire leurs scripts de requêtes, que facile à utiliser pour les non-programmeurs grâce à un Wizard, ce qui n'est pas le cas par exemple pour la fenêtre de teléchargement Overpass API dans JOSM qui impose d'utiliser un script de requête.

Il est possible non seulement de récupérer la donnée OSM, mais également de rémployer ces scripts dans d'autres applications, comme par exemple uMap pour faire des couches dynamiques qui vont en temps réel se connecter sur la base OSM via l'API.

 

Les limites sont les suivantes :

  • L'extension maximale de la zone de téléchargement n'est pas faite pour des pays entiers

  • L'interface d'Overpass nécessite également une connexion internet de bonne qualité. Il peut ainsi être plus difficile de récupérer la donnée quà partir d'un point de télechargement dont le flux peut être géré par un programme de téléchargement capable de gérer les coupures et les reprises de teléchargement.

Fonctionnement d'Overpass Turbo

Utilisez la zone de recherche de noms de lieux ou dézoomez/zoomez pour afficher dans la carte la zone sur laquelle vous voulez appliquer la requête Overpass.

Pour la requête, il y a trois possibilités :

  1. Si vous avez sauvegardé des scripts, cliquez sur "Load" et choisissez le bon dans la liste, puis cliquez sur "Run"

  2. Ecrivez ou copiez/collez/modifiez votre script dans le panneau gauche, à l'aide des scripts de la section suivante, puis cliquez sur "Run"

  3. Cliquez sur le bouton Wizard et saisissez une requête simplifée comme les trois exemples fournis juste en dessous, puis cliquer sur "run and build query"

 

La requête va se lancer et une fois achevée, les données vont s'afficher sur la carte sous forme de cercles colorés.

OverpassTurbo_resultat_exemple.png

Vous pouvez ensuite récupérer les données sous différents formats en cliquant sur "Export" :

  • sous forme de fichiers GeoJSON, GPX, KML, OSM (raw data)

  • directement dans JOSM

  • sous forme de liens pour des services externes. Pour uMap, cliquez droit sur "raw data directly from Overpass API" puis sur "Copier le lien" dans le menu contextuel et retournez dans uMap pour coller le script à l'endroit indiqué dans le chapitre

Exemples de requêtes

 

type d'objet à extraire

<query type= ["node", "way", "relation"] >

 

Requête standard pour récupérer toutes les géométries partageant un même attribut

Exemple avec l'attribut amenity=school

 

(

// query part for: “amenity=school”

node["amenity"="school"]({{bbox}});

way["amenity"="school"]({{bbox}});

relation["amenity"="school"]({{bbox}});

);

// print results

out body;

(._;>;);

out skel qt;

 

Requête pour objets plus récents qu'une date donnée

<query type="xxx">

    <newer than="2014-02-14T00:00:00Z"/>

</query>

Découpage à l'aide d'un bbox

<query type="node ou way ou relation">

<bbox-query e="28.05633544921875" n="-11.274039904671213" s="-11.95469290365025" w="27.11151123046875"/>

</query>

 

Découpage à l'aide d'une relation polygone

Exemple, Guinée, relation 192778

3600000000

+ 192778

3600192778

<!-- Area query for Guinea, Place Names -->

<query type="node">

<area-query ref="3600192778"/>

...

</query>

 

Requête pour un usager particulier, on utilise aussi avec overpass-turbo

{{bbox}} ce qui découpe la partie visible a l'écran

<osm-script>

<!-- bbox -->

<query type="way">

<bbox-query {{bbox}} />

<user name="konabean"/>

</query>

<print mode="meta"/>

<recurse type="down" />

<print mode="meta"/>

</osm-script>

 

Immeubles de type way + requête récursive pour nodes

<osm-script>

<!-- building -->

<!-- bbox -->

<query type="way">

<bbox-query {{bbox}} />

<newer than="2014-08-2100:00:00Z"/>

<has-kv k="building" />

</query>

<print mode="meta"/>

<recurse type="down" />

<print mode="meta"/>

</osm-script>

 

Requêtes multiples

Elles emploient des balises <union> ... </union>

<osm-script>

<union>

<!-- Area query for Guinea, Place Names -->

<query type="node">

<area-query ref="3600192778"/>

<has-kv k="place" />

</query>

<!-- Area query for Liberia, Place Names -->

<query type="node">

<area-query ref="3600192780"/>

<has-kv k="place" />

</query>

<!-- Area query for Sierra Leone, Place Names -->

<query type="node">

<area-query ref="3600192777"/>

<has-kv k="place" />

</query>

</union>

<print mode="meta"/>

</osm-script>

 

Requête récursive à partir d'une relation boundary

Dans cet exemple, on ajoute chemins et nodes et on vérifie également si des relations sont imbriquées.

 

<osm-script>

<!-- boundary=administrative -->

<union>

<!-- Area query for Guinea -->

<query type="relation">

<area-query ref="3600192778"/>

<has-kv k="boundary" v="administrative" />

<has-kv k="admin_level" regv="2|4|6" />

</query>

<!-- Area query for Liberia -->

<query type="relation">

<area-query ref="3600192780"/>

<has-kv k="boundary" v="administrative" />

<has-kv k="admin_level" regv="2|4|6" />

</query>

<!-- Area query for Sierra Leone -->

<query type="relation">

<area-query ref="3600192777"/>

<has-kv k="boundary" v="administrative" />

<has-kv k="admin_level" regv="2|4|6" />

</query>

</union>

<!-- recursively search relation, ways and nodes -->

<recurse type="relation-relation" />

<print mode="meta"/>

<!-- recursively search ways and nodes -->

<recurse type="relation-way" />

<print mode="meta"/>

<!-- recursively search ways and nodes -->

<recurse type="way-node" />

<print mode="meta"/>

<!-- recursively search ways and nodes -->

<recurse type="relation-node" />

<print mode="meta"/>

</osm-script>



QuickOSM pour QGIS

Présentation

QuickOSM est une extension pour QGIS qui, à travers une fenêtre, permet de créer dans QGIS des couches thématiques OSM en allant récupérer la donnée via une requête Overpass. Une présentation en vidéo (muette) est disponible à cette adresse : http://vimeo.com/108737868.

Avantages et limites

QuickOSM permet de faire depuis l'interface de QGIS ce que fait Overpass Turbo, avec une interface en français, ce qui est avantageux pour ceux dont le but est d'utiliser la donnée OSM dans QGIS. Il peut aussi réutiliser de la donnée OSM brute récupérée depuis des services de téléchargement.

A contrario, comme QuickOSM ne fonctionne que depuis QGIS, qui est un logiciel de plus de 300 Mo, si le but est uniquement de récupérer la donnée OSM sans l'exploiter en SIG et a fortiori dans QGIS, il vaut mieux utiliser Overpass Turbo. Un défaut de l'extension est de réclamer une bonne connexion internet pour la requête Overpass et des ressources mémoires importantes pour la création de couches à partir de fichiers OSM bruts.

Fonctionnement

Si QuickOSM n'est pas encore installée, il faut se rendre dans le menu Extension > Installer/Gérer les extensions, puis choisir QuickOSM_greffon.png et l'installer.

Dans la barre d'outils des extensions apparait désormais le bouton QuickOSM_bouton.png. Cliquer dessus pour ouvrir la fenêtre suivante.

QuickOSM_fenetre.png

"Requête rapide" fournit une interface aux non-développeurs pour construire des requêtes simples en choisissant clé ou valeur dans des listes et une zone d'emprise.

"Requête" permet d'utiliser un script de requête overpass.

"Mes requêtes" liste les précédentes requêtes exécutées et permet de les reprendre.

"Fichier OSM" permet d'utiliser l'extension sans requête Overpass via internet, mais en utilisant un fichier .osm ou .pbf présent en local.

 

Pour plus d'information, se référer à la section de l'aide dans la fenêtre.

Osm2GIS

http://www.openstreetmap.re/osm2gis/

osm2gis_accueil.png

Présentation

Ce service web permet de récupérer des données OSM dans différents formats SIG. Son interface est en anglais, mais très simple : il suffit de zoomer sur la zone désirée puis de cliquer sur le bouton vert "Give me my data!". La fenêtre suivante apparait alors, pour renseigner une adresse email et choisir le format de fichiers et la projection.

osm2gis_data_export.png

Avantages et limites

Ce service a pour avantage de couvrir le monde entier, alors que le HOT Export couvre essentiellement les pays du Sud. Par contre, la zone de téléchargement est limitée à celle de la carte, à partir du zoom 11, soit une zone d'environ 25 x 15 km. Il n'est pas possible de faire plus d'un téléchargement par heure.




Récupérer d'autres sources de données libres

Il existe beaucoup de données "libres", mais il faut bien distinguer entre libre d'accès et libre de droit. Par exemple, la donnée Google est libre d'accès à tous, mais pas libre de droit : Google en est le propriétaire.

Natural Earth

http://www.naturalearthdata.com/ (site en anglais)

Natural_Earth.png

Natural Earth est un ensemble de données de domaine public disponible à trois échelles de référence : 1:10 000, 1:50 000 et 1:110 000, dans des formats vecteur et raster.

Natural Earth est le résultat de la contribution de nombreux volontaires et est soutenue par la NACIS (North American Cartographic Information Society, soit l'Association Nord-Américaine pour la Cartographie et l'Information).

Natural Earth est utile pour servir de fonds à des cartes à petite échelle réalisées avec des logiciels de cartographie et/ou SIG pour lesquelles leur moindre détail les rendront plus lisibles que, par exemple, la donnée OSM. En outre, elle propose des thématiques que l'on ne retrouve pas dans OSM.

Le site distinguent trois grands catégories de données :

  • les données vecteurs dites culturelles, qui regroupent pays, frontières des pays (admin 0), états et provinces (admin 1), lieux de peuplement, routes, voies ferrées, aéroports, ports, aires urbaines, parcs et zones protégées, fuseaux horaires, zones culturelles

  • les données vecteurs dites physiques, qui regroupent lignes de côtes, terres émergées, petites îles, massifs coralliens et atolls, océans, rivières, lacs et réservoirs, étiquettes, lacs salés et intermittents, banquises, glaciers, bathymétrie

  • des rasters avec des reliefs en ombrage qui représentent l'espace naturel des terres émergées (certains prenant en compte le climat), uniquement les océans, la bathymétrie ou seulement l'ombre du relief. L'un est en noir et blanc.

Pour plus d'information, consulter le site (seulement en anglais malheureusement) et lesconditions d'utilisation.

Earth Explorer

http://earthexplorer.usgs.gov/ (site en anglais)

 

EarthExplorer.png

 

L'USGS (United States Geological Survey, littéralement "études enquêtes géologiques des Etats-Unis") est l'agence scientifique du gouvernement des Etats-Unis qui étudie les espaces géographiques, leurs ressources naturelles et les menaces naturelles qui les menace, en particulier l'activité sismique et les volcans. Comme tous les publications du gouvernement américain, les données produites ou diffusées par l'UGS sont dans le domaine publique.

Beaucoup de données ne concernent que les territoires des Etats-Unis, mais certaines couvrent le monde entier ou certains espaces. C'est sur ce site que l'on trouve notamment :

  • les modèles numériques de terrain ASTER et SRTM et GTOPO sur le monde entier

  • l'ensemble des images LandSat depuis 1972 (satellite LandSat-1) jusqu'à nos jours (satellite LandSat-8)

  • des images à haute définition (1m) en noir et blanc du satellite OrbView-3 datant de septembre 2003 à mars 2007. La société GeoEye a fourni gracieusement 179 981 clichés de cette imagerie à l'USGS. Leur couverture est inégale à l'échelle mondiale, assez pauvre en Afrique au sud de l'Equateur

 

Il n'est pas nécessaire de se créer un compte (gratuit et ouvert à tous) et se connecter pour rechercher les données, mais cela est requis pour les télécharger. Si vous désirez télécharger, commencez déjà par vous créer un compte (cliquez sur "Register" en haut à droite) ou vous connecter (cliquez sur "Login).

Il suffit ensuite de se déplacer et zoomer dans la carte web (le fonds d'imagerie est celui de Google et ne peut évidemment pas être téléchargé) jusqu'à la zone d'intérêt. Cliquer ensuite sur le bouton "Use Map" pour la prendre en compte par le site web.

Cliquez sur l'onglet "Data Sets"(en haut à gauche) et cochez les cases du ou des jeux de données qui vous intéressent. Il est possible de cliquer sur les icônees "i" pour accéder à des informations sur ces jeux de données.

Revenez sur l'onglet "Search Criteria" puis cliquez en bas à gauche sur le bouton "Results". Les jeux de données intersectant la zone vont être sélectionnés. Cliquez sur l'icône en forme de trace de pied pour voir leur emprise sur la carte. Vous pouvez télécharger ceux que vous souhaitez.

COD/FOD

https://www.humanitarianresponse.info/applications/data (site en anglais)

 

COD-FOD.png

Ce portail de données a été créé et est maintenu par le BCAH (Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires, en anglais OCHA - Office de Coordination des Affaires Humanitaires), l'agence onusienne chargée de coordonner la réponse humanitaire sur les territoires en crise, la politique de développement et le plaidoyer humanitaire. Son interface a été rénovée et est très facile d'utilisation, même si seulement en anglais en 2014.

COD signifie Common Operational Datasets (littéralement jeux de donnés opérationnels communs) et FOD Fundamental Operational Datasets (littéralement jeux de donnés opérationnels fondamentaux). Ils ne couvrent pas le monde entier, mais au moins tous les pays dans lesquels le BCAH (OCHA) est présent.

Les COD regroupent les jeux de données d'intérêt commun à tous les acteurs de l'humanitaire et du développement : limites administratives, lieux de peuplement, réseau de transports, hydrologie, relief, statistiques de population et profils humanitaires (une sorte de résumé de la situation humanitaire d'un territoire).

Les FOD couvrent tout le reste, c'est-à-dire des jeux de données thématiques pour lesquels l'intérêt est différent selon les acteurs de l'humanitaire et du développement : hôpitaux, écoles, points d'eau, incidents de sécurité, zones d'inondation, etc.).

 

Chaque jeu de donnés possède un "gardien" (le plus souvent le BCAH - OCHA) qui rend la donnée accessible sur la plate-forme, un "sponsor" qui a permis de l'identifier (voire l'a aussi analysée, regroupée et nettoyée) et une "source" qui l'a originellement créée (et en détient le copyright et peut en restreindre l'usage).

 

Les COD/FOD ont été créés dans le but de représenter le standard pour la communauté humanitaire, le meilleur jeu de donnés disponible pour une thématique donnée sur un territoire donné. Lorsqu'une crise survient, plutôt que les différents acteurs perdent chacun du temps à trouver le bon jeu de données ou inondent de demandes le bureau local du BCAH (OCHA), tous peuvent venir télécharger la donnée sur la plate-forme ou trouver l'information pour l'obtenir. Meilleur jeu de données disponible ne veut pas dire pour autant meilleur jeu dans l'absolu : certaines données ne sont malheureusement pas partagées et parfois jalousement gardées par les organisations qui les détiennent.

 

De plus, si la grande majorité des jeux de données sont téléchargeables, tous les jeux de données ne sont pas libres d'accès. Certains dépendent d''organisations qui ne diffusent l'information qu'après une requête officielle auprès de leurs services dont les coordonnées sont fournies. C'est le cas par exemple en 2014 pour les limites des districts du Malawi.

 

Qu'une donnée soit libre d'accès et téléchargeable ne signifie pas pour autant, là encore, qu'elle soit dans le domaine public. La plupart des jeux de données qui émanent d'organisations humanitaires sont parfois open data, mais limité à un usage non commercial, ce qui rend impossible leur intégration dans OSM.

 

Un autre problème de licence est inhérent à la nature et aux pratiques humanitaires, dans lesquelles la nécessité de répondre à l'urgence l'emporte parfois sur l'enjeu de cŕeer des jeux de données réutilisables sur le long terme. Ainsi, certains jeux de données, constitués par compilation de plusieurs jeux dont la source est parfois inconnue ou finit par être oubliée, posent un autre problème : cette incertitude sur leur source, et par conséquent sur la ou les licences qui les régissent, rend leur usage impossible en dehors de l'action humanitaire. C'est le cas par exemple du jeu de donnée des lieux de peuplement en République centrafricaine. Dans ce cas, l'usage dans OSM est également impossible. L'utilisation fréquente des fonds d'imagerie Google par certains acteurs ou personnels constitue également un frein aux réutilisations dans le projet OpenStreetMap et autres projets ancrés dans l'Opendata.

Portail GEOSS

http://www.geoportal.org (site en anglais)

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Le Group on Earth Observations met en place un "système des systèmes" d'observation de la Terre appelé GEOSS. Issu d'un partenariat entre plus de 90 gouvernements et 77 organisations internationales, permet de chercher et de récupérer de manière libre et ouverte des données vectorielles et reaster hébergées sur différentes IDS ou bases de données, et issues d'instruments de mesures d'observations de la Terre (stations météorologiques, sismiques, GPS, etc.) couvrant plusieurs thématiques : agriculture, biodiversité, climat, désastres, écosystèmes, énergie, santé, eau et changements climatiques. Le but est de pouvoir renforcer les connaissances et les capacités d'analyse de la communauté internationale pour la prévention et la gestion des crises (gestion des ressources en eau, amélioration de l'observation des conditions climatiques, prévention de l'apparition d'épidémies) ainsi que le développement en général (par exemple, amélioration de l'agriculture ou la pisciculture) et durable en particulier (cartographie des écostystèmes, protection de la biodiversité, promotion de l'énergie solaire, etc.).





Pour l'avoir testé, ce n'est pas très intuitif, et j'ai été un peu perdu au départ. Il faut donc :

Choisir le thème et le pays dans les listes bleues en haut à gauche puis cliquer sur Search.

Apparaît en bas la liste des jeux de données sous les mentions All Monitoring and InformationsSystems. Click to read more... permet d'accéder aux métadonnées. Pour la donnée elle-même il faut cliquer sur l'icone bleue en forme de base de données. Normalement (cela bugue parfois) Please Wait apparaît puis la page est mise à jour et les mentions deviennent All Datasets et l'icone bleue contient désormais non plus une base de données mais un flèche pointée vers le bas pour télécharger.

 

WorldPop

http://www.worldpop.org.uk/ (site en anglais, qui propose un bouton pour une traduction automatique, mais via le service Google Translate).

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Le projet WorldPop a débuté en octobre 2013 et regroupe les projets AfriPop, AmeriPop et AsiaPop préexistants. Il poursuit cette initiative qui vise à fournir une donnée sur les populations qui se veut la plus précise possible pour une réutilisation dans les domaines du développement et de la santé. Les différentes composantes du projet sont financées par diverses organisations dont la fondation Gates et font l'objet de partenariats avec plusieurs universités.

Les données de WorldPop offrent l'avantage d'être non seulement ouvertes, mais fournir des métadonnées détaillées et de documenter précisément les méthodologies qui ont été élaborées par les principaux chercheurs qui participent au projet. Les données résultantes couvrent plusieurs thématiques : population (nombres d'individus), naissances, grossesses, changement urbain, pauvreté, structures des âges et des estimations de population par continent pour différentes années (2000, 2005, 2010, 2015). C'est un travail en cours, de sorte que l'ensemble des pays du globe n'est pas encore accessible, selon les thématiques.

D'un point de vue technique, les données sont portées sur des fichiers raster au format geotiff dont le pixel fait 0,00833333 degrés décimaux de côté soit environ 100m, qui porte l'information propre à la thématique considérés. Par exemple, les données de la thématique population sont des estimations pour 2010 du nombre de personnes par pixel, via des recensement nationaux ajustées avec des estimations de population de l'ONU (plus spécifiquement le PAM - Programme Alimentaire Mondial). Compte tenu du format raster et de la taille de chaque cellule, les fichiers WorldPop ont évidemment tendance à être lourds et peuvent prendre du temps à être téléchargés.

Humanitarian Exchange Language (HDX)

https://data.hdx.rwlabs.org/ (site en anglais sans option de traduction).

Le Humanitarian Data Exchange (HDX) est une plateforme ouverte (cf. infra la page d’accueil du dépôt de données HDX) pour le partage actif de données humanitaires que ce projet cherche ainsi à rendre plus faciles à trouver et à réutiliser notamment à des fins d’analyse et de génération de produits d’aide à la décision.

 

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Le HDX est conçu et bâti autour de trois composants (cf schéma infra) :

  • Le dépôt HDX (fonctionnel) : un catalogue interrogeable de bases de données (propriété ou non d’organisations et ayant fait ou non l’objet de traitements en termes de qualité de données) auquel sont associées des procédures permettant à des organisations humanitaires de mettre à disposition leurs données selon des licences ouvertes ou restreintes en fonction de la nature des données.

  • En cours de développement, des capacités d’analyse de données : une suite intégrée d’outils permettant la visualisation et la comparaison de jeux de données.

  • En cours de développement, des standards pour simplifier le partage de données humanitaires à travers l’usage d’un langage d’échange humanitaire commun co-construit par consensus.

 

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Dans l’état actuel de son développement la plateforme HDX offre les fonctionalités suivantes :

  • Possibilité pour les organisations humanitaires de disposer d’un compte sur la plateforme et d’y partager ainsi efficacement et simplement des données dans un environnement sécurisé

  • Hébergement d’une part de données brutes d’organisation membres du HDX et d’autre part de données de ces organisations qui auront subi des traitements leur permettant d’être analysables et visualisables dans les outils de la plateforme ainsi que d’être consommables via une interface de programmation informatique (API)

  • Recherche avancée de jeux de données hébergées sur la plateforme selon des logiques géographiques, thématiques ou d’organisation.

  • Accès à des données organisées selon des pages pays ou des pages de crises humanitaires (cf. infra la page HDX relative à la crise Ebola) combinant visualisations de données et accès aux données brutes.

 

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Le projet HDX occupe une place singulière parmi les plateformes humanitaires de partage de données existantes :

Il s’appuie sur une communauté d’organisations ayant fait le choix volontariste de partager leurs données contrairement à d’autres plateformes (notamment le COD/FOD d’OCHA) qui allouent des ressources internes pour s’assurer de la pertinence et de la mise à jour des données qu’elles mettent en partage. Il est important de noter la forte adhésion des acteurs de la communauté humanitaire au projet HDX en un arc de temps très court (86 organisations enregistrées sur la plateforme à ce jour), parmi lesquelles, on compte les plus importants acteurs du champ.

Le champ des données mises en partage sur le HDX est très large et présente l’avantage de mettre à disposition différents jeux de données pour un même thème, assurant aux utilisateurs finaux l’accès en un seul site aux meilleures ressources connues et partagées pour des travaux qui peuvent être ainsi conduit sur un territoire aux différentes échelles.

Au niveau de la gestion des métadonnées, la plateforme HDX permet de pouvoir assigner également aux données une licence d’utilisation claire parmi les options en vigueur ce qui était aussi/souvent une information manquante sur les autres plateformes.

Les fonctionnalités avancées de la plateforme, au-delà du simple dépôt (instance ckan, visualisation et partage de données via interface de programmation informatique - API) couplées aux standards HDX émergents (concrètement des tags à attribuer à des feuilles de calcul), permettront à chaque utilisateur de pouvoir extraire de l’information stockée sur le dépôt HDX, la transformer selon les schémas d’organisation de données qui lui sont propres, et, enfin de la charger dans sa solution géomatique ou son portail d’information.

Signe d’une centralité en cours de construction rapide dans le champ de l’action humanitaire (intéressant aussi les acteurs du développement), c’est le HDX qui a été choisi comme plateforme d’échange de données pour la réponse à Ebola (crise humanitaire majeure de niveau 3 commune à au moins 3 pays - Guinée, Libéria et Sierra Léone) par le Bureau de Coordination à l’Action Humanitaire (BCAH/OCHA) sur la base du consensus émergent de l’ensemble des acteurs géomatiques (classiques et 2.0) impliqués dans cette réponse. Signe de la robustesse du Dépôt HDX, la solution technique actuellement déployée par ce projet, ce choix n’a depuis lors pas été remis en cause, la plateforme donnant satisfaction aux acteurs de cette crise pourtant exigeante du point de vue du dynamisme et des volumes liés à la création de données dans un contexte multi-acteurs. Le projet HDX s’impose donc comme une des ressources géomatiques de référence à consulter pour toute nouvelle crise majeure.


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