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07 Prise en mains du logiciel de Systèmes d'Informations Géographiques QGIS

 

Prise en mains du logiciel de Systèmes d'Informations Géographiques QGIS

Projet Espace OpenStreetMap Francophone

v1.01, 03/10/2015

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Publié sous licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 Unported License

Paternité (BY) - Partage des Conditions Initiales à l'Identique (SA)

http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/

 

Certains matériaux de ce chapitre sont issus du Tutoriel QGIS de l'UMR 5185 ADESS, GRANIT, www.ades.cnrs.fr sous licence CC-BY, accessible à cette adresse : www.ades.cnrs.fr/tutoqgis/index.php

D'autres matériaux sont repris du tutoriel de l'Ecole Nationale des Sciences Géographiques sous licence ouverte ETALAB, accessible à cette adresse :

http://fad.ensg.eu/moodle/

Ce chapitre est dédié à ceux qui n'ont jusqu'à présent aucune connaissance de QGIS et des logiciels SIG, ou qui veulent connaître ou revoir un aspect particulier du logiciel.

Il présente d'abord le projet autour du logiciel QGIS et son historique, son interface et ses principales composantes, en particulier celles qu'il est nécessaire de maitriser pour comprendre et réaliser les étapes présentées dans les chapitres suivants. Volontairement, il n'aborde pas certains aspects de QGIS qui font l'objet de développements spécifiques dans les chapitres qui suivent, qu'il s'agisse de l'élaboration de styles de couches vectorielles complexes, de mises en page de cartes à imprimer ou d'analyse spatiale. Certaines section de ce chapitre se terminent par une section intitulée "Pour aller plus loin", qui offre un aperçu des compléments que l'on peut trouver, des ressources externes pour approfondir la thématique de la section. Il arrive cependant que les autres ressources existantes n'abordent pas, peu ou pas plus la thématique en question, ce qui est également une bonne chose à savoir pour ne pas perdre de temps à rechercher une information qui n'existe pas.

Au lecteur débutant ou disposant d'une connexion internet limitée est proposé un kit comprenant le jeu de données utilisé pour les besoins du chapitre, ce qui lui permet de reproduire les mêmes résultats que dans les reproductions insérées dans le chapitre.

Ce chapitre comprend à la fois :

  • des éléments d'introduction et d'explication de la fonction ou du processus détaillé par la suite

  • une présentation de l'interface du logiciel

  • la suite des étapes nécessaires pour accomplir une tâche précise, réplicables dans tout projet, identifiées par le style ci-dessous

| Action à réaliser

  • des ressources vers d'autres documents pour aller plus loin, identifiées par le signe

Présentation et historique de QGIS

QGIS est un logiciel SIG (Système d'Informations Géographiques) multiplateforme (Linux, Windows, Mac OS), gratuit et libre (open-source) publié sous la licence publique générale (GPL) GNU. Son développement a débuté en mai 2002.

Il fait partie des projets officiels de la Fondation Open Source Geospatial (OSGeo) et prenait aussi pour nom Quantum GIS jusqu'à la version 1.9.

Il intègre la bibliothèque GDAL (Geospatial Data Abstraction Library), une bibliothèque logicielle libre capable de lire et de traiter un très grand nombre de format d'images géographiques, aussi bien de nombreux formats propriétaires des systèmes commerciaux que ceux issus des normes de l'Open Geospatial Consortium, afin d'assurer la compatibilité entre systèmes libres et propriétaires. QGIS est ainsi capable de prendre en charge de nombreux formats de données vectorielles (PostgreSQL-PostGIS, Shapefiles, GPX, GeoJSon, SQLite, KML, MapInfo, Autocad DXF, Geodatabase personnelles ESRI, Oracle Spatial, etc.) et raster ou matricielles (GeoTIFF, Jpeg, Erdas, ENVI, MBTiles, etc.). D'autres bibliothèques de traitements telles que Sextante sont également intégrées dans QGIS.

Ecrit en langage C++, il utilise la bibliothèque graphique Qt4 et intègre depuis sa version 0.9 un vrai moteur de scripts fondé sur python appelé pyQt, qui fait le lien avec Qt4 et permet de créer plus facilement des extensions simples ou de vraies applications, qui peuvent être partagées pour être téléchargées et utilisées depuis l'interface de QGIS, de la même manière que les greffons de JOSM.

QGIS est également l'une des interfaces graphiques de GRASS SIG, un puissant logiciel SIG conçu à partir de 1982 et developpé en continu jusqu'a présent, capable de traitement d'image et en analyse matricielle (concept d'algèbre de carte) avec des fonctionnalités vectorielles topologiques 2D et 3D.

Outre sa gratiuité et son code source ouvert, QGIS possède des avantages comparatifs indéniables face à d'autres logiciels SIG, même propriétaires de par sa capacité à intégrer de nombreux formats de données open source et propriétaires, qui le distingue de nombreux logiciels propriétaires, notamment ESRI ArcGIS, nativement très peu orienté bases de données open source au profit des géodatabases ESRI. Il dispose aussi, depuis sa version 1.6, d'un serveur de données cartographiques intégré baptisé QGIS-server dont l'avantage, par rapport à des serveurs open source comme Map Server ou Geoserver, est de récupérer les propriétés des cartes constituées dans QGIS. Cette brique logicielle existe dans certains logiciels propriétaires comme ceux d'ESRI (ArcGIS server), mais implique un achat d'une brique logicielle supplémentaire onéreuse.

Cependant, la composition de cartes destinées à être imprimées reste un domaine où QGIS, malgré une amélioration significative depuis sa version 2, reste encore en retrait par rapport à ArcGIS qui dispose de plus de possibilités de paramétrages fins.        

Installer QGIS

Si cela n'est pas encore fait, nous allons installer QGIS sur l'ordinateur.

Le fichier d'installation pour Windows est un fichier de plus de 300 Mo. Si vous ne disposez pas de fichier d'installation, vous devez vous rendre sur ce site pour le télécharger :

https://www.qgis.org/fr

Les instructions officielles pour installer le logiciel peuvent se trouver à cette adresse :

https://www.qgis.org/fr/site/forusers/alldownloads.html

Pour Windows, il suffit de lancer le fichier .exe et d'accepter les paramétrages par défaut. L'opération prend plusieurs minutes, le logiciel étant constitué d'un grand nombre de fichiers.

Pour Ubuntu, dans la mesure où les dépôts de logiciels tels que la bibliothèque Ubuntu proposent souvent des versions plus anciennes de QGIS, il est conseillé de suivre la procédure qui consiste à éditer le fichier des sources de logiciels d'Ubuntu pour y ajouter celles de QGIS adaptée à la version d'Ubuntu de l'ordinateur et lancer la procédure de mise à jour. Les étapes suivantes sont réalisées sous la version 14.04.

| Ouvrir une fenêtre terminal via l'interface ou le raccourci clavier CTRL + ALT +T

| Saisir ou copier/coller puis lancer la commande suivante (en appuyant sur la touche Entrée) qui vise à ouvrir le fichier sources.lists dans l'éditeur gedit en mode admin :

sudo gedit /etc/apt/sources.list

Le fichier sources.list se présente ainsi :

   

| Descendre en bas du fichier et saisir ou copier/coller les deux lignes suivantes :

deb     http://qgis.org/debian trusty main

deb-src http://qgis.org/debian trusty main

| Enregistrer le fichier et le fermer

| Fermer la fenêtre terminal

| Ouvrir le gestionnaire de mises à jour

Le gestionnaire de mises à jour devrait automatiquement détecter la source QGIS et proposer d'installer la dernière mise à jour du logiciel.

| Accepter et lancer les mises à jour

Au terme du processus, QGIS devrait être installé et peut alors être lancé.

Récupérer des données vectorielles et comprendre leur structure

Récupérer des données vectorielles sur son ordinateur

Nous allons récupérer sur l'ordinateur un jeu de données vectorielles qui va être utilisé dans ce chapitre. Ce jeu de données accompagne normalement ce chapitre sous forme d'un fichier d'archives QGIS_Prise_en_mains_donnees.zip. L'option 1 explique comment le mettre en place sur l'ordinateur. Cependant, si vous ne possédez pas le jeu de données ou si vous voulez le constituer vous-même, les instructions de l'option 2 expliquent comment récupérer ces données sur Internet sur le site web Natural Earth et le site COD/FOD de l'Office de Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) de l'ONU.

 

| Créer un dossier EXPLORATION directement sur la racine du disque dur de l'ordinateur utilisé pour conserver les données. Sous Windows, il s'agit souvent de D: ou E: (ou C: s'il n'y a qu'un seul disque non partitionné)    

 

Option 1 : Utiliser le fichier d'archive fourni avec le chapitre

| Coller le fichier d'archives QGIS_Prise_en_mains_donnees.zip dans le dossier EXPLORATION

Sautex la section suivante intitulée "option 2" et rendez-vous directement à la section "Décompresser les archives zip".

Option 2 : Récupérer les données vectorielles sur internet

| Se rendre d'abord à l'adresse suivante avec son navigateur internet :

http://www.naturalearthdata.com/downloads/

| Cliquer sur le bouton "Cultural" en dessous de "Small scale data, 1:110m"

| Cliquer sur le premier bouton vert,

 

Si votre navigateur est configuré pour télécharger automatiquement dans un dossier précis :

| Déplacer le fichier 110m_cultural.zip dans le dossier EXPLORATION

 

Si votre navigateur est configuré pour demander où localiser le fichier à télécharger :

| Indiquer le dossier EXPLORATION comme emplacement du fichier à télécharger et lancer le teléchargement

| Avec l'explorateur de fichiers de l'ordinateur, se rendre dans le dossier EXPLORATION

 

| Refaire le même processus en cliquant cette fois sur "Physical" en dessous de "Small scale data, 1:110m", puis

 

| Se rendre surhttp://www.humanitarianresponse.info/fr/applications/data

| Sélectionner FR tout en haut à droite de la page puis commencer à saisir le nom du pays dans la zone de filtre

Nous allons récupérer les couches suivantes :

  • admbdn1 (manière de définir universellement le premier niveau de limites administratives des pays du monde)

  • admbdn2 (deuxième niveau de limites administratives)

  • éducation (écoles)

| Localiser les couches recherchées dans la liste du site, qui comporte plusieurs pages

| Cliquer sur l'archive ZIP contenant la couche de données géographique pour ouvrir la fenêtre de téléchargement

On voit que ces couches sont proposées sous forme de "Surface", c'est-à-dire que chaque zone administrative sera représentée sous la forme d'un polygone.

| Enregistrer ou déplacer l'archive dans le dossier EXPLORATION

| Répéter l'opération pour les autres couches recherchées

La couche des écoles est de type ponctuel où chaque objet (ici chaque école) sera représenté sous la forme d'un point.

La couche des routes est de type linéaire où chaque objet (ici chaque tronçon de route) sera représenté sous la forme d'une ligne.

 

Décompresser les archives zip

| Extraire le ou les fichiers .zip dans le dossier EXPLORATION

La plupart des systèmes d'exploitation sont capables de le faire par un simple clic-droit> Extraire ici. Sinon, il est possible d'utiliser le logiciel open source léger 7zip pour y parvenir.

Il devrait y avoir désormais dans le dossier EXPLORATION les sous-dossiers suivants :

  • 110m_cultural

  • 110m_physical

  • caf_admbnd1_200k_sigcaf

  • caf_admbnd2_200k_sigcaf

  • CAR_140315_schools_ver1

  • CAR_DATA_140731_Roads

Comprendre la structure des shapefiles, un standard de données géographiques vectorielles

| Se rendre dans le dossier EXPLORATION/110m_cultural

Il comprend de nombreux fichiers, dont certains possèdent le même nom, mais des extensions (code à trois lettres après le point à la fin du nom des fichiers) différentes.

Pour les ordinateurs sous Windows avec les paramètres par défaut, les extensions n'apparaissent pas, mais la colonne Type montre des types de fichiers différents.

Le format shapefile a été créé par la société ESRI, auteure notamment du logiciel ArcGIS. Ce format est aujourd'hui l'un des standards du SIG et est couramment utilisé par les logiciels libres de SIG. Un shapefile est en fait composé de plusieurs fichiers, dont 3 sont obligatoires :

  • SHP (raccourci de shape) qui contient les informations spatiales

  • DBF (acronyme de DataBase File) qui contient les informations attributaires

  • SHX qui est un fichier d'index qui fait le lien entre les informations spatiales et les informations attributaires

 

Un quatrième fichier n'est pas indispensable, mais néanmoins très utile :

  • PRJ (raccourci de projection) qui contient le code du système de coordonnées et éventuellement de la projection

Pour que le shapefile s'ouvre correctement, tous ces fichiers doivent avoir exactement le même nom. Seule l'extension (les trois lettres suivant le point) diffère. QGIS permet d'ouvrir, d'afficher, de modifier (édiuter) les fichiers shapefiles.

Comprendre l'interface de QGIS

| Lancer QGIS Desktop

L'interface se présente ainsi :

On peut distinguer 6 zones dans QGIS :

  1. Menus

  2. Barres d'outils. On y trouve la même chose que dans les menus, mais sous forme d'icônes. Pour savoir ce que fait un outil, passer la souris au-dessus fait apparaître une infobulle. Pour rajouter ou enlever des barres d'outils, il suffit de faire :

| Clic-droit n'importe où dans la zone des barres d'outil sauf sur un outil désactivé, et de cocher ou décocher au besoin les barres d'outils.

  1. Fenêtre de contrôle des couches. Si plusieurs couches sont présentes, il est possible d'en modifier l'ordre d'affichage. Pour faire apparaître ou disparaître cette zone :

| Menu Vue> Panneaux> Couches

  1. Panneaux supplémentaires, par exemple le panneau Parcourir. Pour ajouter des panneaux :

| Menu Vue> Panneaux

  1. Zone de visualisation cartographique dans laquelle les données géographiques apparaissent, affichées selon le Système de Coordonnées de Références (SCR) choisi. On peut zoomer ou se déplacer dans cette zone.

  2. Barre d'état. On y trouve les coordonnées du point où se trouve la souris, l'échelle de la zone de visualisation, le choix du SCR, etc.

Charger et visualiser des couches vectorielles dans QGIS dans différents SCR

Nous allons tout d'abord charger dans QGIS une couche vectorielle des pays du monde, puis modifier de Systèmes de Coordonnées de Références (SCR) pour bien appréhender leur gestion dans QGIS et les conséquences sur la représentation des données.

Ajouter une couche vectorielle

| Pour ajouter une couche vectorielle, trois solutions au choix :                    

  • Menu Couche> Ajouter une couche vecteur...

  • Cliquer sur l'icône Ajouter une couche vecteur

  • Utiliser le raccourci clavier ctrl + majuscule + v

| Cliquer sur le bouton "Parcourir"

           

| Se rendre dans le dossier EXPLORATION/110m_cultural, mettre 1 le type de fichier sur ESRI Shapefiles et 2 sélectionner le fichier ne_110m_admin_0_countries.shp qui correspond aux frontières nationales (admin0) des pays du monde

| 3 Cliquer sur le bouton "Ouvrir"

| De retour à la fenêtre d'ajout de couche vectorielle, cliquer sur le bouton "Ouvrir"

Le nom de la couche apparaît désormais dans le panneau de liste des couches et les objets géographiques dans la zone de visualisation. La couleur est choisie aléatoirement par le logiciel.

Gérer les Systèmes de Coordonnées de Références (SCR) dans QGIS

Lorsque la souris se trouve dans la zone de visualisation, les coordonnées de sa position sont indiquées dans la barre d'état et changent au moindre déplacement. Les valeurs indiquées dans notre exemple sont des degrés décimaux, car il s'agit de l'unité du SCR non projeté EPSG:4326, qui est indiqué en bas à droite dans la barre d'état. QGIS l'a choisi car c'est le SCR de la couche ne_110m_admin_0_countries.

On remarque que les hautes latitudes sont très deformées aux deux hémisphères.

Nous allons changer le SCR de la couche pour voir le changement sur la géométrie et les coordonnées.

| Cliquer sur tout en bas à droite de l'interface de QGIS

| Cocher la case

Il est maintenant possible de choisir n'importe quel SCR existant. Au départ, la zone "Systèmes de Coordonnées de Reférences récents" est encore vide.

Nous allons changer le SCR pour EPSG:3857, c'est-à-dire la projection Pseudo Mercator d'OSM.

| Saisir 3857 dans la zone de filtre, sélectionner "WGS 84 / Pseudo Mercator" et cliquer sur     OK   

La zone de visualisation a changé et les hautes latitudes sont désormais très exagérées, ce qui montre que la projection transforme la représentation des objets. Certains objets sont également totalement déformés. Les coordonnées sont maintenant des entiers à 7 chiffres, qui correspondent à des coordonnées projetées dont l'unité est le mètre.

Pour rappel, il n'y a pas de projection meilleure qu'une autre dans l'absolu, tout dépend du but recherché (par exemple des coordonnées en degrés décimaux ou au contraire en mètres), la zone de travail (par rapport à la latitude notamment), et des contraintes spécifiques (travailler dans le SCR officiel du pays sur lequel on travaille, calculer des surfaces, etc.). l'ideal étant cependant d'adopter une projection qui déforme le moins possible les objets géographiques, au moins dans votre zone d'étude. Le ou les SCR réglementairement en usage dans la région d'étude et celui dans lequel sont representées nativement les jeux de données à votre disposition sont aussi des éléments a prendre en considération.

 

Nous allons changer le SCR pour une autre projection, cette fois azimutale, pour voir une déformation encore plus radicale de la géométrie des objets.

| Saisir Pole dans la zone de filtre, sélectionner tout en haut des propositions "North Pole Azimuthal Equidistant" et cliquer sur OK

| Zoomer un peu en avant dans le centre de la carte avec la molette de la souris

On voit que le pôle Nord est devenu le centre du monde et plus ils en sont éloignés, plus les autres pays sont déformés, en particulier l'Antarctique qui prend une forme circulaire démesurée.

Nous allons revenir au SCR initial simplement en désactivant la projection à la volée.

| Cliquer sur et désactiver la projection à la volée.

| Si la zone de visualisation semble vide, cliquer sur

Zoomer et se déplacer dans la zone de visualisation

Les différentes possibilités sont rassemblées dans la barre d'outils suivante :

Il est également possible aussi de zoomer et dézoomer en utilisant la molette de la souris, ainsi que le pavé de la souris.

| Tester les différents boutons de zoom et de déplacement. Passer la souris dessus permet d'afficher une infobulle qui décrit leur action.

Organiser la fenêtre de contrôle des couches

Nous allons charger de nouvelles couches, et voir comment elles s'affichent, se superposent, peuvent être regroupées ou supprimées.

| Du dossier EXPLORATION/110m_cultural, charger la couche suivante :

  • ne_110m_populated_places

| Du dossier EXPLORATION/110m_physical, charger les couches suivantes :

  • ne_110m_rivers_lake_centerlines

  • ne_110m_lakes

Elles correspondent respectivement aux villes principales, aux principaux fleuves et lacs du monde.

L'interface de QGIS devrait ressembler à ceci, en dehors des couleurs qui sont aléatoires :

Afficher/désafficher

Les cases à cocher sur la gauche permettent d'afficher et désafficher les couches :

  • signifie que la couche est affichée dans la zone de visualisation cartographique

  • signifie que la couche est désaffichée dans la zone de visualisation cartographique

Distinguer les différents types de géométrie des couches

Un symbole différent distingue les couches selon leur géométrie :

pour les couches de points

pour les couches de polylignes

pour les couches de polygones

Activer une couche

Si l'on clique une fois sur le nom d'une couche, elle devient surlignée. Cela signifie qu'elle est la couche active. Il ne peut y en avoir qu'une. Certains outils ne fonctionnent qu'avec la couche active.

Dans l'exemple qui suit, la première est la couche active. Elle est affichée, tout comme la troisième et la quatrième couche, tandis que la deuxième est désaffichée, bien que chargée dans le projet QGIS.

Changer l'ordre de superposition des couches

On remarque que les couches se superposent les unes par rapport aux autres, dans l'ordre dans lequel elles sont listées dans le panneau de gauche. Celles en haut de liste se superposent sur celles plus bas dans la liste, comme s'il s'agissait d'une pile de calques.

De fait, il peut être nécessaire de modifier cet ordre dans le panneau pour que les couches se superposent dans l'ordre qui paraît le plus pertinent. En règle générale, et pour une meilleure visibilité les objets points sont au-dessus des objets lignes, eux-mêmes au-dessus des objets polygones.

Pour changer l'ordre de superposition des couches, il suffit de :

| Cliquer (clic gauche) sur le nom de la couche en maintenant le bouton enfoncé, et déplacer le pointeur de la souris pour la placer la couche à l'emplacement désiré. Une barre horizontale montre quel sera le nouvel emplacement de la couche lorsque le bouton de la souris sera relâché.

Exemple

Déplacer la couche ne_110m_populated_places en-dessous de ne_110m_admin_0_countries. On voit alors que les points des capitales sont en grande partie cachés par les pays.

Mettre au contraire la couche ne_110m_populated_places au-dessus de ne_110m_admin_0_countries. Cette fois les capitales sont bien visibles.

Créer des groupes de couches

Par défaut, les couches ajoutées dans QGIS sont distinctes les unes des autres. Il est possible de créer des groupes thématiques pour les associer et gérer des propriétés communes telles que leur affichage, leur SCR, leur emprise spatiale.

Nous allons créer un groupe, y placer toutes les couches administratives puis renommer ce groupe.

| Faire un clic droit dans une zone vide du panneau de la liste des couches et cliquer sur "Ajouter un groupe"

Apparaît en bas

| Cliquer sur le nom d'une des couches administratives en maintenant le bouton enfoncé, et déplacer le pointeur de la souris pour la placer la couche sur le nom du groupe. Un encadrement apparait

| Relâcher le bouton de la souris pour que la couche soit désormais placée dans le groupe, en atteste le décalage de sa coche à cocher

Il est possible de déplacer plusieurs couches en même temps. Nous allons déplacer ne_110m_lakes et ne_110m_rivers_lake_centerlines en une seule fois dans group1.

| Laisser appuyer sur la touche Control (Ctrl) du clavier et cliquer sur les couches restantes a déplacer pour les sélectionner

| Déplacer les couches de la même manière que précédemment pour les placer dans group1

Si l'on déplace le groupe, les couches qui sont à l'intérieur se déplacent aussi.

Nous allons désormais nommer notre groupe "Hydrographie" et renommer les couches en anglais avec la traduction en francais.

| Faire un clic droit sur le groupe et cliquer sur

| Renommer aussi chaque couche à l'intérieur du groupe

Sauvegarder une nouvelle couche en la nommant efficacement

La sauvegarde permet de créer une nouvelle couche à partir d'une couche existante dans le but de :

  • en faire une copie de sauvegarde

  • changer son SCR

  • ne conserver qu'une partie de ses objets

 

Sauvegarder une couche implique de lui donner un nom, et savoir nommer efficacement des couches est un aspect essentiel en SIG. Voici quelques règles de nommage à prendre systématiquement en compte, afin que le nom fournisse des informations essentielles sur la donnée (c'est-à-dire des métadonnées) :

  • éviter les espaces et caractères spéciaux (cela vaut aussi pour les noms de dossiers)

  • fournir l'espace géographique concerné

  • le thème principal

  • la source (il est possible de distinguer la source origine et celle qui vous a fourni la donnée)

  • l'échelle de référence (à moins que la source la rende implicite, comme dans le cas d'OSM)

  • la date de création

 

La couche ne_110m_admin_0_countries par exemple respecte en partie ces règles :

  • pas de caractères spéciaux et les mots séparés par des _

  • ne signifie Natural Earth (donc la source)

  • 110 m signifie 1:110 (donc l'échelle de reférence)

  • admin_0_countries signifie frontières nationales des pays (donc le thème de la couche)

Par contre, l'espace géographique concerné (le monde entier) aurait pu être précisé, de même que la date à laquelle cette couche a été élaborée.

 

Dans notre exemple, nous allons sauvegarder la couche ne_110m_admin_0_countries sous le nom francisé NaturalEarth_110m_admin0_pays_monde en suivant les instructions génériques suivantes :

| Faire un clic droit sur la couche et cliquer sur

| 1. Choisir le format de fichier parmi ceux proposés

| 2. Cliquer sur Parcourir pour choisir l'emplacement du fichier et le nommer

| 3. Modifier si besoin le SCR sélectionné en choisissant dans la liste ou, si celui recherché ne s'y trouve pas, en cliquant sur

| 4. Changer le codage du texte des attributs, qui est par défaut "System", par UTF-8 ou ISO-8859-15 si le texte comprend des caractères spéciaux latins

| 5. Cette option permet de choisir de sauvegarder dans la nouvelle couche uniquement les objets sélectionnés. La case ne peut être cochée que s des objets de la couche sont sélectionnés, sinon elle est grisée

| 6. Décocher cette case si l'on ne souhaite pas que la nouvelle couche, après avoir été créée, soit ajoutée dans la zone de visualisation

| Cliquer sur OK

Notion de projet QGIS

Jusqu'à présent, des couches ont été ajoutées dans QGIS et de nouvelles ont été sauvegardées, mais l'environnement de travail n'a pas encore été sauvegardé. L'environnement de travail est l'ensemble de couches chargées avec leur ordre de superposition, leur représentation (symbologie) et leur emprise spatiale (le niveau de zoom), les groupes de couches éventuels, etc. Cet environnement de travail constitue ce qu'on appelle un projet. Le projet en cours peut être sauvegardé sous la forme d'un projet QGS. Le fichier QGS est l'équivalent du WOR sous MapInfo et du MXD sous ArcGIS. Attention : le fichier QGS ne sauvegarde que les informations nécessaires à la representation des données, pas les données elle-mêmes. Nous aurons l'occasion d'y revenir.

 

Sauvegarder et créer de nouveaux projets QGIS

| Pour sauvegarder un nouveau projet, trois choix possibles :

  • Cliquer sur le bouton

  • Menu Projet> Sauvegarder sous...

  • Utiliser le raccourci clavier Ctrl + Maj + S

| Sauvegarder le projet dans le dossier de votre choix sous un nom qui respecte les regles fondamentales de nommage exposées plus haut.

Dans notre exemple, créez un projet dans le dossier EXPLORATION sous le nom de "Monde_Natural_Earth".

 

Pour commencer un nouveau projet :

| Cliquer sur ou Fichier> Nouveau ou Ctrl + N

 

Créez un nouveau projet et ajoutez-y les couches suivantes :

  • caf_admbnd1_200k_sigcaf

  • caf_admbnd2_200k_sigcaf

  • CAR_140315_schools_ver1

et enregistrer le projet dans le dossier EXPLORATION sous le nom de "RCA".

Comprendre la structure d'un fichier projet QGS

Le fichier QGS contient les paramètres de l'espace de travail, mais pas les données elles-mêmes, seulement le chemin des couches, qui peut être stocké de deux manières dans le fichier QGS :

  • soit "en chemin relatif", par rapport à l'emplacement du fichier QGS

  • soit "absolu", sous la forme du chemin en entier

 

Nous allons ouvrir le fichier avec un éditeur de texte pour en comprendre le principe. Il n'est pas utile de comprendre en détail le contenu du fichier QGS, mais il est important de noter qu'il ne s'agit que d'un fichier texte, qui va "appeler" les données. Si l'on fournit à quelqu'un le seul fichier QGS, sans les données correspondantes, cette personne ne pourra pas visualiser les données. C'est pour cette raison que le prochain chapitre proposera un système de fichiers pour classer les données et permettre de faciliter leur échange.

 

| Utiliser le navigateur de fichiers de l'ordinateur et se rendre dans le dossier EXPLORATION

| Faire un clic droit sur le fichier "Monde_Natural_Earth.qgs" et l'ouvrir avec un éditeur de texte

| Faire Ctrl + F, saisir <datasource> dans la zone de saisie et lancer la recherche sur cette chaîne de texte

 

<datasource> devient surligné et se poursuit par l'emplacement de l'une des couches du projet QGIS : ./nom_du_dossier_de_la_couche/nom_de_la_couche.shp

Par exemple : ./110m_cultural/ne_110m_admin_0_countries.shp

 

Le point devant le / signifie qu'il s'agit d'un chemin relatif, et le point signifie l'emplacement du fichier de projet QGS (dans notre exemple le dossier EXPLORATION), qui va ensuite descendre dans le dossier 110m_cultural pour y trouver la couche ne_110m_admin_0_countries.shp.

Un exemple de chemin absolu mentionnerait le nom du lecteur et tous les noms de dossiers et sous-dossiers, comme par exemple :

D:/EXPLORATION/110m_cultural/ne_110m_admin_0_countries.shp

 

Dans QGIS, par défaut les chemins sont sauvegardés en relatif, qui offre l'intérêt de pouvoir déplacer le dossier contenant à la fois le ou les projets QGS et les données, même lorsqu'ils sont répartis dans différents sous-dossiers. Cette caractéristique est très pratique pour partager ses projets et données avec d'autres personnes qui pourront simplement copier/coller le dossier principal à l'emplacement de leur choix et ouvrir les projets QGS qu'il contient.

Pour changer ce comportement dans un projet, faire :

| Menu Projet> Propriétés du projet...> onglet Général> et changer la propriété Enregistrer les chemins de relatif à absolu

 

Dans tous les cas, si vous déplacez ou renommez des couches ou des dossiers et que vous ouvrez ensuite un projet QGS qui utilise ces couches, vous obtiendrez une fenêtre d'erreur, car le chemin des couches a changé et ne correspond plus à ce qui est indiqué dans le fichier QGS.

Il sera néanmoins possible de spécifier à nouveau la source de données de la ou les couches du projet qui ont été déplacées ou renommées.

Propriétés des couches vectorielles

Les couches vectorielles possèdent un grand nombre de propriétés qu'il est possible de consulter ou paramétrer.

Menu contextuel des couches

Ce menu contextuel permet de lancer des actions ou accéder à des fenêtres de commandes sur n'importe quelle couche.

| Faire un clic droit sur la couche ciblée

Fenêtre des Propriétés de la couche

Nous allons regarder les propriétés de la couche ne_110m_admin_0_countries.

| Faire un double clic sur le nom de la couche permet d'accéder directement à la fenêtre des Propriétés

OU

| Faire un clic droit sur la couche pour faire apparaître le menu contextuel et cliquer sur

La fenêtre des Propriétés de la couche se présente sous forme d'onglets dédiés à un aspect particulier de ces propriétés.

L'onglet Général regroupe des informations et des paramétrages essentiels de la couche :

  • "Nom de la couche" permet de changer le nom de la couche affiché dans la zone des couches chargées. Il est également possible de renommer la couche depuis le menu contextuel

  • "Source de la couche" fournit l'emplacement dans l'arborescence des dossiers de l'ordinateur et le nom du fichier de la couche. Il est possible de changer l'information pour pointer sur une autre couche

  • "Encodage des données source" permet de changer l'encodage "System" par défaut par UTF-8 ou ISO-8859-15 si le texte comprend des caractères spéciaux latins

  • "Système de coordonnées de référence (SCR)" permet de connaitre le SCR de la couche, récupéré depuis le fichier .PRJ dans le cas d'une couche shapefile. Si l'information est erronée, il est possible de changer le SCR. Il est cependant préférable pour la suite de sauvegarder la couche sous forme de nouvelle couche en indiquant le bon SCR

  • Cliquer sur "Créer un index spatial" va créer un fichier .QIX avec le nom de la couche, à l'emplacement où elle se trouve. Ce fichier va accélérer la vitesse d'affichage lorsque l'on zoome ou se déplace dans la zone de visualisation cartographique.

  • "Visibilité indépendante de l'échelle" est une propriété activable par une case à cocher qui permet de définir des niveaux de zoom à partir desquels la couche apparait et disparait dans la zone de visualisation cartographique.

► Pour aller plus loin

Le guide de l'utilisateur de qgis.org détaille chaque onglet de la fenêtre des propriétés des couches vectorielles. http://www.qgis.org/fr/docs/index.html

Concernant l'onglet général, le tutoriel de l'ENSG ne semble pas le présenter et celui de l'ADESS uniquement pour trouver la source de la couche.

Accéder aux attributs des objets vectoriels

Les objets des couches vectorielles SIG contiennent des attributs, ce qui les distinguent des couches des logiciels de dessin assisté par ordinateur. Un logiciel SIG comme QGIS est capable d'afficher, traiter et éditer ces attributs.

Table d'attributs en vue tabulaire       

Dans la plupart des formats de fichiers SIG, ces attributs sont réunis au sein d'un tableau appelé "table des attributs".

Cette fenêtre sert à :

  • Visualiser sous forme de tableau les données attributaires de la couche vectorielle

  • Sélectionner des enregistrements dans la table

  • Effectuer des opérations sur la sélection, afficher, zoomer, supprimer...

  • Effectuer des opérations sur la table ou la gestion des colonnes...

  • Modifier les valeurs des données attributaires

 

Nous allons regarder la table des attributs de la couche des écoles. Pour ouvrir cette table, il suffit de :

| Faire un clic droit sur le nom d'une couche et choisir dans le menu contextuel

L'interface de la table attributaire par défaut (vue tabulaire) se présente ainsi :

On y distingue plusieurs zones :

  1. Une barre d'outils permettant d'éditer, de requêter, de sélectionner, d'effectuer des calculs dans les champs

  2. Un ensemble de champs d'informations (dont le nom est indiqué en tête de colonne). Leur nom est limité à une longueur de 10 caractères maximum, lorsqu'il s'agit d'une couche au format shapefile.

  3. La zone des valeurs (valeur de l'attribut), chaque ligne représentant un objet de la couche. Il y a donc autant de lignes dans la table attributaire que d'objets géométriques. Les valeurs d'un champ contiennent soit du texte (aligné à gauche), soit des nombres (aligné à droite). Si le texte n'affiche pas correctement les caractères spéciaux tel que les voyelles accentuées (si il y en a), se reporter à la section sur les propriétés de la couche pour changer l'encodage

  4. Les boutons de basculement entre la vue tabulaire et la vue formulaire

  5. La zone de sélection manuelle des objets dans la table par clic; pour en sélectionner plusieur, maintenir la touche Control (Ctrl) enfoncée

  6. Pour certains objets, il n'y a pas forcément de valeur pour un champ d'information texte. NULL signifie "nul, sans valeur" en anglais.

  7. Pour certains objets, il n'y a pas forcément de valeur pour un champ d'information numérique, et la valeur est alors 0. Dans l'exemple, il est évident que la ville dont il est question n'a pas 0 habitant, mais que cette information est inconnue. Cependant de bonnes pratiques consisteraient a ne rien mettre (NULL) lorsqu'on ne connait pas l'information.

 

On remarque donc qu'à la différence de la structuration des attributs ("tags" en anglais) dans les éditeurs OSM, où les objets sont indépendants les uns des autres et peuvent avoir un nombre d'attributs très variable, tous les objets d'une même couche vectorielle SIG partagent les mêmes champs d'informations, et possèdent parfois des valeurs vides, ce qui n'existe pas dans JOSM ou iD.

Il est possible de classer les objets en fonction de l'ordre alphabétique du texte ou l'ordre ordinal des nombres d'un champ :

| Cliquer une première fois sur le nom d'un champ pour classer ses valeurs dans l'ordre alphabétique (champ texte) ou du plus petit au plus grand (champ numérique) et faire apparaitre

| Cliquer une deuxième fois sur le nom d'un champ pour classer ses valeurs dans l'ordre alphabétique inverse(champ texte) ou du plus grand au plus petit (champ numérique) et faire apparaitre

Table d'attributs en vue formulaire

QGIS propose aussi une autre manière de visualiser la table des attributs, sous forme d'une vue par formulaire pour chaque objet, où les attributs sont présentés non pas sur une seule ligne mais verticalement.

| Depuis la table attributaire, cliquer en bas à droite sur pour passer en mode formulaire

L'interface du mode formulaire se présente ainsi :

Le panneau de gauche liste tous les objets de la couche, le panneau de droite montre les attributs de l'objet sélectionné dans le panneau de gauche.

Pour changer le champ qui s'affiche dans le panneau de gauche (NOM_ECOLE dans l'exemple) :

| Cliquer sur

| Cliquer sur et choisir le champ pour le panneau gauche

Outil Information

Pour connaitre les attributs d'un objet depuis la carte, il existe un outil. Dans l'exemple qui suit, c'est la couche world qui est utilisée.

| Cliquer sur le nom de la couche pour qu'il soit surligné (la couche devient active)

| Cliquer sur l'outil pour l'activer

| Cliquer ensuite sur des objets dans la couche de visualisation

Une fenêtre volante ou insérée à côté de la liste des couches apparait et montre les attributs de l'objet cliqué.

| Cliquer sur pour passer du mode panneau volant à panneau ancré et inversement.

Filtrer les objets des couches vectorielles

Présentation

Ce paramétrage consiste à construire une requête sur les attributs d'une couche vectorielle qui va filtrer les objets de la couche pour n'en afficher qu'une partie, à la fois dans la zone de visualisation cartographique et dans la table attributaire.

Un exemple pour comprendre : la couche des équipements de santé en RCA comprend un champ d'attributs qui distingue chaque équipement selon différentes catégories, depuis le poste de santé jusqu'à l'hôpital central. Elle comporte 757 objets en tout.

Après avoir filtrée la couche pour ne conserver que les hôpitaux, seuls les 12 objets concernés apparaissent à la fois dans la zone de visualisation cartographique et dans la table attributaire.

 

Les autres objets ne sont pas effacés de la couche, mais sont masqués tant que le filtre reste actif, c'est-à-dire que l'expression de la requête reste présente dans les propriétés de la couche. Il suffit d'effacer cette expression pour retrouver l'ensemble des objets de la couche.

Les filtres sont sauvegardés lors de l'enregistrement du fichier de projet QGS, dans ce cas la couche initiale entière est sauvegardée avec la requête active.

Les filtres sont très pratiques pour créer des couches thématiques dans un projet à partir d'une même couche de données. Cela s'applique notamment à certaines couches de données vectorielles OSM récupérées sur un service web et qui regroupent tous les objets points, lignes ou polygones d'une zone, quels que soient leurs attributs.

Mais au préalable, les filtres sont un très bon moyen d'analyser les attributs d'une couche, notamment par leur capacité d'afficher toutes les différentes valeurs ou catégories existantes dans un champ.

Analyser les valeurs d'un champ

| Faire un clic droit sur la couche à filtrer et choisir ou accéder aux propriétés de la couche et dans l'onglet Général, cliquer sur le bouton en bas à droite

 

| 1. Cliquer sur le champ désiré dans la liste des champs

| 2. Cliquer sur Tout pour afficher toutes les valeurs du champ sélectionné

| 3. Analyser les valeurs affichées

Construire des expressions de requêtes pour filtrer les objets

Cette étape suit l'analyse des valeurs des champs et a pour but de construire une expression de filtrage qu'il est possible de saisir directement dans la zone de l'expression de filtrage (5) ou en suivant les étapes suivantes :

 

| 1. Double-cliquer sur le champ (attribut) sur lequel on souhaite appliquer le filtre; il apparaitra dans la zone 5

| 2. Cliquer sur Tout pour voir l'ensemble des valeurs prises par l'attribut. Si un filtre avait été préalablement appliqué, seules les valeurs résultant de cette sélection sont affichées. Cliquer alors en bas sur le bouton Effacer

| 3. Cliquer sur le bon opérateur

| 4. Double-cliquer sur la valeur souhaitée.

Si l'expression comporte des requêtes avec OR ou AND, ajouter l'opérateur et recommencer les étapes précédentes

| 5. Vérifier visuellement l'expression

| 6. Cliquer sur Tester pour que QGIS vérifie la validité de la requête et fournisse le nombre d'objets restant après filtrage.

Règles de la construction de filtres dans QGIS

Le constructeur de requête est un véritable assistant de requête en langage SQL. Il agit comme un filtre SQL « SELECT * FROM Couche WHERE condition » en simplifiant beaucoup l'écriture de la requête. Les règles sont simples :

  • les noms de champs sont encadrés entre guillemets simples ("),

  • les valeurs de texte sont encadrées entre simple côte ou apostrophe (')

  • les valeurs numériques ne sont pas encadrées

  • le signe % peut être utilisé autant de fois que nécessaire pour représenter n'importe quelle partie de texte

  • il faut utiliser LIKE comme opérateur pour le texte si un % est inclus dans la chaîne de caractères recherchée

  • il faut utiliser IS NOT NULL si l'on veut conserver tous les objets dont la valeur dans le champ n'est pas nulle

  • OR est un opérateur qui permet d'associer deux requêtes au sein d'un même champ ou de deux champs différents (soit ceci, soit cela). Il peut être utilisé plusieurs fois dans la même requête

  • AND est un opérateur qui permet d'associer deux requêtes au sein deux champs différents (ceci et cela) car il n'est possible a un objet d'avoir deux valeurs différents pour le même champ. Il peut être utilisé plusieurs fois dans la même requête

Exemples d'expressions de requêtes

Ces quelques exemples d'expressions de requêtes couvrent la plupart des cas :

  • "POPULATION">1000 ne va conserver que les objets pour lesquels la valeur dans le champ POPULATION est supérieure à 1000

  • "STATUT" = 'Privé' ne va conserver que les objets pour lesquels la valeur dans le champ STATUT est "Privé"

  • "TYPE" like 'Hôpital %' ne va conserver que les objets pour lesquels la valeur dans le champ TYPE commence par "Hôpital", comme par exemple "Hôpital général" ou "Hôpital départemental"

  • "TYPE" like 'Hôpital %' OR "TYPE" = 'Dispensaire' ne va conserver que les objets pour lesquels la valeur dans le champ TYPE commence par "Hôpital" ou bien est "Dispensaire"

  • "TYPE" like 'Hôpital %' AND "STATUT" = 'Privé' ne va conserver que les objets pour lesquels la valeur dans le champ TYPE commence par "Hôpital" et dont la valeur dans le champ STATUT est "Privé"

Exemple

Avec la couche CAR_140315_schools_ver1, en se servant des modèles de la section précédente, créer :

  • une couche dont les écoles ont des latrines

  • une couche dont les écoles ont plus de 5 latrines et un club hygiène

  • une couche dont les écoles ont un type de construction qui contient le mot dur (utiliser le %)

  • une couche dont les écoles ont un type de construction en bâche, paille ou bois

  • une couche dont les écoles sont publiques et proposent un cycle complet

 

Pour aller plus loin

Le tutoriel de l'ADESS ne traite pas des filtres. Celui de l'eENSG, dans son chapitre 7, propose un pas-à-pas encore plus détaillé pour la création de la première requête, mais ne fournit pas d'exemples de requêtes couvrant la plupart des possibilités. Le guide qgis.org ne présente qu'un résumé d'une seule page.

Sélection des objets vectoriels

La possibilité de sélectionner des objets des couches vectorielles est une fonction essentielle des logiciels SIG :

  • Elle permet de connaitre la répartition spatiale de la valeur d'un champ. Cela permet aussi bien de trouver par exemple une région dont on connait le nom ou des équipements offrant un type de service particulier

  • Elle constitue une étape préliminaire à la création d'une nouvelle couche contenant seulement les objets sélectionnés. Par exemple, créer une nouvelle couche contenant une certaine catégorie d'équipements scolaires

  • Elle constitue également une étape préliminaire à des traitements d'analyse spatiale. Par exemple, des équipemetns de santé offrant de services de chirurgie, avant d'analyse leur accessibilité dans le territoire considéré.

Plusieurs moyens sont possibles, chacun d'eux correspondant à une situation différente.

Sélection depuis la visualisation cartographique

Il est possible de sélectionner les objets depuis la visualisation cartographique, dans le cas où c'est l'espace ou une portion d'espace qui constitue l'objet premier de la recherche.

Dans l'exemple qui suit, nous allons utiliser la couche admin2.

Pour sélectionner des objets dans la carte :

| Activer la couche que l'on veut sélectionner en cliquant une fois sur son nom

| Cliquer sur ou la flèche à droite pour choisir dans la liste l'outil le plus adapté à la sélection recherchée

permet de dessiner un rectangle de sélectionner ou cliquer sur les objets un à un en maintenant la touche Control (Ctrl) enfoncée. Il est possible de désélectionner un objet sélectionné en cliquant dessus à nouveau

permet de dessiner un polygone de sélection, chaque clic ajoutant un nouveau noeud au polygone. Faire un clic droit pour terminer.

permet de dessiner une forme libre de sélection en maintenant le clic gauche enfoncé. Lâcher le clic gauche pour terminer

permet de dessiner un cercle de sélection dont le centre est à l'emplacement du clic, qu'il maintenir enfoncé. Lâcher le clic gauche pour terminer

| Les objets sont sélectionnés en jaune dans la zone de visualisation cartographique. Ouvrir la table attributaire pour voir les lignes qui ont été sélectionnées. Il possible de la redimensionner pour la juxtaposer à la zone de visualisation cartographique

| Cliquer sur le bouton pour déplacer les lignes sélectionnées en haut du tableau pour faciliter leur lecture

Sélection depuis la table des attributs

Lorsqu'on parcourt une table attributaire, il est possible de sélectionner manuellement et individuellement des lignes pour voir où leurs objets se situent sur la zone de visualisation cartographique. Cette zone a déjà été indiquée plus haut dans l'interface de la table attributaire.

| Ouvrir la table attributaire de la couche et la redimensionner de sorte que la zone de visualisation cartographique soit visible

| Cliquer sur les numéros des lignes en maintenant la touche Contrôle (Ctrl) enfoncée pour en sélectionner plusieurs. Les objets sont aussi sélectionnés automatiquement dans la zone de visualisation cartographique.

| Cliquer sur le bouton pour déplacer les lignes sélectionnées en haut du tableau pour faciliter leur lecture

Si l'on désire désélectionner tous les objets sélectionnés :

| Cliquer sur le bouton

Si l'on désire sauvegarder cette sélection en tant que couche à part :

| Faire un clic droit sur la couche, et choisir

| Choisir le SCR, l'emplacement de la couche, son nom et cocher la case pour "n'enregistrer que les entités sélectionnées"

| Cliquer sur OK

Sélection via expression de requête

Présentation

Ce type de sélection met en oeuvre une expression de requête basée sur les attributs et d'autres propriétés des données des couches vectorielles, à travers une fenêtre qui rappelle celle des filtres, mais qui permet si besoin de faire des requêtes plus complexes, pas uniquement basées sur les valeurs des champs de la table attributaire.

Le résultat de ce type de sélection est comparable à la sélection directe des objets ou de leurs lignes d'attributs vue dans la section précédente : les objets sélectionnés sont mis en surbrillance et cette sélection n'est pas conservée lors de l'enregistrement du fichier QGS. L'expression de requête est par contre conservée dans un historique, ce qui permet de s'en servir à nouveau par la suite.

Dans l'exemple qui suit, la couche admbnd1 est utilisée.

 

Interface

| Cliquer sur le nom de la couche pour l'activer ou ouvrir sa table attributaire

| Cliquer sur le bouton dans la barre d'outils ou dans la table attributaire

L'interface se présente ainsi :

           

  1. Liste des fonctions :

  • Opérateurs booléens, arithmétiques et branchements conditionnels (AND, OR)

  • Fonctions mathématiques (racine carree, valeur absolue, cos, sin, log, etc.)

  • Conversion de format (chaîne de texte vers valeurs et réciproquement, chaîne de texte vers date, heure ou intervalle de temps)

  • Fonctions de traitement de chaînes de caractères (majuscules, minuscules, concaténation, longueur de chaîne, partie d'une chaîne, remplacement, etc.)

  • Couleurs (d'après une chaîne de caractères représentant une couleur dans diférents formats comme HSV, RGB, etc.)

  • Fonctions de géométrie (opérateurs spatiaux comme la surface, la longueur, les coordonnées min et max ou les centroïdes) et géotraitements (union, intersection, distance, conversion dans un autre SCR, etc.)

  • Fonctions d'information sur les enregistrements de la table attributaire (numéro de ligne, id ou attributs de l'objet, etc.)

  • Fonctions de gestion des champs de la table attributaire et des valeurs des champs pour les entités de la couche. Ce sont ces fonctions qui sont les plus couramment utilisées, associées aux opérateurs.

  • Une catégorie Récent apparaît une fois la première expression de requête exécutée et conserve l'historique des expressions réalisées sur l'ordinateur

  1. Zone d'aide des fonctions

Une aide détaillée apparaît lorsque qu'une fonction est sélectionnée.   

  1. Opérateurs

Quelques opérateurs principaux utilisés le plus couramment dans les requêtes, ainsi que les parenthèses ouvrante et fermante figurent sous forme de boutons à cliquer. Cliquer permet d'ajouter un opérateur ou une parenthèse à la requête. Ces opérateurs se trouvent aussi dans la catégorie Opérateurs de la liste des fonctions et la zone numéroté 2 affiche une aide détaillée.

  1. Zone de l'expression de requête

Comme dans le constructeur de requête, ce cadre contient l'expression littérale de la sélection. C'est la clause WHERE de la requête SQL

  1. Menu déroulant Sélection

Il permet par défaut de créer une nouvelle sélection, mais peut aussi agir par rapport à la sélection précédente (ajout, enlèvement ou sélection dans la sélection)

  1. Éditeur de fonction

Cet onglet permet à la fois d'éditer une expression de requête sous forme de script Python (ce qui est réservé à ceux qui maîtrisent ce langage), de l'enregistrer ou d'en charger une déjà réalisée.

Exemple

Nous allons effectuer des expressions de requête basées sur les valeurs des champs de la table attributaire de la couche admbnd1, en refaisant les mêmes expressions de requête que dans la sélection sur les filtres.

Se reférer à la section sur les filtres concernant la description des opérateurs et de la syntaxe.

 

| Cliquer sur le nom de la couche pour l'activer ou ouvrir sa table attributaire

| Cliquer sur le bouton dans la barre d'outils ou dans la table attributaire

| 1. Dérouler la liste "Champs et valeurs" et cliquer sur le champ qui porte a priori les valeurs recherchées

| 2. Cliquer sur le bouton "Toutes" pour faire apparaitre toutes les valeurs du champ. Vérifier que celles-ci correspondent bien à l'information recherchée (dans notre exemple, le nom des régions). Si ce n'est pas le cas, recommencer l'étape 1 pour trouver le bon champ

| 3. Double-cliquer le nom du champ pour le faire apparaître dans la zone de l'expression de requête

| 4. Cliquer sur l'opérateur dans la barre ou, pour celles qui ne s'y trouvent pas, depuis la liste des fonctions

| 5. Double-cliquer sur la valeur du champ ou la saisir à la mai. L'ajout de % est possible, comme pour les filtres

| 6. Choisir le type de sélection dans la liste et cliquer sur le bouton avant de fermer

 

► Pour aller plus loin

Ce billet de blog est consacré aux opérateurs spatiaux dans les expressions de QGIS : http://www.3liz.com/blog/rldhont/index.php?post/2012/11/06/Op%C3%A9rateurs-spatiaux-dans-les-expressions-de-QGIS

Désélectionner tous les objets sélectionnés

Si l'on désire désélectionner tous les objets sélectionnés :

| Cliquer sur le bouton

Sauvegarder une sélection en tant que nouvelle couche

Si l'on désire sauvegarder une sélection en tant que couche à part :

| Faire un clic droit sur la couche, et choisir

| Choisir le SCR, l'emplacement de la couche, son nom, etc.. comme indiqué dans la section consacrée à la sauvegarde d'une nouvelle couche

| Cocher la case pour n'enregistrer "que les entités sélectionnées"

| Cliquer sur OK               

Style des couches vectorielles

Nous allons aborder les caractéristiques communes aux trois types de géométries (points, lignes, polygones), aussi bien en représentation unique, qu'en représentation catégorisée, ce qui est nécessaire mais suffisant pour pouvoir adapter la représentation des couches et permettre la phase d'exploration qui fait l'objet du chapitre suivant. La constitution de couches pour l'élaboration de cartes répondant aux exigences du langage cartographique fait l'objet d'un chapitre dédié.

Nous allons utiliser le projet RCA.qgs crée au préalable. Ouvrez-le après avoir enregistré si vous le souhaitez vos changements sur le projet Monde_Natural_Earth.qgs.

 

| Double-cliquer sur le nom de la couche dont vous voulez changer le style pour accéder à ses propriétés

| Cliquer sur l'onglet Style

L'interface se présente ainsi :

Dans cette introduction au style des couches vectorielles dans QGIS, nous allons utiliser les éléments suivants :

  1. Une liste déroulante qui permet de choisir le type de symbole. Par défaut, le symbole est unique, qui signifie que tous les objets de la couche seront représentés de la même façon.

  2. Une zone de visualisation qui montre le rendu du symbole unique.

  3. Une zone contenant les paramétrages les plus fondamentaux du symbole, notamment la couleur et la transparence.

  4. Une zone où l'on peut sélectionner les différents éléments composant le symbole pour pouvoir accéder à leurs paramétrages fins.

  5. Une zone montrant les symboles existant dans le gestionnaire de symboles de QGIS.

  6. Un bouton enregistrer pour ajouter dans le gestionnaire de symbole un symbole personnalisé que vous voulez pouvoir réutiliser par la suite.

  7. Un bouton Style pour charger un fichier de style existant.

Changer la couleur de remplissage de l'objet

Ce paramètre est valable pour tous les types de symboles (point, ligne, polygone).

| Accéder aux propriétés de la couche, onglet Style

| Cliquer sur la case

La fenêtre suivante s'ouvre :

| 1. Cliquer sur la teinte recherchée

| 2. Modifier la valeur (c'est-à-dire la proportion de noir dans la couleur) en cliquant

| Cliquer sur OK

Il est également possible sur la droite de la fenêtre d'indiquer des valeurs pour R (rouge), V (vert) et B (bleu).

Exemple

Changer la couleur de la couche ne_110m_admin_0_countries pour qu'elle soit désormais ocre.

Changer la couleur de la couche ne_110m_admin_0_countries pour qu'elle soit désormais grise (une couleur grise a des valeurs de R, V, B égales).

Choisir un symbole dans le gestionnaire de symboles

| Accéder aux propriétés de la couche, onglet Style

| Cliquer sur le symbole désiré dans la liste proposée dans la fenêtre de style (zone 5 de l'interface) pour remplacer le symbole existant

Il est possible ensuite de modifier ce symbole en utilisant tous les paramétrages disponibles, comme ceux présentés dans les paragraphes ci-dessous.

Modifier l'épaisseur d'un symbole ligne

| Accéder aux propriétés de la couche de lignes, onglet Style

| Modifier la valeur existante en changeant les nombres ou cliquant sur la double flèche à droite de la case

S'il s'agit d'un symbole de ligne complexe avec une couleur au centre et des bordures d'une autre couleur, seule la largeur au centre sera modifiée.

Modifier la taille d'un marqueur

| Accéder aux propriétés de la couche de points, onglet Style

Modifier la valeur existante en changeant les nombres ou cliquant sur la double flèche à droite de la case

S'il s'agit d'un symbole avec un contour d'une autre couleur, l'épaisseur du contour ne sera pas modifiée.

Changer le type de symbole ponctuel (marqueur)

Par défaut, les marqueurs sont des symboles de forme gémétrique simple : ronds, carrés, losanges, triangles, étoiles, etc. Il est possible de changer pour des symboles issus de police de caractères ou de dessin vectoriel au format SVG.

Exemple

Utiliser la couche CAR_140315_schools_ver1 pour tester les options qui suivent.

 

| Accéder aux propriétés de la couche de points, onglet Style

| 1. Cliquer sur Symbole simple en-dessous de Marker

| 2. Cliquer sur Symbole simple dans la liste déroulante tout en haut

| Choisir Symbole de police ou Symbole SVG

Pour les symboles de police, il est possible de choisir la police, la couleur, la taille et bien sur le caractère en cliquant dans le tableau du bas.

Pour les symboles SVG, en dehors de la couleur et la taille, il est possible de choisir le symbole à partir de groupes thématiques sous forme de dossiers, ou bien de charger un fichier SVG comportant des symboles en cliquant sur le bouton . Le chapitre consacré à la préparation de cartes de base explique comment intégrer de nouveaux groupes de symboles SVG dans QGIS.

Rendre transparent le remplissage d'un symbole polygone

Il est parfois intéressant que la couche polygone soit représentée par un contour sans qu'il y ait de remplissage. Il est possible de rendre celui-ci transparent.

Exemple

Utiliser la couche caf_admbnd1_200k_sigcaf pour tester les options qui suivent.

 

| 1. Cliquer sur Remplissage simple

| 2. Cliquer sur Continue

| Choisir Pas de remplissage puis cliquer sur OK

Créer un style catégorisé basé sur les valeurs d'un champ d'attributs

Il peut être intéressant de représenter les objets d'une couche non pas tous avec le même symbole, mais selon les valeurs d'un champ texte qui les distingue en différentes catégories. Par exemple : différentes catégories de voirie, d'établissements d'éducation ou d'équipements de santé.

Exemple

Utiliser la couche CAR_DATA_140731_Roads pour tester les options qui suivent, en utilisant le champ FC_DESC qui fournit les catégories de routes.

| Depuis l'onglet Style, cliquer sur et choisir Catégorisé

L'interface se modifie et il convient de suivre les étapes suivantes :

| 1. Choisir le champ d'information qui contient les catégories

| 2. Choisir une palette de couleur adaptée aux catégories, par exemple

| 3. Cliquer sur Classer

| 4. Cliquer sur Modification pour changer le symbole commun à toutes les catégories (par exemple pour changer le rond par un carré)

| Cliquer sur OK

Vous devriez obtenir quelque chose proche de ceci avec la couche CAR_DATA_140731_Roads :

Enregistrer un symbole dans le gestionnaire de symboles

Depuis les propriétés de la couche, onglet Style, après avoir modifié un symbole existant :

| Cliquer sur le bouton Enregistrer

| Donner un nom au symbole. Il sera ensuite classé dans le gestionnaire dans l'ordre alphabétique des noms des symboles

Il est ensuite possible de choisir ce symbole d'un clic à partir de n'importe quel projet QGIS sur l'ordinateur dans lequel il a été enregistré.

Enregistrer un fichier de style

Par rapport à l'enregistrement d'un symbole, le fichier de style offre deux avantages :

  • il est échangeable sous forme de fichier

  • il permet d'enregistrer un style complexe (par exemple un style catégorisé) et non pas un seul symbole

| Cliquer sur le bouton Style puis cliquer sur Enregistrer le style

| Choisir entre le format QGIS (propre au logiciel) et SLD (utilisable par d'autres logiciels comme GeoServer par exemple, mais plus limité dans ses fonctions pour QGIS)

Exemple

Enregistrer le style catégorisé des routes en tant que fichier routes.qml.

Charger un fichier de style

Il est possible de charger un style enregistré par soi-même ou récupéré d'une tierce personne.

| Cliquer sur le bouton Style puis cliquer sur Charger le style...

Exemple

Charger de nouveau la couche CAR_DATA_140731_Roads et lui appliquer le style routes.qml.



    

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