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Le Permanagement

4. Comment déployer le PM - Processus
Permacompta

4.5.1 Comment déployer les 12 principes du design permacole pour la gestion d’un projet d’innovation

A - Vers un design permacomptable pour les organisations

La permacomptabilité© en tant qu’outil support de la pétale économie de la permaculture a été initiée par Charles Judes en 2020. Cette approche est en train de s’intégrer au mouvement international de permaculture, et ainsi à l’Université Populaire de Permaculture en France.

En plus d’être une boussole 8K (8 capitaux) pour les permanagers (Responsables d'organisations ?), elle est aussi un outil de facilitation multi-dimensionnelle hors pair pour les permacomptables lors du design de projets d’innovation (design permacomptable Creative Common Charles Judes 2021).

De facto, un permacomptable part du principe fondamental que, ne prendre en compte qu’un seul capital financier dans les représentations comptables, entraine les dégradations socio environnementales profondes que nous connaissons aujourd’hui : EX... (ère de l’anthropocène).

Dans le cercle permanagérial, il intègre donc 8 capitaux (8K), soit 7 capitaux en plus du capital financier

Les capitaux...

  • vivants,
  • intellectuels,
  • spirituels,
  • expérientiels,
  • matériels,
  • culturels
  • et socials.

Ces capitaux sont eux-mêmes la somme d’une multitude de capitaux. Développer/expliquer...

Pour un permacomptable, ce qui est capital financier est vu comme un capital monétaire, c’est-à-dire la propension de l’organisation à faire circuler des valeurs vertueuses en interne/externe à l’organisation, dans la mise en place de projets/actions. La stratégie s’oriente alors vers la maximisation des 8 bassins (?) de capitaux. Si c'est monétaire, ce n'est pas vertueux ?

Dans une gestion de projet/d’action, l’introduction de ces 8 capitaux permet d’ouvrir la vision individuelle et collective à des systèmes de valeurs écosystémiques primordiaux. Pourquoi ?

Il ressort que Les prendre en compte, c’est permettre potentiellement le déploiement de projets systématiquement durables et régénératifs, car intégrant la somme des individus mais aussi des écosystèmes, dans leur unicité et leur singularité.

Comment relier sa vision 8K à son design

La mise en place de cette ouverture aux 8 capitaux se fait en lien fort avec les 12 principes (de design ? => conceptuels de Holmgren ?) en permaculture et les 16 principes (Hoagland & Dodson ?) des systèmes vivants sains. Ceux-ci sont en effet un préalable à l’observation et au discernement lors de la mise en place du projets/des actions, dans la fixation (?) notamment du cahier des charges projet.

L’anagramme souvent utilisé pour la mise en place de ce design spécialisé « organisations » est le suivant (source : https://www.designpermacomptable.com/designer-debutant)

Ces phases sont dynamiques et font appel à l’intelligence individuelle et collective. Elles s’ancrent ainsi dans plusieurs phases :

  • divergence / convergence,
  • de décadrage / recadrage créatif,
  •  de planification / action lors d’ateliers sur mesure

Elles permettent alors d’aller sur un d'orienter le prototypage de projet viable envers les 8K, ce qui signifie en d’autres termes, aller vers un projet intégratif et coopératif, que cela soit avec mariant son écosystème d’affaires ou avec les écosystèmes naturels intérieurs (écologie intérieure) et extérieurs.

Au sein d’une organisation, qu’elle soit lucrative ou non, le projet intervient ainsi en tant que moyen pour ouvrir et fluidifier les potentiels individuels à résonance collective. Dès lors le projet n’est plus systématiquement vu comme une finalité en Soi.

Les 12 principes de design écosystémique tels que le propose D. Holmgren pour le design en permaculture/permacomptabilité apparaissent en effet comme des instruments (inspiration ?) pour structurer sa pensée (discernement) et améliorer l'efficacité du travail collaboratif (voir stigmergie => expliquer le terme). Ils permettent d’ouvrir la vision d’un groupe à la compréhension des ensembles écosystème vivants complexes et dynamiques dans lesquels nous vivons, afin que nous puissions être des agents = acteurs ? conscients et garants d’une co-évolution "humains / non-humains".

[Le discernement écosystémique 8K (individuel et collectif ?) proposé lors de la mise en place d’un design permacomptable suppose de passer par des temps d’inspiration en se tournant vers l’arrière et vers l’avant, puis de convertir ces inspirations en objectifs stratégiques inspirants. Cela permet également de réduire les clivages intérieurs et interindividuels, et en crée ainsi le bon niveau de motivation, suffisamment efficace pour ouvrir la voie à une évolution continue au-delà du projet achevé. [Expliqué /À reprendre]

Exemple d’atelier analogie : Inspirons-nous pour nos projets avec par le biomimétisme. Regardons la subtilité insoupçonnée des bactéries telles que Paenibacillus vortex (le point rouge), l’architecture complexe de ses colonies révèle en effet ses grandes facultés d’adaptation et de communication (Pourquoi ?). Nous pouvons aussi admirer la beauté avec laquelle se déploie leur intelligence. Elle fait comment ?

Tout cela permet de mieux de comprendre quel est le potentiel 8K, et a insi dans la capacité régénérative de son organisation. Cela favorise l’installation d’une raison d’être écosystémique et holistique sur le long terme, favorable aujourd’hui à la différenciation / singularisation d’un point de vue marketing. Pouquoi marketing ? on n'est pas ds le design là ?

Pour fluidifier la transition d’un schéma classique à un schéma octo-capital au sein des organisations, le permacomptable en lien avec les permanagers, facilite le déploiement d’un expérientiel capacitant (en langage courant...) :

1. Une compréhension plus approfondie du développement régénératif, y compris la façon dont il étend sa fertilisation à d'autres approches de durabilité. Lesquels ?

2. Une capacité à utiliser des cadres de systèmes dynamiques (c'est quoi ?)pour offrir plus de valeurs à ses clients, et à son discernement, pour un meilleur alignement individuel et collectif. Cela inclut la conception de processus qui permettent aux permanagers de grandir personnellement et professionnellement en intégrant un travail de développement personnel au bénéfice du développement collectif, augmentant sa capacité à appliquer la pensée systémique et gérer la complexité à plus grande échelle, avec plus de résilience dans le développement systématique de nouvelles façons de pensée ;

Exemple inspirant d’expérientiel capacitant : la pédagogie expériencielle par le goût de Camille (voir dessin de Delphine MURAL).

La dégustation est une pratique qui suscite des éveils en faisant appel à des sens non forcément utilisés usuellement. Cognitivement, nous avons tous des réflexes comportementaux.

Il s’agit par cette pédagogie expérientielle par le goût de révéler, de générer un certain nombre de biais cognitifs. Il s’agit de créer une déviation systématique de la pensée logique et rationnelle par rapport à la réalité. Les biais cognitifs conduisent le sujet à accorder des importances différentes à des faits de même nature et peuvent être repérés lorsque des paradoxes ou des erreurs apparaissent dans un raisonnement ou un jugement (source Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Biais_cognitif).

Le design en permaculture a cet objectif de faire émerger des biais cognitifs dans la coopération et l’ouverture à soi et au monde. Ne pas connaître ces biais, c’est aller potentiellement à l’encontre d’un mutualisme co-évolutif humains / non-humains.

Ouvrir les champs de son regard sur soi et sur le monde, permettent d’aller vers la compréhension les liens, étape préalable à la régénération de soi et du monde. Cela suppose de travailler avec la singularité, la différence, l’unicité de chacun tel qu’il est, où il en est, avec ses croyances et son vécu.

3. Une capacité accrue à engager les collègues et les clients autour (vers, dans ?) des voies du développement régénératif, ce qui permet de soutenir et améliorer leur travail, au même titre que leurs aspirations ;

4. Une plus grande capacité à évaluer les processus de conception et de développement du potentiel de régénération au sein de l’organisation, et à concevoir des moyens d'accroître leur efficacité régénérative ;

5. Des stratégies pour développer une pratique régénérative réussie, soutenue par la participation à une communauté d'apprentissage collaboratif de pairs et de collègues qui dans leur unicité/leur singularité partagent leurs engagements dans la création d’un travail profondément innovant au service d'un monde plus sain.

Un exemple de valorisation et de conduite de projet sous l’angle de la permacomptabilité©

Peut-on valoriser un capital Amour ?

  • L’Amour étant a priori infini, nous ne chercherons pas à le valoriser (cela est la même règle pour la nature comme pour les hommes, comme pour le capital social, expérientiel ou spirituel).

  • Par contre l’ensemble des moyens mis en place pour préserver ce capital nourricier sont comptabilisables, par exemple : acheter un bouquet de fleurs, offrir un bon restaurant en tête à tête, prendre un temps à deux. Tout cela est un investissement d’avenir capitalisable en soi.

  • Ainsi dans une comptabilité extra financière ne sont alors comptabilisables envers les 8 capitaux, que le temps passé à les renouveler, ainsi que les actions de renouvellement (exemple : le bouquet).

  • Ceux-ci doivent cependant être montrés au monde, nous pouvons imaginer à l’avenir une plateforme régénérative et coopérative 8K, tel que l’imagine la communauté des permacomptables, un véritable outil de gestion de projets et de dialogue hybride (présentiel / distanciel) pour faire pleinement circuler le champ de force de ce capital Amour dans nos sociétés.

La permacomptabilité en action : La permacomptabilité© commence à être mise en place au sein d’environnements à impact tels que l’Institut Polynésien de Biomimétisme/Institut Méditerranéen de Biomimétisme qui accompagne les organisations dans leurs aptitudes régénératives ou l’association Rêv’olution, qui accompagne des porteurs de projets permaculturels et cherche à mailler une nouvelle écolonomie créative.

Beaucoup de projets à fortes externalités positives sur l’environnement existent, mais celles-ci ne sont pas visibles aujourd’hui. L’enjeu est alors de rendre lisible les externalités positives (mais aussi négatives) de tous ces acteurs engagés sur le terrain, pour donner du sens et de la traçabilité aux fonds de financement de ces projets à impact, tournés vers l’avenir, pour leur permettre de connaître, en lien avec les 12 principes de design écosystémique, leur capacité en terme de sociabilisation, de spiritualisation, d’expériencialisation, d’intellectualisation, …

Il est cependant bon de savoir qu’une permacomptabilité© est un bon moyen pour évoluer dans de son impact/efficience envers les 8 formes de capitaux, afin d’avoir un impact écosystémique maximisé. Par un système de jauge, le permanager cherchera tout d’abord à évaluer la qualité de son organisation et de son écosystème à périmètre défini, à comprendre la notion de développement régénératif (le soi, le tout) et la viabilité écosystémique, avant de mettre en place des métriques purement quantitatives.

Faire appel à l’intelligence collective / émergence créative est de mise dans la conduite du projet innovant via ce type de design. Ces procédés favorisent en effet l’autopoïèse au sein d’une organisation : du grec Auto (soi-même) et poiésis (production, création), il s’agit de la propriété d’un système de se produire lui-même en permanence et en interaction avec son environnement, et aussi de maintenir son organisation (structure) malgré son changement de composants (matériaux).

Exemple de mesure Capital Social :

Exemple de mesure du potentiel de sociabilisation individuelle interne à une organisation : Le cerveau est notre génome, c’est-à-dire les informations comprises dans notre ADN. Si tout n’est pas mesurable dans le vivant, le potentiel de sociabilisation peut cependant être mesuré par le permacomptable, à l’aide de son écoute active lors d’ateliers en émergence créative :

Quels sont ses gènes liés à la communication ?

Quelle est sa perception de l’environnement ?

Quelle est sa réaction au changement ?

Cette mesure de l’intelligence collective ou sociale, par le permacomptable, ne remplace pas l’analyse des motifs dessinés par les organisations, qu’ils soient pyramidaux, horizontaux, organiques ; elle la complète ! Dans ce cadre, la mise en place d’une permacomptabilité© ne vise pas à mesurer le succès d’un individu au sein de l’organisation, mais juste son potentiel à réussir ensemble. Le permacomptable facilite la fluidification vers une pensée écosystémique et holistique, favorisant l’installation durable d’une autopoïèse

Et demain ?

Si nos sociétés bâtissaient leur apprentissage sur l’expérientiel et sur ces 12 principes, nous n’aurions très certainement plus faim, plus de chômage, plus de soucis de santé et de pollution (Voir Gunter Pauli économie bleu 3.0).

Peut-être alors n’aurions-nous plus besoin de comptabilité ?

Le changement climatique pourrait être la meilleure chose qui nous soit jamais arrivée, si nous réussissons à le voir comme une opportunité de transformation. Nous savons que si nous résolvons ce symptôme de notre vision du monde sans changer la vision du monde elle-même, nous créerons simplement un autre symptôme destructeur du monde. La permacomptabilité© apparaît donc comme un outil de transition vers un système de pensée intégratif et holistique, pour designer pour ce(ux) qui compte(nt) vraiment, pour penser alors comme une forêt.

 

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