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Guide du SIG libre

Introduction

Projet Espace OpenStreetMap Francophone

v1.0, 18/12/2014

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Publié sous licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 Unported License

Paternité (BY) - Partage des Conditions Initiales à l'Identique (SA)

http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/

 

Cet ouvrage propose un parcours d’apprentissage théorique et pratique autour de l’approche de cartographie citoyenne, participative et libre du projet OpenStreetMap et la géomatique libre contemporaine telle qu’elle est pratiquée dans les territoires du Nord et du Sud dans des contextes de vie “normale” ou dans des situations de crises brêves ou durables, aussi bien de type environnementales (résultant du jeu intriqué de facteurs humains et “naturels”) que complexes (résultant de la combinaison de dimension environnementale et politique).


Ce livre puise dans l’expérience acquise par son collectif d’auteurs et de contributeurs en tant que géomaticiens “classiques” ayant travaillé dans des territoires du Nord et du sud dans des contextes opérationnels “normaux” et de crise au sein de différentes structures représentatives du champ d’acteurs de la Géomatique professionnelle (collectivités territoriales, structures académiques de l’enseignement et de la recherche, organisations internationales).

Ce manuel doit aussi beaucoup aux bientôt cinq années de travail de son collectif d’auteurs et de contributeurs dans le champ des usages des approches de néo-cartographie, néo-géographie du projet OpenStreetMap de cartographie citoyenne, participative et libre intégrées aux mouvements du libre et de la donnée appliqués aux territoires de pays du Sud dans les contextes d’appui au développement et de l’action humanitaire (préparation et réponse aux situations de crise) selon une perspective d’appui à l’émergence de communautés de contributeurs OSM locaux capables de soutenir une relation avec l’ensemble des acteurs de la scène géomatique.

Ce guide de géomatique libre a été conçu et écrit selon une perspective, celle des acteurs émergents de la géomatique 2.0 des pays francophones du Sud, et singulièrement ceux dénués de tout savoir théorique et pratique en géomatique, mais forts de savoir-faire pratiques “néo-cartographiques”, notamment ceux acquis autour d’OSM à l’occasion des programmes de formation et d’animation OSM du projet Espace OSM Francophone (ProjetEOF) dans ces territoires.

En se plaçant dans la position de ces contributeurs OSM francophones de pays du Sud, il est proposé un itinéraire d’auto-formation permettant de pouvoir nouer une relation avec l’ensemble des acteurs du champ géomatique autour des pratiques et ressources du projet OSM et de leurs réutilisations en cartographie et système d’information géographique (SIG).


Le collectif d’auteurs et de contributeurs espère ainsi faire oeuvre utile et accompagner des contributeurs OSM pour la majorité jeunes, issus d’organisations communautaires de base, d’université, d’espaces de co-travail, de lab et de hub technophiles ou déjà actifs dans des structures d’État (aux niveaux local ou central), des ONG locales ou internationales ou des organisations internationales, afin qu’ils fonctionnent ensemble en communauté géomatique dans le but de produire des bien communs géographiques nécessaire à un développement territorial harmonieux.

 

Le collectif d’auteurs et de contributeurs dans la conception de ce travail était bien conscient de la richesse de la documentation existante en Géomatique (notamment celle produite sous licence libre) et a pu s’appuyer sur ces riches ressources de manière à produire un contrepoint utile à celles et ceux qui au Sud dans les contextes de l’action humanitaire et du développement prennent leur part de l’action géomatique.


Cependant, ces ressources documentaires et didactiques mettent l’accent et laissent souvent de côté un élément pourtant fondamental pour l’analyse spatiale, la cartographie ou les logiciels SIG, tant dans les enjeux de sa création et son maintien que ceux liés à la facilité de son accès : la donnée.

Pourtant, notre époque se signale par un accroissement accéléré et inédit de capacités multi-acteurs en termes de création de données spatiales brutes, d'accès et de mobilisation de données existantes, de traitements, d'analyses, d'élaboration de produits cartographiques sous tous types de support : cartes statiques électroniques et papier, cartes web dynamiques, cartes embarquées sur récepteurs GPS (Global Positioning System) ou appareils mobiles (ordiphones et tablettes). L'émergence et la relative généralisation des portails d'information géographique et des infrastructures de données spatiales (IDS) généralisent et renouvellent l'accès tant aux données brutes qu'aux produits cartographiques, tout en rendant possible des mises à jour collectives de cette IG. L'ampleur et les possibilités de ce changement de fond radical qui affecte l'information géographique n'ont pas encore été à ce jour pleinement saisies, surtout dans les contextes de l'action humanitaire et de développement propre aux pays dits en voie de développement (PVD) ou moins avancés (PMA).

Le projet OSM se distingue comme un composant fondamental et structurant de ce nouveau système géomatique 2.0 du triple point de vue de la pertinence de sa solution technique et légale dont l'accessibilité web est assurée et adéquate, de la qualité de sa donnée lorsqu’elle est maintenue par une communauté active, et enfin de la force de ses communautés mondiale et locales. Son ouverture, sa souplesse et sa robustesse permettent à tous, individus, groupes ou organisations, de pouvoir ensemble participer activement et efficacement selon leurs perspectives, avec leurs ressources propres à cette cartographie du globe et répondre, enfin, à un double enjeu qui avait empêché jusqu’alors la mise en place d’une donnée géographique précise, accessible sur le monde entier :


  • assurer la cohérence des couches d'information créées du point de vue de leur distribution spatiale, de leur ancrage dans le temps et enfin d'un point de vue sémantique

  • relever le défi de la mise à jour de ces couches d'information dans les conditions "normales" de vie des territoires et plus encore dans le temps spécifique des crises humanitaires quand elles imposent aux acteurs géomatiques locaux aux capacités amoindries l'obligation de faire face à des besoins d'informations thématiques qui peuvent être larges, impliquant des mises à jour répétées, d'importances variables, portant sur des aires opérationnelles d'intérêt (AOI) de taille aussi changeante.


A travers de nombreux services web ou combinée à d’autres sources de données libres qui couvrent des domaines autres que les structures physiques de l'espace et peuvent exiger des technologies avancées (imagerie aérienne ou satellite par exemple), une expertise pointue (recensement de la population) que ne peuvent accomplir des volontaires, OSM propose un potentiel de réutilisation totalement inédit d’un point de vue historique et offre des perspectives nouvelles a de multiples acteurs qui étaient jusqu’à présent peu ou pas du tout pourvus en données géographiques précises sur leur territoire : services déconcentrés des Etats, organisations de la société civile ou étudiants.


Encore faut-il que ce potentiel soit connu et facilement appréhendable. C’est là tout l’objectif du présent guide.

Son organisation suit la progression logique suivante :


  • définir et poser les notions centrales de la géomatique et du libre, souvent peu ou mal connues, avec de nombreux renvois vers des sources plus détaillées et des mises en contexte (Chapitre 1)

  • expliquer la révolution de l’apport de la donnée libre et plus particulièrement d’OpenStreetMap dans le champ de la géomatique, au “Nord” comme au “ Sud” (Chapitre 2)

  • recenser les sources et ressources documentaires libres et accessibles sur le web, qu’il s’agisse de cours, manuels, tutoriels, forums ou listes de discussion, souvent méconnues au “Sud” (Chapitre 3)

  • dresser un inventaire thématique (visualisation, contribution, analyse et personnalisation) des services web associés à OpenStreetMap considérés comme les plus intéressants, en expliquant comment les utiliser et en présentant leurs avantages, mais aussi leurs limites afin que le lecteur puisse déterminer quel service correspondra le mieux à son besoin (Chapitre 4)

  • présenter les services et outils pour récupérer de la donnée spatiale libre injectable dans un logiciel SIG pour effectuer cartes thématiques et analyse spatiale, que cette donnée provienne d’OpenStreetMap ou d’autres services, en n’omettant pas, là encore de présenter leur avantages et limites respectifs (Chapitre 5)

  • décrire toutes les fonctionalités du service de webmapping uMap, qui permet à des non-spécialistes de créer des cartes en ligne dynamiques, fondées tout ou partie sur la donnée OpenStreetMap et offrant des possibilités inédites de libération et d'analyse de ces données libres

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