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Guide du SIG libre

09 Exploration, analyse et documentation d'un référentiel de données

Les Libres Géographes

v1.01 07/09/2015

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Publié sous licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 Unported License

Paternité (BY) - Partage des Conditions Initiales à l'Identique (SA)

http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/

 

Ce chapitre est dédié à la capacité que doit acquérir et développer tout géomaticien, en particulier un débutant : savoir explorer, évaluer et documenter la donnée géographique à disposition sur une zone de travail, qu'il s'agisse du système de coordonnées de référence, de la géométrie, des attributs ou des métadonnées.

Comme les autres chapitres de ce guide consacrés à QGIS, ce chapitre comprend à la fois :

  • des éléments d'introduction et d'explication de la fonction ou du processus détaillé par la suite

  • une présentation de l'interface du logiciel

  • la suite des étapes nécessaires pour accomplir une tâche précise, réplicables dans tout projet, identifiées par le style ci-dessous

| Action à réaliser

  • des ressources vers d'autres documents pour aller plus loin, identifiées par le signe

  • des ressources vers d'autres documents pour aller plus loin

 

Il comprend également un résumé des actions nécessaires à chaque étape, afin de pouvoir les parcourir ou mémoriser rapidement sans avoir à parcourir l'ensemble de chaque section.

Lister quelque part les outils vus dans ce chapitre comme :

  • changer SCR

  • découper une couche par rapport à une autre

 

Ce chapitre couvre les premières étapes d’une démarche rigoureuse visant la création de produits cartographiquesqui implique au départ d'explorer, analyser et documenter le jeu de données géographiques dont on dispose. Cette étape est nécessaire à la création par la suite de cartes de base.

Ce chapitre présuppose une bonne connaissance de l'interface et des fonctions principales de QGIS que couvre le chapitre précédent. Si vous avez estimé que sa lecture ne vous était pas utile, mais que vous vous trouvez bloqué sur une connaissance requise, n'hésitez pas à le consulter.

Le lecteur est incité à récupérer de façon autonome l’ensemble de la donnée géographique existante sur une zone d'intérêt (la République centrafricaine a été pris en exemple dans ce chapitre) en utilisant les ressources présentées dans le chapitre "Récupérer des données géographiques libres" du Guide du SIG libre. Au lecteur disposant d'une connexion internet limitée est proposé le jeu de données utilisé pour les besoins du chapitre, ce qui permet de reproduire les mêmes résultats que ceux qui y sont montrés.

Une fois ces données rassemblées au sein d’un dossier de travail, le lecteur sera guidé dans son exploration systématique en utilisant le logiciel QGIS.Il sera exposé à des méthodes de comparaison et d’évaluation de la qualité de ces jeux de données, ainsi qu’à leur description dans des documents de type référentiels géographiques.

Principes de l'exploration de données sur SIG

Créer un dossier EXPLORATION_DONNEES

Placer à l'intérieur les couches de données récupérées ou fournies

Explorer les couches une à une et par thématique, sur les aspects suivants :

  • Géométrie

  • Complétude/Métadonnées

  • Attributs

  • Comparaison avec des référenciels externes

Renseigner ensuite le document de métadonnées

Classer les couches dans le système de fichiers

Récupération de données dans le dossier Exploration

Les données qui vont être utilisées sont disponibles depuis le kit fourni avec le guide, mais il est important d'être en mesure de constituer soi-même un tel jeu de données, de sorte que des indications sont fournies pour les télécharger sur internet.

Un jeu de données accompagne normalement ce chapitre sous forme d'un fichier d'archives QGIS_exploration.zip. L'option 1 explique comment le mettre en place sur l'ordinateur. Cependant, si vous ne possédez pas le jeu de données ou si vous voulez le constituer vous-même, les instructions de l'option 2 expliquent comment récupérer ces données sur le site COD/FOD de l'Office de Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) de l'ONU et le site HOT Exports.

Option 1 : Utiliser le fichier d'archive fourni avec le chapitre

| Coller le fichier d'archives QGIS_exploration.zip dans le dossier EXPLORATION

Laissez l'option 2 et rendez-vous directement à la section "Décompresser les archives zip".

Option 2 : Récupérer les données vectorielles sur internet

Données tierces

Les étapes qui suivent montrent comment télécharger les données géographiques existantes sur la République centrafricaine (RCA) sur le site COD/FOD d'OCHA. Si vous ne disposez pas de connexion internet, vous pouvez néanmoins lire et assimiler ces étapes.

| Se rendre sur http://www.humanitarianresponse.info/fr/applications/data

| Sélectionner FR tout en haut à droite de la page puis commencer à saisir le nom du pays dans la zone de filtre

| Chercher dans la liste la couche des settlements, soit en français les localités

On voit qu’il s’agit d’une couche de type ponctuel où chaque objet (ici chaque localité) sera représenté sous la forme d'un point.

| Cliquer sur l'archive ZIP contenant la couche de données géographiques pour ouvrir la fenêtre de téléchargement

 

| Enregistrer l'archive dans le dossier EXPLORATION

| Refaire la même opération pour toutes les couches géographiques disponibles. Liste non exhaustive, avec entre parenthèses l'équivalent en anglais dans la mesure où tout n'est pas traduit en français :

  • Limites administratives (Admin boundaries level 1, level 2, etc.)

  • Réseau routier (roads)

  • Hydrographie (hydrography, water bodies)

  • Hôpitaux et centres de santé (Hospitals and health centres)

  • Éducation (education, schools)

  • Points d'eau (water points)

  • Aérodromes (airports, airfields)

  • Réfugiés et/ou Personnes Déplacées Internes, Camps (Refugees/Internal Displaced Persons - IDPs, camps)

  • Forces armées internationales déployées / Sécurité (International force deployments / Security)

  • Postes frontières (border crossing points)

  • Dommages (damages)

 

La RCA est un pays où il y a beaucoup de données disponibles en ligne sur le COD/FOD, on trouve ainsi d'autres thématiques telles que :

  • Sols (soils)

  • Aires protégées (protected areas)

  • Groupes ethniques (ethnic groups)

  • Lieux d'extraction minière (location of active mines and mineral plants)

  • Champs pétroliers (petroleum fields)

  • Systèmes d'élevage (Livestock Production Systems)

  • Liste des mammifères en voie d'extinction (terrestrial mammals red list)

  • Zones d'Intérêt Cynégétique (hunting zones)

 

Dans la suite du chapitre, la démonstration de la méthodologie sera effectuée sur les catégories de couches géographiques suivantes : limites administratives, localités, réseau routier, hôpitaux et centres de santé et éducation.

Données OpenStreetmap

Nous allons d'abord récupérer des données OSM brutes englobant le territoire de la RCA, avant d'effectuer :

  • un changement de SCR

  • un découpage pour ne conserver que la donnée couvrant la RCA

| Télécharger l'archive zip contenant les shapefiles sur cette tâche du service HOT Exports : export.hotosm.org/fr/jobs/12691

ou

| Recréer une tâche sur la zone depuis export.hotosm.org/fr en la paramétrant de telle sorte que  les champs et les valeurs soient francisées, comme expliqué dans le chapitre 5 du guide

Décompresser les archives zip

| Extraire le ou les fichiers .zip dans le dossier EXPLORATION

La plupart des systèmes d'exploitation sont capables de le faire par un simple clic-droit> Extraire ici. Sinon, il est possible d'utiliser le logiciel open source léger 7zip pour y parvenir.

Il devrait y avoir désormais dans le dossier EXPLORATION les sous-dossiers suivants :

  • caf_admbnd1_200k_sigcaf

  • caf_admbnd2_200k_sigcaf

  • caf_admbnd3_200k_sigcaf

  • caf_admbnd2_200k_sigcaf

  • CAR_140315_schools_ver1

  • CAR_DATA_140731_Roads

  • republique_centrafricaine.shp

| Charger toutes ces couches dans un nouveau projet QGIS

Reprojeter les shapefiles du HOT Export

Le service HOT Exports n'offre pas encore la possibilité de télécharger la donnée OSM dans le SCR de son choix, mais uniquement le EPSG:3857. Comme le SCR des couches COD/FOD que nous avons téléchargées est EPSG:4326, nous allons créer une copie des shapefiles en prenant garde à changer le SCR afin de rendre possible des traitements sur les couches qui exigent que le SCR soit le même pour les couches impliquées.  

 

| Charger dans QGIS les couches planet_osm_point, planet_osm_line et planet_osm_polygon

| Pour chacune d'entre elles, faire un clic droit sur le nom >

| Cliquer sur le bouton , aller sur le dossier EXPLORATION et donner comme nom au fichier le nom originel avec en plus EPSG4326 à la fin

Exemple : planet_osm_point_EPSG4326

 

| Changer le SCR pour indiquer EPSG:4326

| Cliquer sur le bouton

 

Le service HOT Exports n'offre pas encore la possibilité de télécharger la donnée OSM en fonction d'une limite administrative, mais seulement une zone rectangulaire. De fait, nous allons ensuite dans QGIS intersecter les shapefiles OSM avec la couche administrative admbnd0, soit la frontière nationale :

| Faire menu Vecteur> Outils de géotraitement>

| Paramétrer la fenêtre pour que la couche planet_osm_point soit découpée par la couche admin 0 de la RCA, et indiquer le nom du fichier en sortie, comme indiqué ci-dessous

I Répéter la même séquence pour planet_osm_line et planet_osm_polygon

 

Couches administratives

Pour ce type de couche, nous allons nous appuyer uniquement sur les couches fournies par le COD/FOD et ne pas considérer celles d'OSM.

Géométrie

Du point de vue de la géométrie, il est important de vérifier que les limites des différents échelons administratifs s'emboîtent correctement, avec une superposition parfaite des limites des communes. Pour faciliter le contrôle visuel, nous allons changer la représentation par défaut de ces couches.

| Charger les fichiers de styles admbnd1, admbnd2 et admbnd3, depuis leurs dossiers respectifs localisés dans le dossier EXPLORATION, pour chacune des couches correspondantes

ou

| Changer le style de chaque couche en supprimant le remplissage et paramètrant une épaisseur de trait de 0,1 pour admin 3, 0,25 pour admin2 et 0,6 pour admin1

On doit obtenir ceci :

| Faire un zoom sur une zone frontalière entre deux objets de la couche admin 1

Un zoom permet d'apprécier facilement si les couches s'emboîtent parfaitement. C'est le cas ici.

Par contre, si l'on ajoute en fond de carte un rendu OpenStreetMap, on se rend compte que ces limites ne coincident pas avec celles des mêmes limites administratives dans OSM.

| Aller dans le menu Internet> OpenLayers plugin> OpenStreetMap et choisir un des rendus proposés

La source est donc différente. Celle d'OSM parait plus détaillée dans certaines zones.

 

Métadonnées

Le nom de la couche fournit certains renseignements. Exemple dans le cas de la couche caf_admbnd1_200k_sigcaf :

  • caf est la contraction de Centrafrique

  • admbnd1 est la contraction de Admin Boundaries 1, soit en français les limites administratives de rang 1

  • 200k est vraisemblablement l'échelle de référence de la couche, soit le 1/200 000, ce qui correspond à une précision moyenne

  • sigcaf est vraisemblablement l'acronyme de SIG Centrafrique, ce qui pourrait être le projet ou l'organisme à l'origine de la donnée

 

| Ouvrir les propriétés de la couche et aller dans l'onglet métadonnées.

Si l'on consulte l'onglet des métadonnées dans les propriétés de la couche, celui-ci ne fournit pas d'informations en dehors de celles sur la géométrie qui sont récupérées automatiquement : nombres d'objets, emprise spatiale et SCR. Mais rien sur la source, la date de création de la donnée, ni sur son processus de création.

A l'emplacement des fichiers qui constituent le shapefile, il existe cependant un fichier caf_admbnd1_200k_sigcaf.shp.xml qui est un fichier de métadonnées que QGIS est sensé pouvoir interpréter. Celui-ci peut avoir été créé automatiquement et ne pas contenir de métadonnées. Il est bon cependant de l'ouvrir avec un logiciel capable de lire du xml pour vérifier qu'il ne contient pas d'information intéressante.

En effet, les fichiers de métadonnées au format xml sont conçus à travers différents fichiers de style et certains sont propres à des logiciels particuliers, comme le logiciel SIG propriétaire ArcGIS.

 

| Se rendre à l'emplacement de la couche caf_admbnd1_200k_sigcaf

| Ouvrir le fichier caf_admbnd1_200k_sigcaf.shp.xml avec un éditeur de texte

Comme il s'agit d'un fichier en xml, il est rempli de balises XML qui ne facilitent pas la lecture.

On trouve rapidement l'information sur le fichier de style XML dans la deuxième ligne de texte :

  • ArcGISFormat><ArcGISstyle>FGDC CSDGM

Il s'agit donc bien d'un fichier de métadonnées créé sous ArcGIS avec la feuille de style FGDC CSDGM. On trouve ensuite ces blocs de texte en anglais au milieu des balises XML :

  • Boundaries Level 1 (Prefectures. The Region level's spatial boundaries are not included in the operational (COD) administration levels. The attributes (names of the regions) has been included in the admin level 1 shapefile

  • SIGCAF was a GIS effort conducted in 1996 and correspond with the 2003 census, with cartography prepared in 1:200,000 scale, on admin boundaries, as well as village locations. Village locations were taken with GPS in a systematic way

  • With this village update the SIGCAF dataset was compared to a village dataset available from World Resources Institute, 2013 (http://www.wri.org/resources/maps/forest-atlas-central-african-republic)

  • The dataset represents the first administrative boundaries (prefectures) in Central African republic with harmonized PCODE of ROWCA

 

Ce texte fournit donc les informations suivantes : la couche concerne les préfectures considérées comme le rang administratif de rang 1, cartographiées au 1/200 000 et qui incorporent les PCODES de ROWCA. Une recherche sur internet nous apprend que ce dernier acronyme désigne le Regional Office for West and Central Africa d'OCHA, soit le Bureau Régional pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre. Les noms des régions (qui englobent les préfectures) apparaissent dans les attributs. SIGCAF semble être un programme SIG mené en 1996 et mis à jour avec les données de recensement de 2003 qui a concerné à la fois les limites administratives et l'emplacement des villages, ces derniers ayant été comparés avec une autre source provenant du World Resources Institute.

Attributs

L'ouverture de la table d'attributs permet de connaitre le nombre d'objets que comporte la couche. Dans le cas de caf_admbnd1_200k_sigcaf, il y en a 17.

Si l'on constate que les caractères spéciaux (notamment les voyelles accentuées) sont manquants ou apparaissent sous forme de symboles divers, c'est que l'encodage des attributs n'est pas adapté. Exemples :

ou

 

Comme indiqué dans le chapitre de Prise en mains :

| Aller dans les propriétés de la couche dans l'onglet Général pour changer la valeur de la liste "Encodage des données source" de "System" (par défaut) par "UTF-8" ou "ISO-8859-16".

La table d'attributs de caf_admbnd1_200k_sigcaf ressemble à ceci :

On remarque qu'il n'y a pas de valeurs vides ("Null"). Il y a par contre des champs qui semblent être en doublon, notamment les noms des préfectures (champs PREF_NOM et AMD1_NAME). Le nom des régions qui regroupent certaines préfectures est également présent, comme des codifications sous forme de P_Code intégrant parfois le code pays (à deux ou trois lettres). Il y a également des informations numériques : les champs Shape_Area et Shape_Length ont été créés et calculés automatiquement par un logiciel SIG et représentent respectivement la surface et le périmètre des objets de la couche, mais dans le cas présent, comme la couche n'est pas projetée dans un SCR métrique mais dans un SCR dont l'unité est le degré décimal, les valeurs ne sont pas pertinentes. Le champ AREA_SQKM est par contre supposé afficher des valeurs en km2, mais il n'y a aucune certitude que les valeurs soient correctes. Il conviendrait mieux de projeter la couche dans un SCR d'unité métrique et de lancer une formule de calcul de surface des objets pour remplacer les valeurs.

En conclusion, les attributs sont des identifiants, des noms et la superficie (sujette à caution). Il n'y a aucune information thématique, ce qui est classique dans le cas des couches administratives.

Les mêmes remarques valent pour les deux autres couches administratives qui comportent les attributs de leur niveau administratif, mais aussi celles du niveau ou des niveaux au-dessus.

Comparaison avec des référenciels externes

L'évaluation d'une couche de données géographiques implique d'avoir une connaissance ou des référentiels pour pouvoir évaluer sa complétude et son actualité. Les couches administratives sont particulières en ceci qu'il s'agit de couches d'objets non directement visibles sur le terrain et qui doivent être complètes et parfaitement délimitées, dans la mesure où elles retranscrivent la décision prise par une autorité (gouvernement, autorités locales, etc.).

Pour l'évaluation de couches administratives, il convient de savoir si :

  • les différents niveaux sont bien présents (il est courant d'avoir accès aux niveaux 1 et 2, mais le maillage le plus fin est parfois manquant)

  • les versions des couches correspondent à l'état actuel du maillage administratif

  • la géométrie est correcte, quelle est sa précision et si le nombre d'objets est celui attendu

  • les attributs comprennent bien les noms complets des objets, voire des identifiants ou d'autres informations

 

Concernant le maillage administratif, le nombre de ressources sur ce type d'information ou la mise en ligne des informations officielles par le gouvernement central varient. Wikipédia fournit souvent des informations détaillées, mais il convient de s'assurer de l'actualité des informations, notamment dans le cas de pays dans lesquels les niveaux administratifs évoluent assez rapidement, notamment dans le cas de la création de nouvelles subdivisions. Il existe une norme ISO (ISO 3166) dédiée aux codes pays et à leurs subdivisions, mais sa dernière édition a été publiée entre 1997 et 1999.

 

En ce qui concerne la RCA, la page principale sur Wikipedia fournit le nom des niveaux et leurs nombres et renvoie à des pages dédiées pour chaque niveau administratif :

  • le premier niveau est constitué de 14 préfectures, 2 préfectures économiques, et une Commune autonome (la capitale, Bangui). Il existe également des régions regroupant les préfectures, mais il ne s'agit pas d'un rang administratif

  • le deuxième niveau de 71 sous-préfectures

  • le troisième niveau de 175 communes qui regroupent les quelques 10 000 villages que compte le pays

Le site http://www.statoids.com, en anglais seulement, se veut comme une annexe à jour d'un ouvrage anglophone consacré aux limites territoriales dans le monde, mais fournit des informations sur les deux premiers niveaux administratifs et liste des ressources externes (dont certaines sont francophones). Il confirme les informations de Wikipédia et fournit la référence d'un ouvrage francophone récent consacré au sujet, pour ceux qui auraient à y travailler de manière approfondie.

On remarque que le nombre d'objets concorde pour la couche admin1, mais pas pour les deux autres : la couche caf_admbnd2_200k_sigcaf contient 172 objets et la couche caf_admbnd3_200k_sigcaf seulement 168. Il peut s'agir d'erreurs ou de versions différentes. Pour le déterminer, la méthode suivante (caf_admbnd2_200k_sigcaf dans l'exemple, mais adaptable a la couche caf_admbnd3_200k_sigcaf) peut être employée :

  • comparer le nombre de sous-préfectures pour chaque préfecture entre la couche et la source de référence afin de trouver celles où ce nombre diffère

  • comparer ensuite les noms de sous-préfectures dans les préfectures identifiés précédemment pour identifier les objets (un seul en fait, dans le cas présent) qui créent la différence

  • consulter les sources de référence au sujet des objets identifiés pour determiner le statut de la différence (différence de mise à jour ou erreur)

 

Documentation dans la fiche de métadonnées type d’un référentiel géographique

A ce stade, il est important de documenter le travail d’exploration de l’information géographique que vous venez d’accomplir. Une bonne pratique consiste à établir et maintenir à jour un document - appelé par commodité référentiel géographique - organisant en fiches les métadonnées relatives aux principales couches thématiques de référence d’une zone de travail donnée.

La structure proposée pour structurer ces fiches de métadonnées est volontairement simple et consiste en trois tableaux dont les noms des champs sont explicites:

  • Description générale de la couche

  • Description détaillée de la couche

  • Description générale des attributs de la couche

 

Description générale de la couche

Historique

 

Nombre d’objets

 

 

Description détaillée de la couche

Nom

 

Définition

 

Représentation

 

Regroupement

 

Sélection

 

Modélisation géométrique

 

Exhaustivité

 

Liste des Attributs

 

 

Description détaillée des attributs

Description des attributs

 

Attribut 1 (Nom de champ)

 

Définition

 

Type

 

Valeur(s)

 

...

 

Attribut 1 (Nom de champ)

 

Définition

 

Type

 

Valeur(s)

 

 

Archivage de la couche d’information dans un système de fichiers

Si la couche d’information explorée présente, comme c’est le cas pour la couche d’information analysée, un intérêt pour une zone de travail donnée de nature à y servir même en partie d’information géogaphique de référence, il convient de l’archiver au sein d’un système de fichiers fonctionnel.  

Au sein du système de fichiers KIT SIG LIBRE présenté dans le chapitre précédent, la couche d’information géographique caf_admbnd3_200k_sigcaf sera logiquement archivée

  • au niveau du dossier 010101_COUCHES_VECTORIELLES_DE_BASE où est organisée l'information géographique accessible sur une zone d'intérêt donnée selon les sous-dossiers suivants :

  • 01010101_LIMITES_ADMINISTRATIVES

  • 01010102_PEUPLEMENT_LOCALISATION

  • 01010103_TRANSPORT

  • 01010104_HYDROLOGIE

  • 01010105_TERRAIN

  • 01010199_INDEX_GRILLES

  • précisément dans ledossier 01010101_LIMITES_ADMINISTRATIVES où est organisée l’information géographique existante relative aux limites administratives et politiques (délimitations de quartier incluses) pour une zone d’intérêt donnée.



Couches de localités

A la différence des couches administratives, les couches de localités comportent de très nombreux objets en évolution constante, de sorte qu'il est pratiquement impossible de s'assurer de leur exhaustivité et leur actualité.

Géométrie

Si un contrôle visuel montre assez facilement les différences de concentration entre deux couches d'objets linéaires, s'agissant d'objets ponctuels en grand nombre, il est difficile à l'oeil nu de distinguer les différences de concentration en fonction des endroits. Par conséquent, nous allons utiliser une méthode de comptage qui va permettre de connaître le nombre de localités du COD OCHA par rapport à la donnée, pour chaque division territoriale d'une couche administrative.

Les étapes seront les suivantes :

  1. Faire le comptage du nombre de localités pour la couche COD dans chaque division de la couche admin3

  2. Supprimer les champs inutiles avec l'extension Table Manager

  3. Filtrer la couche OSM pour ne conserver que les localités et la sauvegarder en tant que nouveau shapefile

  4. Faire le comptage pour la couche OSM des localités dans la couche de COD créée dans l'étape 1

  5. Ajouter un champ rempli de valeurs correspondant à la différence entre le nombre de localités COD et le nombre de localités OSM pour chaque division de la couche admin3

 

| 1. Faire menu Vecteur> Outil de gestion de données>

| Paramétrer la fenêtre pour qu'à la couche admin3 soit jointe la couche COD des localités de la RCA, que soit récupérée la somme des entités intersectées, indiquer le nom du fichier en sortie et conserver tous les enregistrements (pour éviter que des objets de la couche admin3 sans localité disparaissent de la couche de sortie)

Si on ouvre la table des attributs, on remarque que de nombreux champs ont été ajoutés à la droite. Mais seul le champ COUNT nous intéresse. Nous allons le renommer et supprimer les champs commençant par SUM avec l'extension Table Manager (gestionnaire de table).

| 2. Faire menu Vecteur> Table Manager>

| Sélectionner les champs à supprimer (1) puis cliquer (2) sur le bouton et enfin sur le bouton

| 3. Faire un clic droit sur la couche planet_osm_point_EPSG4326_RCA, puis choisir

| Ajouter dans la zone d'expression de filtrage : "place" is not null

| Faire un clic droit sur la couche planet_osm_point_EPSG4326_RCA, puis choisir  

| Choisir le dossier qui contient les couches OSM et nommer le nouveau fichier planet_osm_point_EPSG4326_RCA_localites

| 4. Faire à nouveau menu Vecteur> Outil de gestion de données>

| Paramétrer la fenêtre pour qu'à la couche admin3 qui contient le compte des localités COD, soit jointe la couche OSM des localités de la RCA, que soit récupérée la somme des entités intersectées, indiquer le nom du fichier en sortie et conserver tous les enregistrements

 

 

| 5. Ouvrir la table attributaire de la couche caf_admbnd3_200k_nb_localites_sigcaf_osm

| Cliquer sur le bouton ouvrant la calculatrice de champ

| Paramétrer comme indiqué ci-dessous la création d'un nouveau champ de nombres entiers nommé LOC_DIF (pour localités - différences) dont les valeurs vont être créées par l'expression  "COUNT_COD" - "COUNT_OSM"

 

| Cliquer sur OK

| Faire un clic droit sur la couche et choisir pour fermer le mode édition ouvert automatiquement par QGIS

| Ouvrir les propriétés de la couche et changer les paramètres pour aboutir au résultat ci-dessous

La couche devrait ressembler à ceci, avec les zones en rouge correspondants aux divisions où le nombre de localités est plus important dans la couche OSM :

La couche COD est donc en grande majorité la plus détaillée, mais la couche OSM l'est plus pour certaines divisions, en particulier certaines de faible superficie qui correspondent à des zones urbaines.

Documentation dans la fiche de métadonnées type d’un référentiel géographique

A ce stade, il est important de documenter le travail d’exploration de l’information géographique que vous venez d’accomplir. Une bonne pratique consiste à établir et maintenir à jour un document - appelé par commodité référentiel géographique - organisant en fiches les métadonnées relatives aux principales couches thématiques de référence d’une zone de travail donnée.

La structure proposée pour structurer ces fiches de métadonnées est volontairement simple et consiste en trois tableaux:

  • Description générale de la couche

  • Description détaillée de la couche

  • Description générale des attributs de la couche

 

Description générale de la couche

Historique

 

Nombre d’objets

 

 

Description détaillée de la couche

Nom

 

Définition

 

Représentation

 

Regroupement

 

Sélection

 

Modélisation géométrique

 

Exhaustivité

 

Liste des Attributs

 

 

Description détaillée des attributs

Description des attributs

 

Attribut 1 (Nom de champ)

 

Définition

 

Type

 

Valeur(s)

 

...

 

Attribut n (Nom de champ)

 

Définition

 

Type

 

Valeur(s)

 

 

Archivage de la couche d’information dans un système de fichiers

Si la couche d’information explorée présente, comme c’est le cas pour la couche d’information analysée, un intérêt pour une zone de travail donnée de nature à y servir même en partie d’information géogaphique de référence, il convient de l’archiver au sein d’un système de fichiers fonctionnel.  

Au sein du système de fichiers KIT SIG LIBRE présenté dans le chapitre précédent, la couche d’information géographique caf_settlements_sigcaf sera logiquement archivée

  • dans le dossier 010101_COUCHES_VECTORIELLES_DE_BASE où est organisée l'information géographique accessible sur une zone d'intérêt donnée selon les sous-dossiers suivants :

  • 01010101_LIMITES_ADMINISTRATIVES

  • 01010102_PEUPLEMENT_LOCALISATION

  • 01010103_TRANSPORT

  • 01010104_HYDROLOGIE

  • 01010105_TERRAIN

  • 01010199_INDEX_GRILLES

  • Au sein du sous-dossier 01010102_PEUPLEMENT_LOCALISATION où est organisée l’information géographique existante relative à la distribution spatiale du peuplement ainsi qu'à la géolocalisation (noms de lieux, points côtés, repères géodésiques, etc.) pour une zone d’intérêt donnée.

  • Dans le dossier 0101010201_PEUPLEMENT où est organisé l’information géographique décrivant le système de peuplement humain pour une zone d’intérêt donnée : habitations isolées, hameaux, villages, villes, etc.  




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