Sites


Guide du SIG libre

10 Conception cartographique pour l’élaboration de cartes de base

Les Libres Géographes

v1.01, 03/10/2015

88x31.png

Publié sous licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 Unported License

Paternité (BY) - Partage des Conditions Initiales à l'Identique (SA)

http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/

 

Certains matériaux de ce chapitre sont issus du Tutoriel QGIS de l'UMR 5185 ADESS, GRANIT,www.ades.cnrs.fr sous licence CC-BY, accessible à cette adresse :www.ades.cnrs.fr/tutoqgis/index.php

D'autres matériaux sont repris du tutoriel de l'Ecole Nationale des Sciences Géographiques sous licence ouverte ETALAB, accessible à cette adresse :

http://fad.ensg.eu/moodle/

Ce chapitre est consacré à l'élaboration des couches de données géographiques constituant chaque produit cartographique aux échelles du quartier, de l’agglomération et de la région. Il couvre la création ou la réutilisation de styles cartographiques existants, parfois complexes, dans le respect des grands principes de la sémiologie graphique de la cartographie qui sont résumés et abordés par l'exemple. Il fournit ainsi à la fois les connaissances, les fichiers de style et les fichiers de projet (accessibles depuis le kit) nécessaires pour concevoir des produits cartographiques.

Il fait usage du système de fichiers constitué pour les besoins du guide dans ce chapitre qui fournira ainsi une méthodologie pour son usage en conception cartographique.

Ce chapitre comprend à la fois :

  • des éléments d'introduction et d'explication de la fonction ou du processus détaillé par la suite

  • la suite des étapes nécessaires pour accomplir une tâche précise, réplicables dans tout projet, identifiées par le style ci-dessous

| Action à réaliser

  • des ressources vers d'autres documents pour aller plus loin, identifiées par le signe ►

Sémiologie graphique

Avant de présenter les techniques de création de symboles dans QGIS, il est important de fournir des éléments fondamentaux concernant le langage cartographique, avant de construire des symboles qui le respecte.                

La sémiologie graphique est au sens strict l'étude du sens des signes graphiques : cette discipline part du principe que tout graphisme possède une signification. Appliquée à la cartographie, la sémiologie graphique cherche à rendre la carte la plus compréhensible possible pour son lecteur. Le but est que la carte transmettre les informations que leur auteur veut mettre en valeur. Elle utilise pour cela des règles qui s'appuient aussi bien sur des principes symboliques universels que des symboles codifiés, qui doivent éviter les ambiguités d'interprétation ou une démarche artistique qui emploirait des graphismes sans signification particulière. Ces règles se sont élaborées et affinées depuis que la cartographie existe et ont pu intégrer les nouvelles possibilités offertes par l'informatique.

La sémiologie graphique fait l'objet de cours et d'ouvrages (voir quelques références en fin de section) qui y sont intégralement consacrés et nécessite de longues lectures pour en connaître le détail. Cette section en présente seulement les principes fondamentaux assortis d'exemples, afin d'en acquérir les bases indispensables et indique ensuite les ressources complémentaires pour approfondir le sujet.

 

L'un des principes fondamentaux de la sémiologie graphique est de respecter des logiques évidentes. Le symbole ci-dessous évoque par exemple la santé. Il n'y aurait pas de sens de l'utiliser pour un autre type de points d'intérêt.

La couleur bleue dans une représentation de l'occupation du sol évoque d'emblée une surface humide ou en eau, tandis que le vert des espaces végétalisés, qu'ils soient naturels ou cultivés. Les intervertir entrainerait immanquablement une erreur d'interprétation du lecteur.

 

Parmi les règles à respecter, la sémiologie graphique incite à simplifier :

  • en regroupant les données. Par exemple, s'il n'est pas nécessaire de les distinguer les uns des autres, représenter tous les points d'intérêt liés aux commerces d'alimentation par le même symbole, qu'il s'agisse d'une boulangerie, d'une boucherie, d'une épicerie, etc. Cette logique a été suivie dans le fichier de style pour Points d'Intérêts présent dans le kit.

  • en épurant les symboles. Moins un symbole est complexe, plus il est facilement reconnaissable et ne brouille pas les autres symboles qui l'entoure. Par exemple, dans les deux symboles de camion ci-dessous, le premier est beaucoup plus compact et épuré que le second, mais reste parfaitement identifiable. Il génèrera moins la lecture des autres symboles qui peuvent se retrouver proches de lui et sera plus identifiable lorsque sa taille est réduite.

           

Hiérarchiser l'information est également primordial :

  • Il est important de faire ressortir la ou les informations principales que la carte doit montrer. Même dans le cas d'une carte d'inventaire, où le but est de faire apparaitre le maximum d'information, la hiérarchisation est importante. Le rendu OpenStreeMap standard que l'on voit sur le site www.osm.org est typiquement une carte d'iinventaire, qui cherche donc à monter le plus d'informations possibles à la fois. Cependant, il n'est pas possible de montrer toute l'information, a fortiori au fur et à mesure que l'échelle devient petite. Les hopitaux y apparaissent sous forme de symbole dès le niveau de zoom 15, alors que les restaurants seulement à partir du zoom 17, parce que ces derniers sont considérés comme moins importants dans la hiérarchie des points d'intérêts.

  • Le fond de la carte doit permettre de facilement localiser les informations principales en fournissant des points de repère. Même s'ils sont parfois peu importants dans la hiérarchie de l'information de la carte, réseau routier, toponymes, mais aussi éventuellement d'autres points de repères comme des objets emblématiques tels que des monuments participent beaucoup à sa compréhension par le lecteur.

 

Rester sobre dans la conception de la carte, notamment dans l'utilisation de la couleur, est généralement une bonne pratique à adopter. La couleur est un moyen très efficace de faire ressortir une information, mais si trop de symboles colorés sont présents l'information au contraire deviendra difficilement lisible. Il n'y a par exemple aucun intérêt de colorer la surface de zones administratives lorsque celles-ci ne sont pas l'information principale que la carte doit montrer, car ces couleurs détourneront le regard de l'information principale. Le coût supplémentaire lors de l'impression doit aussi être pris en compte.

 

Normaliser les éléments (non seulement les symboles cartographiques, mais aussi d'autres éléments comme les étiquettes, les titres ou les légendes) participe à la simplicité, la hiérarchisation et la sobriété nécessaires lors la conception de la carte.

Pour de plus amples informations et coméplments sur la sémiologie graphique, on pourra se référer aux ouvrages suivants:

 

►Gérald Weger, Cartographie Volume 1,Sémiologie graphique et conception cartographique, ENSG, mars 1999, 141 p. est un cours de l'Ecole Nationale des Sciences Géographiques en France, disponible en version électronique sur le site de l'eENSG ou dans le sous-dossier 0102010201_CARTO/ à l'intérieur du dossier 00_osm-gis_support_docs présent dans le kit. 127 pages, soit la grande majorité des pages du volume, sont dédiées à la sémiologie graphique et présentent avec beaucoup de détail ses concepts et ses règles pour ceux qui veulent approfondir.

 

►Jean Dénègre (Dir.), Sémiologie et conception cartographique, Lavoisier, Collection ENSG, 2005, 274 p. est un ouvrage imprimé sur papier qui reprend en grande partie le volume de Weber, mais ajoute notamment deux chapitres supplémentaires, l'un consacré à la couleur, l'autre aux écritures en cartographie.                

Techniques avancées de style des couches

La donnée OpenStreetMap a été préalablement récupérée depuis le service HOT Exports selon les modalités expliquées dans le chapitre "Récupérer des données géographiques libres", de préférence en utilisant les options de traduction des champs et des attributs en français. Le kit fournit également plusieurs jeux de données OSM.

 

Créer des symboles composés

Dans le chapitre de Prise en mains ont été utilisés des symboles disponibles par défaut dans QGIS, dont les paramètres ont été modifiés (couleur, taille, largeur, transparence, etc.). Nous allons voir maintenant comment créer de nouveaux symboles composés qui combinent plusieurs symboles existants.

Principes des symboles composés

| Ajouter une couche d'objets linéaires dans QGIS, ouvrir ses propriétés et cliquer sur l'onglet Style

| Dans la zone présentant les symboles disponibles dans la bibliothèque, cliquer sur le symbole

La partie gauche de la fenêtre se présente ainsi :

On s'aperçoit que le symbole, qui représente une ligne bleue cernée de marron, est en fait composée de deux éléments : un trait bleu superposé à un trait marron plus large, dont n'apparaissent du coup que les bords.

Dans la barre d'outils en dessous, seul le signe est disponible, le reste est grisé.

| Cliquer sur pour ajouter un nouvel élément au symbole composé

Un troisième symbole apparait tout en haut et modifie l'apparence du symbole composé, qui comporte désormais une fine ligne centrale.

Comme l'élément ajouté a été automatiquement sélectionné, les autres boutons sont accessibles. Il est bien sur possible de sélectionner n'importe quel élément du symbole composé.

Les autres boutons sont :

pour supprimer l'élément sélectionné.

pour verrouiller les paramètres de l'élément sélectionné. Lorsqu'il est verrouillé, cet élément ne subira pas de changement lorsque les paramètres généraux du symbole composé seront modifiés.

pour monter l'élément sélectionné dans la superposition des éléments du symbole composé. L'élément va se superposer à ceux qui sont en dessous de lui.

pour descendre l'élément sélectionné dans la superposition des éléments du symbole composé. L'élément va recouvert par le ou les autres éléments qui sont au-dessus de lui.

 

Composition d'un symbole d'objet ponctuel

Pour un objet ponctuel, la composition de différents élements permet notamment de créer un symbole comportant une forme ou un élément de police avec une forme simple (rond, carré, etc.) qui l'encadre. Par exemple :

Un autre exemple qui utilise deux éléments symbole de police, l'un décalé vers la gauche, l'autre vers la droite :

 

Composition d'un symbole d'objet linéaire

En plus de varier la largeur respective des éléments, il est possible d'utiliser des éleémts non continues, comme des lignes simples en pointillés (voir ci-dessous) ou des lignes de symboles (symbole ponctuel qui va se répéter linéairement).

 

Composition d'un symbole d'objet polygonal

Un symbole d'objet polygonal peut être composé de différents éléments pour constituer un remplissage :

  • par défaut, des remplissages simples qui peuvent être continus, avec des lignes ou des densités, en cliquant sur

 

La liste déroulante ci-dessous apparait alors :

 

  • les remplissages simples peuvent être changés pour d'autres types de remplissage et également des éléments spécifiques aux bordures des polygones, en cliquant sur

 

La liste déroulante ci-dessous apparait alors :

 

Il est ainsi possible de concevoir un polygone symbolisé par un remplissage simple de la surface que superpose un remplissage par centroïde, ce qui permet de rajouter un symbole de point à une trame de couleur (cercles proportionnels sur une couche de polygones).

Récupérer et intégrer dans QGIS des symboles existants

Par défaut, QGIS propose des symboles intégrés par défaut lors de l'installation du logiciel, qui ont été utilisés dans le chapitre de Prise en mains.

S'il est facile de concevoir soi-même des symboles composés à partir des symboles de QGIS et obtenir ainsi des symboles complexes, il n'en est pas de même pour la création de symboles ponctuels, ou icônes, qui nécessite une vraie expertise graphiste. Par conséquent, savoir récupérer des symboles existants et les intégrer à QGIS est important pour le géomaticien sans expertise graphiste.

Afin de pouvoir être rendus à toutes les échelles, les symboles doivent être sous format vectoriel et non raster, car ce dernier donnerait un rendu rapidement pixellisé. Deux formats vectoriel peuvent être importés dans QGIS : le SVG (acronyme de Scalable Vector Graphics) et le XML (eXtensible Markup Language).

Symboles SVG

Le chapitre de Prise en mains explique comment utiliser un symbole SVG et indique également la possibilité de charger un fichier externe. Nous allons voir ici comment intégrer dans QGIS, une fois pour toutes, des ensembles de symboles existants afin qu'ils soient facilement accessibles, à la manière des symboles présents par défaut.

Le système de fichier du kit comporte plusieurs series de symboles libres récupérés sur les sources suivantes :

 

 

Il existe d'autres sources d'icônes utilisables en cartographie, par exemple :

 

  • https://thenounproject.com/, un site internet de partage qui recueille un très grand nombre d'icônes, sous licence publique ou CC BY Attribution.

 

 

Comme ces sources évoluent, il est conseillé de les consulter, notamment si aucune icône présente dans le kit ne convient pour un certain type d'objet.

 

Pour intégrer les symboles SVG présents dans le kit dans le dossier /05_DOC_SUPPORT_SIG/0501_SYMBOLES/050101_SVG du système de fichier SIG, ou tout autre dossier contenant des icônes et présent sur le disque dur de l'ordinateur, il suffit de suivre les instructions suivantes.

 

| Dans QGIS, se rendre dans le menu Préférences> Options..., onglet Système

| Dans la zone Chemins SVG, cliquer sur le bouton

| Naviguer jusqu'au dossier contenant les symboles SVG et cliquer sur

La fenêtre devrait ressembler à ceci :

| Cliquer sur le bouton en bas à droite

Désormais, depuis l'onglet Style des Propriétés des couches vectorielles, le contenu du dossier 050101_SVG apparait dans la bibliothèque des symboles SVG.

 

Attention cependant si vous partagez le même projet sur d'autres ordinateurs : les symboles ne s'afficheront que si le dossier dans lequel ils se trouvent est localisé exactement au même emplacement sur les différents ordinateurs. Les chemins des symboles SVG enregistrés dans les options des préférences ne sont pas relatifs mais absolus.

 

Option 2 : ajouter le nouveau dossier contenant des symboles dans le dossier où sont déjà présents les bibliothèques SVG par défaut

| Coller le nouveau dossier de symboles SVG dans le dossier /usr/share/qgis/svg/ sous Linux ou C:\Program Files\QGIS\apps\svg sous Windows

 

Sous Linux, il y a les App Symboles dans /usr/share/qgis/svg mais on peut les mettre dans User Symbols en créant un dossier svg et en y copiant les fichiers dans le répertoire caché de QGIS dans le home. ( /home/user/.qgis2/svg )

 

► Pour aller plus loin dans l'intégration de symboles SVG, et notamment modifier leurs caractéristiques pour autoriser leur personnalisation sous QGIS, consulter ce tutoriel de Nicolas Rochard dans le PortailSIG :

http://www.portailsig.org/content/ajouter-et-personnaliser-des-symboles-svg-depuis-qgis

Symboles XML

Le format XML est celui utilisé pour les symboles dits simples, les symboles en motifs de points ou motifs de lignes.

Il est possible d'importer de nouveaux symboles XML dans le gestionnaire de symboles de QGIS. Nous allons par exemple ajouter les symboles créés par OCHA (Office de Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies) pour représenter des objets humanitaires, que l'on peut récupérer sur le site de l'ONG MapAction sous forme d'un fichier zip qui contient ces symboles au format QGIS, ArcGIS ainsi que deux polices de caractères, OCHA-Icons-Bounded.ttf et OCHA-Icons-Unbounded.ttf. Lorsque ces symboles sont utilisés, il est demandé de créditer à chaque fois les sources de cette façon : "Source : OCHA & MapAction".

Ces symboles se présentent sous trois formes d'habillage graphique (NB : dans les exemples ci-dessous, la croix derrière le symbole symbolise le cadrage et le fond et ne fait pas partie du symbole) :

  • icônes blanches avec un entourage bleu des Nations Unies ("Icons Bounded White") comme par exemple

  • icônes transparentes avec un entourage bleu des Nations Unies ("Icons Bounded Transparent") comme par exemple

  • icônes de couleur bleu des Nations Unies sans entourage ("Icons Unbounded") comme par exemple

 

Dans la mesure où ces symboles s'appuient sur les polices de caractères OCHA, il est impératif d'ajouter les polices à celles de l'ordinateur pour que les symboles s'affichent complètement.

Pour installer les polices sous Ubuntu :

| Se rendre depuis l'explorateur de fichiers dans le dossier contenant les polices OCHA, (soit /0501_SYMBOLES/OCHA_Humanitarian_Icons_For_GIS_v1.0/OCHA_Humanitarian_Icons_Fonts/ sur le kit)

| Faire un clic-droit sur la première police et cliquer sur

 

| Une fois dans le visionneur de police, cliquer sur

| Répéter le processus pour l'autre police

Il faut désormais importer les symboles dans le gestionnaire de symboles de QGIS :

| Dans QGIS, aller dans menu Préférences> Gestionnaire de symboles... pour ouvrir la fenètre du gestionnaire

| En bas à droite de la fenêtre, cliquer sur le bouton puis sur

| Dans la fenêtre d'import, cliquer sur

| Naviguer jusqu'au dossier

/OCHA_Humanitarian_Icons_For_GIS_v1.0/OCHA_Humanitarian_Icons_QGIS/QGIS_2.0.1

| Sélectionner l'un des fichiers XML puis cliquer sur le bouton Ouvrir

La fenêtre doit désormais ressembler à cela :

| Changer le nom du groupe si besoin ou laisser comme tel

| Cliquer sur pour sélectionner tous les symboles du fichier XML pour cliquer sur

L'import va prendre plusieurs secondes et les symboles vont ensuite apparaitre dans le groupe indiqué (existant ou nouveau).

| Répéter la procédure pour les autres fichiers XML

Les nouveaux symboles sont désormais disponibles dans l'onglet Style des propriétés des couches. Ils sont mélangés par défaut avec les autres symboles existants, mais il est également possible de les filtrer par groupe :

| Cliquer sur la liste pour choisir le groupe de symboles qui sera le seul affiché

 

Créer un style de routes avec des niveaux de symboles pour gérer les superpositions

Par défaut, QGIS affiche automatiquement les objets d'une même couche en fonction du classement de leur identifiant unique (ID) dans la structure du fichier de donnée : par exemple, pour une couche de 1000 objets, l'objet dont l'ID=1 sera affiché en premier, l'objet avec l'ID=2 sera affiché ensuite et recouvrira l'objet ID=1 s'ils se superposent en totalité ou partie, et ainsi de suite jusqu'à l'objet ID=1000 qui ne sera recouvert par aucun autre objet de la couche étant donné qu'il est le dernier à s'afficher.

Par conséquent, le résultat d'un affichage obéissant à cette règle par défaut peut ne pas être satisfaisant lorsqu'il s'agit d'une couche dont les objets sont superposés en partie et hiérarchisés les uns par rapports aux autres. Le cas typique est celui d'un réseau routier, dans lequel routes et rues s'intersectent : on s'attend à ce que le réseau de rang supérieur se superpose à l'autre, mais cela n'est pas le cas par défaut.

Dans l'exemple qui suit, les voies se superposent mal dans la zone marquée 1, avec une voie tertiaire jaune qui recouvre la voie primaire (rouge) à une intersection. Dans la zone 2, les sections de voie tertiaires ne se fusionnent pas, de sorte que les extrémités apparaissent nettement au lieu d'être fusionnées entre elles.

 

Ces limites peuvent être résolues en activant et paramétrant les "niveaux de symboles" de la couche.

| Accéder aux propriétés de la couche de points, onglet Style

| Cliquer sur le bouton puis sur niveaux de symboles

| Cocher la case pour faire apparaître les options

Comme l'explique le texte en haut de la fenêtre, cette fenêtre permet de définir l'ordre d'affichage des symboles des couches en indiquant un chiffre pour chaque couche dont la combinaison forme un élément du symbole. Dans l'exemple ci-dessous, les symboles sont tous composés de la combinaison de deux symboles, à l'exception du dernier tout en bas qui est seulement composé d'un élément (trait noir). Si un symbole était composé de trois éléments, une colonne Couche 2 s'ajouterait sur la droite de la fenêtre.

 

 

Plus le chiffre indiqué dans les niveaux de symboles est petit, plus il est "rendu" (c'est-à-dire dessiné par le logiciel dans la zone d'affichage cartographique) tôt. Les chiffres les plus élevés sont rendus en dernier et donc se superposent aux chiffres plus petits. Il convient donc d'adopter la méthode suivante :

| Convenir au préalable de l'ordre d'importance des objets entre eux. Cela peut être fait à travers un classement des objets catégorisés qui respecte leur hiérarchie respective

Dans notre exemple, les catégories du réseau routier ont été classées par ordre d'importance, du haut (route primaire) vers le bas (voie non spécifiée). Dans ce cadre, la numérotation des niveaux de symboles peut être faite ainsi :

 

| Numéroter les couches en partant du bas et de la gauche et en ajoutant 1 au nombre précédent. Il est possible d'ajouter plus que 1 si dans le futur des catégories intermédiaires vont vraisemblablement être ajoutées

| Valider et vérifier visuellement le nouveau résultat du rendu

On remarque que les deux problèmes mentionnés plus haut n'apparaissent plus :

  • la logique de superposition des couches est respectée

  • les objets de même catégorie sont bien fusionnés

 

               

Attention cependant : pour un réseau routier, cette représentation peut afficher des superpositions de certaines voiries par rapport à d'autres qui ne correspondent pas à la réalité, dans le cas notamment d'échangeurs dans lesquels les voies passent les unes au-dessus des autres (ce qui est décdirt dans OSM avec l'attribut couche=* ou layer=*).

 

Des fichiers de style de couches QGIS comportant l'ensemble des types de voies OSM sont disponible dans le kit, avec une version adaptée aux attributs OSM originaux en anglais, et une version adpatée aux attributs OSM traduits en français (pour rappel, cette traduction peut être obtenue via le site de téléchargement HOT Exports). Ils sont disponibles dans deux types d'unités différentes, expliquées dans la section suivante.

Créer un style de routes utilisant les unités de carte pour la largeur des voies

Par défaut, le millimètre est l'unité utilisée dans les propriétés de style pour la largeur d'un objet linéaire.

La valeur millimétrique indiquée reste alors constante, quelle que soit l'échelle de la zone d'affichage cartographique de QGIS : un symbole dont la largeur vaut 1.0 millimètre, par exemple, fera toujours un millimètre de large sur la représentation cartographique. Cependant, si cette largeur est adaptée à l'échelle à laquelle le symbole a été conçu, elle l'est moins au fur et à mesure que l'on s'écarte de cette échelle.

Dans notre exemple ci-dessous, les largeurs sont adaptées aux grandes échelles (plan de quartier, à gauche), mais plus l'échelle devient petite, affichant l'ensemble de l'agglomération, plus la largeur des voies apparaît exagérée (à droite).

De la même manière, si un symbole linéaire a été conçu pour une représentation à petite échelle, sa largeur apparaîtra trop fine lors d'un affichage à grande échelle.

Il est possible dans QGIS d'utiliser une autre unité pour les largeurs de symboles linéaires, basée cette fois sur les unités de la carte.

Dans le cas d'un SCR utilisant une projection en coordonnées métriques, l'unité sera donc le mètre et la valeur indiquée pour le symbole sera donc une largeur en mètres sur le terrain et non plus sur la représentation cartographique, de sorte que le symbole paraît de moins en moins large plus l'échelle devient petite, ce qui apparait bien dans la fenêtre de contrôle des couches au fur et à mesure où l'on zoome, alors que pour la couche de voies utilisant la méthode des unités millimétriques la largeur reste fixe à toutes les échelles.

L'exemple ci-dessous montre la différence de représentation pour les mêmes zones, avec la méthode des unités millimétriques.

Si cette méthode permet d'obtenir un résultat satisfaisant du point de vue cartographique sur une place d'échelle plus étendue qu'avec les unités millimétriques, elle a également ses limites. Dans notre exemple, à une échelle encore plus petite, le 1/100 000 environ, et a fortiori celle de la région ou du pays, une voie de 10 mètres de large deviendra invisible.

De même, avec cette méthode, les valeurs choisies se rapportent à une échelle de référence choisie par l'utilisateur. Il est possible de choisir des valeurs proches de la réalité, comme une trentaine de mètres de large pour une voie rapide 2x2 avec terre-plein central. Il est également possible de les exagérer un peu, afin que les voies restent plus visibles à l'échelle d'une agglomération, mais cela aura évidemment pour effet d'avoir des routes plutôt larges à l'échelle du quartier.

L'exagération peut encore être renforcée si l'on désire obtenir une couche visible plutôt à l'échelle d'une agglomération à une région. Evidemment, la représentation ne sera alors pas satisfaisante à l'échelle du quartier.

Nous allons charger un fichier de style de couches basé sur cette méthode, pour les voies OSM dont les attributs ont été traduits en français.

| Dupliquer la couche des voies OSM, la renommer et accéder à ses propriétés

| Cliquer sur le bouton Style> Charger le style et se rendre dans le système de fichiers, dans le dossier 0503_FICHIERS_DE_STYLE

| Choisir un des styles OSM présents pour les voies, adapté à la langue des attributs (français ou anglais) : Style_OSM_highway_unite_carte_FR si les attributs sont en anglais ou Style_OSM_voies_unite_carte_FR si les attributs sont en français

Ce style couvre normalement l'ensemble des attributs OSM concernant les voies.

Créer un style de couches utilisant un ensemble de règles pour gérer échelles et groupes de couches

Nous avons vu que jusqu'à présent, aucune méthode ne permet d'offrir une représentation des voies à toutes les échelles. Pour y parvenir, il faut alors paramétrer différentes couches pour couvrir la totalité de la place d'échelles désirée.

Une autre méthode est capable de gérer cela : appelée "ensemble de règles", elle permet de paramétrer aussi bien un filtre propre à chaque élément de la couche (et non pas un filtre pour l'ensemble de la couche, comme vu dans le chapitre de Prise en mains) que des limites d'échelle maximale et minimale.

Cette méthode est intéressante pour qui veut ajouter un nombre réduit de couches OSM (exemple une pour tous les polygones, une pour toutes les lignes et une dernière pour tous les points) dans son projet QGIS et pouvoir ensuite zoomer sur une large plage d'échelle. S'il s'agit par contre de créer une carte à une échelle précise, cette méthode offre peu d'intérêt, dans la mesure ou elle va compliquer la création de la légende, car il faudra éliminer un par un les éléments qui n'apparaissent pas à l'échelle de travail.

 

Nous allons regarder un style existant, inspiré par ceux d'Anita Graser, afin de comprendre comment fonctionne cette méthode.

| Ajouter une couche planet_osm_line dans le projet et accéder à ses propriétés

| Cliquer sur le bouton Style> Charger le style et se rendre dans le système de fichiers, dans le dossier 0503_FICHIERS_DE_STYLE

| Choisir un des styles OSM présents pour les voies qui incorporent un ensemble de règles, adapté à la langue des attributs (français ou anglais) : Style_OSM_donnees_EN_lines_regles_FR.qml si les attributs sont en anglais ou Style_OSM_donnees_FR_lines_regles_FR.qml si les attributs sont en français

L'exemple suivant montre les propriétés du style pour des attributs traduits en français :

L'ensemble de règles permet d'afficher non pas seulement les différentes valeurs d'un champ de la couche, mais n'importe quel objet de la couche en utilisant des règles (Rule) qui peuvent avoir un style propre (c'est le cas de "réseau ferré") ou contenir des sous-règles ("réseau routier et hydrographie").

Pour accéder aux sous-règles, il suffit de :

| Cliquer sur (ou sur + pour les ordinateurs sous Windows)

Nous allons analyser ligne à ligne les règles depuis le haut pour comprendre le fonctionnement.

 

est la règle de rang 1 qui contient l'ensemble des autres règles liées au réseau routier. Elle se contente de filtrer les données pour ne garder que les objets dont le champ voie n'est pas vide. Toutes les sous-règles qu'elle contient sont affectées par ce filtre.

 

est la sous-règle de rang 2 qui contient l'ensemble des règles concernant les autoroutes. Elle se contente également de filtrer les données en ne conservant que les objets dont le champ voie a pour valeur autoroute.

 

est la sous-règle de rang 3 qui définit un style (en unité millimétrique) pour les autoroutes, qui sera visible entre le 1:100 000 et le 1:10 000 000.

 

est la sous-règle de rang 3 qui définit un style (en unités de carte) pour les autoroutes, qui sera visible entre le 1:100 000 et le 1:1.

 

est la sous-règle de rang 3 qui définit un style (en unités millimétriques) pour les autoroutes qui sont également des tunnels, qui sera visible entre le 1:1 000 000 et le 1:1. Il s'agit de la dernière règle liée au groupe autoroutes.

 

est la sous-règle de rang 2 qui contient l'ensemble des règles concernant les voies expresses et routes primaires. Elle se contente de filtrer les données en utilisant l'opérateur IN pour lister les valeurs conservées.

 

est la sous-règle de rang 3 qui définit un style (en unité millimétrique) pour les voies expresses et routes primaires, qui sera visible entre le 1:100 000 et le 1:10 000 000.

 

est la sous-règle de rang 3 qui définit un style (en unités de carte) pour les voies expresses et routes primaires, qui sera visible entre le 1:100 000 et le 1:1

 

est la sous-règle de rang 3 qui définit un style (en unités millimétriques) pour les voies expresses et routes primaires qui sont également des tunnels, qui sera visible entre le 1:1 000 000 et le 1:1. Il s'agit de la dernière règle liée au groupe voies expresses et routes primaires.

 

est la sous-règle de rang 2 qui définit un style (en unités de millimétriques) pour toutes les autres voies considerées comme routes, à savoir : jonction vers voie expresse, jonction vers route primaire, jonction vers route secondaire, route secondaire, voie non spécifiée, route tertiaire, jonction vers route tertiaire. Elle est visible entre le 1:600 000 et le 1:1 : pour une échelle plus petite que le 1:600 000, seules les autoroutes et voies expresses apparaitront.

 

est la sous-règle de rang 2 qui définit un style (en unités millimétriques) pour toutes les autres voies qui ne sont pas concernées par les autres règles vues plus haut, entre le 1:600 000 et le 1:10 000 : pour une échelle plus petite que le 1:600 000, seules les autoroutes et voies expresses apparaitront. Cette règle et celle qui suit auraient pu être incorporées dans une règle qui aurait eu pour seul but de les regrouper, comme pour les autoroutes par exemple.

 

est la sous-règle de rang 2 qui définit un style (en unités de carte) pour toutes les autres voies qui ne sont pas concernées par les autres règles vues plus haut, entre le 1:610 000 et le 1:1.

 

est la règle de rang 1 qui définit un style (en unités millimétriques) pour tous les types de voies ferrées, entre le 1:10 000 000 et le 1:1. Cette règle montre bien la capacité de la méthode à associer dans une même couche des objets dont l'attribut principal se trouve dans dans champs différents.

 

est la règle de rang 1 qui contient l'ensemble des autres règles liées à l'hydrographie. Elle se contente de filtrer les données pour ne garder que les objets dont le champ hydrograph contient l'information "fleuve ou riviere". Toutes les sous-règles qu'elle contient sont affectées par ce filtre.

 

Ces deux règles permettent de représenter les fleuves ou rivières selon un style différent (en unités millimétriques) selon que l'échelle est plus petite ou plus grande que le 1:125 000.

L'absence de valeur pour l'échelle maximale dans un cas et minimale dans l'autre signifie de fait qu'il n'y a pas de bornes : les cours d'eau sont visibles même à très petite échelle et pourraient être théoriquement visibles à une échelle plus grande que le 1:1. Cette logique aurait aussi pu s'appliquer au réseau routier.



► Pour aborder d'autres formes de représentation, liées cette fois non pas à des catégories d'objets (valeurs dites qualitatives), mais des quantités ou des effectifs (valeurs dites quantitatives), le chapitre X.1 du tutoriel de l'ADESS explique les différentes méthodes adaptées à différents cas et couvre les points suivants :

  • Représenter des quantités ou des effectifs : carte en symboles proportionnels

  • Créer une couche de points à partir d'une couche de polygones

  • Faire varier la taille de points en fonction d'un champ

  • Représenter des variables relatives à des surfaces : cartes choroplèthes

  • Créer un champ de densité de population

  • Faire varier la couleur des communes en fonction du champ densité

  • Représenter des quantités ou des effectifs : cartes en semis de points

 

Le chapitre 4 des cours QGIS débutant de l'eENSG est consacré à la représentation des données et aborde à la fois la représentation des données vecteurs et matricielles, ainsi que le mode de fusion, qui permet de paramétrer la manière dont une couche va s'intégrer dans celle située en-dessous pour le mode de fusion entre couche, ou entre objets de la couche pour le mode de fusion entre objets, en mettant en valeur certains élements par rapport à d'autres, ou encore en gommant les effets de la transparence.

 

► Pour accéder à d'autres ressources de conception cartographique, consulter ce tutoriel de Nicolas Rochard dans le PortailSIG :

http://www.portailsig.org/content/design-cartographique-une-liste-de-ressources-en-ligne-indispensables

Préparation de cartes à différentes échelles

Utiliser les fichiers de style du système de fichiers

Dans les sections précédentes, ont été utilisés des fichiers de style conçus pour la donnée OSM et disponibles dans le dossier 0503_FICHIERS_DE_STYLE du système de fichiers. Leur conception a été expliquée afin de pouvoir les faire évoluer au besoin. Ces fichiers de style pour la donnée OSM concernent :

  • le réseau routier (style proche du rendu OSM standard), dans les deux unités (de carte et mm) pour des objets linéaires

  • les principaux points d'Intérêt, souvent regroupés en catégories (symboles en noir et blanc dérivé des symboles Maki et OSMic) pour des objets ponctuels

  • le bâti (style proche du rendu OSM standard) pour des objets surfaciques

  • l'occupation du sol (style proche du rendu OSM standard) pour des objets surfaciques

  • Les loisirs (style proche du rendu OSM standard) pour des objets surfaciques

  • les espaces naturels (style proche du rendu OSM standard) pour des objets surfaciques

  • le trait de côte (style proche du rendu OSM standard) pour des objets linéaires et surfaciques

 

Pour la donnée hors OSM, il convient d'utiliser les symboles existants (par défaut ou ajoutés à QGIS) ou d'en créer de nouveaux en tenant compte des spécificités propres à chaque couche de données. Par exemple, les couches d'une thématique donnée couvrant deux territoires distincts peuvent avoir un modèle d'attributs totalement différents l'une de l'autre, ce qui oblige à faire un style catégorisé propre à chacune. Un fichier de style "Style_settlements_OCHA.qml" est disponible dans le dossier 0503_FICHIERS_DE_STYLE, mais les catégories OCHA de lieux de peuplement sont parfois inexistantes ou réduites à deux catégories dans les couches de lieux de peuplement (settlements) téléchargeables sur le site COD-FOD.

Utiliser les projets génériques de carte en résolvant les chemins des sources de données

En dehors des fichiers de style et des symboles, il existe deux fichiers de projet QGIS dans le dossier 0301_QGIS qui sont des bases pour établir des cartes selon deux grandes échelles différentes : le quartier ou l'agglomération et la région ou le territoire national (selon la taille du pays).

A l'ouverture, ils vont chercher à accéder aux fichiers planet_osm qui doivent se trouver dans le dossier 010201_DONNEES_OSM_VECTORIELLES, ainsi que certaines couches (administratives, peuplement, etc.) qui se trouvent dans les sous-dossiers contenus dans le dossier 0101_DONNEES_SIG. Ces derniers sont probablement manquants ou portent un autre nom que celui enregistré dans le projet, dans la mesure où il n'y a pas un nom universel pour les SIG couches de base ou thématiques.

Un tableau comparable à celui ci-dessous va alors apparaître :

Chaque ligne correspond à une couche du projet QGIS pour laquelle le logiciel n'est pas parvenu à trouver le fichier des données. Il convient alors de :

| Cliquer sur la cellule "Source de données" de l'une des lignes pour voir apparaitre la fin de la ligne qui montre le nom de la couche et son dossier

 

| Si cette donnée est absente du système de fichier, il faut alors l'y ajouter en la collant ou en la téléchargeant

Si la donnée ne peut être trouvée :

| Passer à la ligne suivante du tableau et refaire les mêmes étapes

Si la donnée se trouve dans le système de fichiers :

| Cliquer sur le bouton Parcourir, naviguer jusqu'à l'emplacement de la donnée, la sélectionner et cliquer sur Ouvrir

| Cliquer sur le bouton Appliquer pour faire disparaitre cette ligne

| Recommencer le processus entier avec une nouvelle ligne à résoudre

Lorsque toutes les lignes ont été passées (source de donnée trouvée ou non) :

| Cliquer sur OK

Le projet va se charger et les couches dont la donnée a bien été indiquée vont s'ajouter, les autres vont disparaître.

Carte, échelle de travail et détail des donnees affichées

Dans l'optique de production d'une carte papier, il faut d'emblée se positionner sur le territoire à couvrir et voir quel niveau de détail on voudrait réussir à montrer, par rapport au support papier sur lequel la carte sera imprimée. Il faut alors etre réaliste : s'il s'agit d'imprimer une grande agglomération (Dakar par exemple) sur une feuille au format A4, il est illusoire d'espérer y afficher les noms de rues ou de multiples points d'intérêt.

Il convient de n'afficher que les couches indispensables et il faudra peut-être faire des filtres pour ne garder que les élements les plus importants d'une thématique, comme les principales administrations ou les grand hôpitaux par exemple.

Carte de quartier ou d'agglomération

Cette carte utilise massivement la donnée OSM et les fichiers de style décrits plus haut dans la section et de façon moindre des données de référence à l'échelle nationale, compte tenu de l'échelle de travail (plus grande que le 1:200 000 environ). Par défaut, seules les limites administratives de rang 3 (dont le nom diffère selon le pays) ont été incluses.

 

A partir de cette base, il convient d'enlever ou d'ajouter des éléments complémentaires en fonction de la carte à réaliser. Par exemple :

  • ajouter une nouvelle couche de donnée thématique et utiliser les symboles maki, osmtic ou OCHA pour la mettre en valeur, par dessus le fond OSM où n'est conservé que le réseau viaire (carte thématique à partir d'une donnée externe à OSM).

  • ne conserver qu'un nombre réduit de catégories (voire une seule) des Points d'Intérêts pour les faire ressortir (carte thématique à partir de la donnée OSM)

  • au contraire, détailler plus encore les catégories des Points d'Intérêts pour faire ressortir certains objets supplémentaires pour montrer tous les équipements et commerces sur une zone (carte d'inventaire)

Carte régionale ou nationale

Cette carte utilise davantage des sources de données de référence à l'échelle nationale (recupérées notamment dans le site COD-FOD d'OCHA) que la donnée OSM, compte tenu de l'échelle de travail (plus petite que le 1:200 000 environ). Par conséquent, la résolution des sources de données prendra plus de temps.

Les limites administratives sont souvent un élément essentiel à faire figurer. La bonne distinction des différents niveaux est essentiel, et il faut prendre garde à la différence de rendu entre l'écran et la carte imprimée.

Utiliser un réseau routier consolidé concernant les principales catégories de voies ou le détail des lieux de peuplement est également important pour avoir un fond de plan efficace pour la lecture. La donnée OSM peut être déficiente sur ce plan, d'où la nécessité d'utiliser d'autres sources de données de référence.

 

Il y a une erreur de communication avec le serveur Booktype. Nous ne savons pas actuellement où est le problème.

Vous devriez rafraîchir la page.