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Le Permanagement

Management

La crise que nous traversons va -t-elle renforcer ou adoucir nos guerres économiques de territoires ?

Quelles pratiques introduire dans l’entreprise pour nous aider à franchir le prochain pas d’un leadership qui s’inspire du vivant ?Qu’est-ce qui nous appelle à rester connectés et non pas, paralysés par l’ampleur de la tâche ?

A générer une expérience apprenante pour tous, réussissant les transformations au service de l’humain et de la planète ?

 

Comment développer un management où la vie n’est pas détruite au service de la performance ?

 

Se positionner face à une Gestion omniprésente

 

 

Au début de ma carrière, durant 5 ans j’ai géré de A à Z des projets de développement de compétences - pour le middle management - dans un centre de formation réputé de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris. Je me souviens d’une ambiance de guerre économique. Une surveillance, voire un espionnage mutuel s’étaient installés avec notre principal concurrent. Alors que je voulu transmettre nos méthodes d’ingénierie à l’un de nos grands comptes, afin qu’ils s’autonomisent et réalisent eux-mêmes la prestation, la réponse fût « Pas question, on va pouvoir les refacturer chaque année, comme ça !». Guerre, concurrence et dépendance.

 

Ce monde-là, c’est celui que j’ai décidé de quitter. Il a décimé un tiers de la biodiversité mondiale. C’est celui qui exploite, non seulement les ressources de la Terre mais aussi les humains comme ressources. On les forme, les informe, puis on les déforme. On les ploie puis les redéploie. Combien d’équipes performantes et solidaires ai-je vues être disloquées, face aux impératifs de profits.

 

Vincent de Gaulejac1, sociologue clinicien, mentor de mon DESS au Laboratoire de changement social à Paris IX Dauphine, m’avait prévenue au début de ma carrière : comme à IBM, ici tu verras, les gens deviennent malades par la gestion.

Nous étions chez Honeywell Bull et nous formions les cadres ensemble.

« La société n'est plus qu'un marché, un champ de bataille insensé où le remède proposé aux méfaits de la guerre économique consiste toujours à durcir la lutte » nous dit-il, et certains craquent et rompent les amarres. 

 

Il y a 100 ans nos productions pesaient seulement 3% de la biomasse du monde. Mais maintenant nos objets, nos métaux, nos habitats abiment le vivant de ce monde. Il y a plus de bâtiments et de routes, que d’arbres maintenant. Et le poids de nos plastiques pèse le double du poids de tous les animaux de la planète.

 

Si ce fameux modèle économique rendait heureux, on le saurait. La Finlande semble être le pays capitaliste où les gens se sentent heureux. Il me semble que cela tient surtout à leur excellent système éducatif.

D’ailleurs les jeunes d’aujourd’hui ne sont-ils pas en train de nous apprendre, à nous les boomers, un autre monde pour demain ? Un monde commun où le lien importerait plus que le bien ? Un monde où travailler et prendre soin se conjuguent au présent. Se donner du temps pour vivre, partager et jouer avec ses enfants lorsqu’on est parent.

Pascal Demurger explique d’où lui est venu l’élan d’impulser une transformation profonde à la MAIF. Mes enfants m’ont dit : « Tu sais papa, ton entreprise … telle qu’elle est, là, nous…. on ne viendrait pas y travailler !»

Pour nos enfants, si ce n’est pour nos valeurs, nous avons à décider de cesser d’alimenter l’économie de la destruction.

 

Comment le permanagement permet de respecter le rythme et les besoins de chacun.e ?

 

Pratiquerle permanagement invite à faire régulièrement des pauses conscientes, pour lâcher prise et régénérer son élan. Aller marcher dehors, dessiner, jardiner, ne rien faire… pour créer des ouvertures au milieu de sa vie professionnelle afin d’être en mesure de mieux communiquer avec soi et les autres. Apprendre à écouter et cultiver ses sens intérieurs, à remarquer ses habitudes d’ego et les empêchements qui brouillent sa perspicacité, puis à percevoir au-delà de ces jeux de l’égo.

Il ne s’agit pas tant de « faire agile » que d’être agile.

Ce qui demande de dépasser ses croyances et ses limites usuelles. « Depuis que j’ai pris le temps de mieux me connaître, je suis plus à l’aise dans les relations avec mes collaborateurs et mes partenaires » reconnait cette manager. La conscience d’elle-même dont elle a fait l’expérience en se challengeant, a ouvert un espace de relations encore plus constructives avec son équipe.

 

Cette capacité d’OBSERVATION est un des premiers principes de permaculture. Appliqué aux émotions et aux comportements, il nous prévient lors de nos déséquilibres.  Notamment lorsqu’on fonctionne toute la journée en pilote automatique, sans plus du tout ressentir son corps.

 

 

Comment s’appuyer sur le Permanagement dans la gestion d’équipe ?

  • Les permanageurs et eco-leadeuses développent une stratégie écosystémique et sont à l’écoute des relations de chacun au système, des interconnexions et des synchronicités qui les entourent. Tout évolue en permanence dans la nature.
    Ils ne veulent plus opérer à partir d’une planification à 3 ans et un contrôle par objectifs annuels ou semestriels et KPI’s.
    Leur manière ressemble plus à un leadership dans le flow, similaire aux trajectoires de l’eau dans les rivières. La rivière à partir de sa source sait qu’elle va vers l’océan, c’est son cap mais en chemin selon les obstacles elle s’adapte et change de formes. 

  • Les permanageurs font de même, ils définissent les variables stratégiques à suivre concernant leur marché, mettent en œuvre une veille collective sur ces critères et adaptent régulièrement leur cap.

 

 

 

Les Réunions stratégiques sont séparées des réunions opérationnelles en permanagement comme en management classique ; cependant
une vigilance invite à diminuer la réunionite, par l’utilisation de l’écritpour informer les personnes concernées des problématiques à résoudre.

  • Chacun chacune est invité à écrire selon un modèle facilement partageable :
    -le Contexte, les faits
    -le Problème et les enjeux de la prise de décision
    -le Délai
    -Mes demandes aux personnes concernées

  • La rétro-action constructive en entretien- afin de grandir et d’apprendre les uns des autres, des temps 2 par 2 fréquents sont mis en place- pas tant pour faire le point sur les avancées de l’opérationnel car ceux-ci sont écrits et mis à jour régulièrement sur les outils numériques collaboratifs- mais plutôt pour se faire des retours sincères. Arriver à se dire tour à tour : « ce que j’apprécie et qui est agréable lorsque nous travaillons ensemble », et aussi, « ce qui ne me va pas et que j’aimerais changer ».

  • Partager des temps de recentrage corporelsil y a des pratiques simples que nous pouvons appliquer pour nous aider à être plus présent.e au présent : observer notre respiration, remarquer comment et où nous respirons dans notre corps, repérer nos sensations corporelles, observer notre posture à un moment donné. Repérer quand nous sommes déclenché.e.s par quelque chose de positif ou négativement. Grâce à la pratique de courtes sessions de pleine conscience de 10 minutes, nous pouvons sentir à quel point nous sommes conscient.e.s, tout en travaillant seuls, en marchant le long du couloir ou en discutant avec les autres, en ligne ou en face à face.

  • Se donner de l’espace pour des temps de Dialogue génératifune façon de s’exprimer en groupe où nous nous adressons au meilleur potentiel du groupe plutôt qu’à une personne en particulier. Nous nous concentrons sur l’endroit où l’énergie circule le plus tout en cherchant à aller au-delà des tensions plutôt que de se pencher sur les différences dans un mode réactif en ping pong.

De cette façon, le dialogue génératif appelle l’avenir émergent et permet un approfondissement des relations authentiques au-delà des débats polarisés (« nous - contre eux » / « tu as tort – j’ai raison »).

  • Faire l’expérience par son alignement et par sa parole d’un ordre génératif où la vie opère à travers nous. De cette façon, le dialogue génératif permet un approfondissement des relations authentiques au-delà des différences.

  • La permaculture indique combien la résilience est faite de diversité.

Les méthodes du dialogue génératif, où chacun se met au diapason de sa raison d’être, génère de la cohérence et un niveau d’harmonie permettant l’expression d’une grande diversité d’angles de vues. Tout y est considéré comme apprentissage, y compris notre chemin de vie.

 

 

Comment passer d’une posture de contrôle à une posture de co-leadership ?

 

Imaginez que l’amplitude des challenges actuels vienne réveiller votre motivation la plus profonde, vienne activer votre potentiel le plus élevé.

 

C’est le cas de 3 EQUIPES de dirigeantes, qui me font confiance et m’inspirent depuis près d’un an. Je les accompagne en coaching et développement de leurs compétences. Elles font partie de celles et ceux qui souhaitent créer à partir de la paix économique au service de l’humain et du vivant. Elles cherchent à aligner leur raison d’Etre personnelle et la raison d’Etre des entreprises qu’elles co-dirigent.

 

  • Les premières éduquent au quotidien les enfants, de 6 à 11 ans avec une pédagogie alternative connectée à la nature

  • Les secondes dirigent une école et forment des jeunes de 18 à 25 ans à l’agroécologie

  • Les troisièmes inspirent le déploiement des talents de femmes par un business connecté à la culture et à la nature au sein d’un Lab franco-allemand, basé à Berlin.

 

Toutes, mettent au centre la vie. Elles régénèrent les sols, la fécondité, les liens. Elles mettent le cap sur un co-leadership à Impact Positif.

Quelles sont les composantes de ce co-leadership ?

Elles ont pour point commun d’avoir toutes :

  • Quitté un poste dans un système qui ne leur convenait plus

  • Créé leur entreprise

  • En inventant de nouveaux business modèles, et un système de gouvernance plus inclusifs au service du bien commun et de la planète.

 

  • En tant que co-leader en binômes ou trio, elles sont les gardiennes de la raison d’être de leur entreprise où l’humain et la vie sont placés au centre. Elles veillent à ce que les parties prenantes- tant internes qu’externes- l’incarnent, par leurs actes et leurs comportements, autant qu’elles-mêmes. Ainsi elles façonnent jour après jour la culture de leur organisation, socle de fertilité pour ensemencer les aspirations et les comportements professionnels justes. Elles forment leurs collaborateurs et tout nouvel entrant à cette culture et à des modes de communication où chacun exprime clairement ses besoins et ses demandes. Une culture du co-apprentissage où existe le droit à l’erreur et à l’expression des différences.

 

Prendre soin de cette culture interne, c’est comme prendre soin du sol en permaculture et renforcer les conditions propices à la fertilité de la Vie.

 

Ces managers ne donnent pas leur énergie à des luttes d’opinions, à des plaintes sournoises ou à des revendications stériles.« Je préfère m’atteler à incarner le monde dans lequel je veux vivre, à mettre en valeur cette écoute mutuelle de nos besoins, à montrer l’exemple, même si ce n’est qu’une part modeste de colibri, je suis convaincue que par principe de résonance et d’interdépendance cela agit sur le système ».

 

  • Elles se vivent comme systèmes vivants, elles-mêmes et leur entreprise –

Au cœur de leur process de décision elles gardent cette vue globale et interconnectée, conscientes que leurs relations et leurs entreprises sont des systèmes vivants immergés eux-mêmes dans les systèmes vivants plus grands de la société et de notre monde.

 

Toute la vie est interconnectée et nous participons à ce champ vivant d’émergence en tant que manager - nous disent Peter Senge et Otto Scharmer.

Se considérer comme apprenant et recyclant (recycler nos pensées et nos émotions obsolètes, pas uniquement les déchets matériels) Faire un compost du passé afin de nourrir le nouveau. Créer de l’espace libre fécond, des jachères pour que s’y plante l’invisible à nos yeux. Apprendre à voir les interconnexions souterraines dans nos environnements socio-économiques, les signaux faibles de la forêt qui pousse en silence alors que toute l’attention externe se tourne vers le bruit de l’arbre qui tombe.

Comme en design permaculturel, considérer la vie émergente dans les relations entre les éléments du système.

  • Elles ont ouvert des espaces dans leurs cartes mentales et modes de connaissance habituels pour permettre à une connaissance plus intuitive de se développer en elles.

Pour cela elles cultivent individuellement et collectivement, non pas seulement des compétences techniques et du savoir-faire, mais un développement personnel, émotionnel et éthique2. Celui permettant de faire face à une complexité en évolution rapide, tout en créant les conditions pour que les équipes/organisations s’épanouissent.

 

 

 

Comment manager en situations difficiles tout en gardant ouverte sa curiosité, sa compassion et son courage ?

Ce chemin est unique à chaque manager. Aujourd’hui face aux crises, la tentation est grande de se replier en mode survie. Or le mot crise a aussi pour sens, celui d’opportunité.

Un entrainement régulier avec quelques questions clés à se poser, semble cependant ouvrir des possibles3.

 

LA CURIOSITE

Comment en situations difficiles, rester connecté au champ de possibilités futures plutôt que de se fermer et de se rétracter ? Garder l’esprit OUVERT ? Penser hors du cadre comme disent les anglophones. Out of the box, arrêter de catégoriser la réalité en mode binaire.

Pour garder en éveil votre curiosité, demandez-vous :

  • Quand avez-vous été vraiment surpris pour la dernière fois ?

  • Qui peut vous donner un feed-back sincère tout en restant connecté à vous ?

  • Choisissez une opinion qui vous tient à cœur et essayez de vous relier à des points de vue divergents, voire contradictoires sur cette même opinion. Que ressentez-vous ?

 

 

LE CARE

 

Ce « care » capacité à prendre soin des relations, est une capacité de plus en plus nécessaire dans les pratiques de management et dans les organisations de nos jours.

Savoir donner un espace suffisant pour que les transformations s’opèrent.

 

Tania Singer de l’Institut « Max Planck » distingue dans les zones du cerveau, l’empathie de la compassion. L’empathie proche de la sympathie donne au manager une résonnance en miroir avec les émotions d’une personne, alors que la compassion active elle, des zones neuronales plutôt connectées à l’action. C’est la capacité de se connecter au ressenti de l’autre et agir, tout en restant centré et capable de contenir ses propres émotions. Par exemple une mère qui calme les pleurs de son bébé et ne pleure pas elle-même prodigue du Care.

 

3 questions pour renforcer notre auto-compassion :

 

Tout d’abord commencez par une respiration profonde

Connectez-vous à votre corps et à votre cœur

  • Qu’est-ce qui vous a le plus touché ces derniers temps ?

  • Choisissez une personne qui vous irrite en ce moment, dans votre vie, ressentez un instant cet agacement.

  • Puis, tentez de vous connecter à elle, avec cette ouverture bienveillante, en arrêtant les jugements et les reproches.

Que ressentez-vous ? Faites aussi cela pour vous-même, dans cette relation. Demandez-vous de quoi avez-vous réellement besoin dans cette situation ?

 

LE COURAGE

« Se relier au champ de possibilités futures avec une volonté ouverte, c’est ressentir le futur ici et maintenant » nous dit Otto Scharmer.

 

Il s’agit d’avoir le courage de s’ouvrir à ce ressenti. Puis d’agir pour lui donner existence.

 

Questions clés

 

  • Se demander qu’est-ce qui a vraiment du sens pour moi, en ce moment, dans ma vie ?

  • Pourquoi suis-je ici ?

  • Qu’est-ce que je veux réellement créer dans ma vie professionnelle ?

  • Ou bien qu’est-ce que je ne peux pas ne pas faire ?

 

Nous avons parfois du mal à nous poser ces questions. Il y a comme une déconnection intérieure. Un déni.

Or pour répondre aux défis complexe du monde incertain dans lequel nous vivons, nous avons besoin de leaders et d’enseignants connectés à leurs véritables intentions, à ce qui fait sens pour eux et le monde. De leaders qui savent équilibrer engagement et alignement.

 

Au travail, comment respecter ce qui est vivant en nous (émotions, élans, fatigues, etc.) ?

 

 

Vous connaissez peut-être cet état où déjà fatiguée de la journée de travail vous vous sentez incapable de dire non face à une demande supplémentaire de votre entourage ?

Ou bien la difficulté à demander une augmentation ou une promotion lors de votre entretien annuel ? Face à l’autorité, face à la hiérarchie ou simplement face à des egos plus affirmés, vous n’arrivez pas à entrer dans une joute verbale, ni même à soutenir vos intérêts.

Les équipes et les dirigeantes que j’accompagne en développement du permanagement, font toutes face à ce type de situations pour elles-mêmes, ou parmi les membres de leurs équipes. Parfois exténuées par leur entreprise, elles ne prennent plus soin d’elles- mêmes et de leurs rythmes justes. Prises par le surcroît d’activités, elles n’incarnent plus leur raison d’Etre. Le PM permet d’observer cela et d’agir pour le rectifier.

 

Comment prendre soin des humains dans les organisations ?

 

Deux décideurs faisant la même chose dans les mêmes circonstances peuvent obtenir des résultats complètement différents, en fonction du lieu intérieur d'où chacun opère.

La nature de ce lieu est en quelque sorte un mystère. Nous connaissons le monde intérieur des athlètes se préparant à une compétition, du fait que des études ont été menées sur ce qui habite leur pensée et leur imagination. Ceci a forgé des pratiques pour augmenter leurs performances “à partir de l'intérieur” pourrait-on dire.

Mais dans le champ de la gestion et de l'impulsion au changement, nous en savons très peu sur ces dimensions intérieures, et il est rare que des techniques spécifiques d'amélioration des performances de gestion “à partir de l'intérieur” soient mises en œuvre. On peut dire que cette méconnaissance constitue "un angle mort" dans l’approche du management et de la gestion.

Grâce aux recherches effectuées sur la Pleine Conscience4, il devient possible de faire un lien entre la façon dont nous pensons, ressentons et nos actions. A travers la qualité de notre alignement corps cœur esprit, nous pouvons mieux sentir les systèmes de l’intérieur et permettre à l’avenir émergent de circuler au sein d’une raison d’Etre guidant chacun vers plus de liberté et de responsabilité.

 

3 pratiques inspirantes pour avancer en permanagement

L’Écoute profonde nous pouvons facilement pratiquer une écoute profonde par des pratiques simples. Une fois que nous nous entrainons avec ces pratiques à quelques reprises, une façon plus profonde d’écouter s’engage en nous, et nous devenons plus conscient.e.s de la qualité de notre écoute. Nous distinguons dans notre écoute, l’écoute du sens (du contenu), de l’écoute de l’état émotionnel de celui ou celle qui parle.

La qualité de notre écoute affecte grandement la qualité du partage relationnel, en entretien comme en réunion. Les phases de résolution de problèmes, en recherche co-créatives de solutions sont toujours précédées d’une phase d’écoute mutuelle. Chacun, chacune ayant un vécu distinct à partager sur la problématique à résoudre.

Cette écoute EMPATHIQUE stimule l’expression de nos véritables motivations,

et permet de mieux connaitre nos parties prenantes et de désamorcer

en douceur bien des conflits.

 

 

Cercle de bienveillance Lorsque les sujets à partager en équipe sont connectés à des émotions sensibles, et un vécu personnel, un cercle est proposé. Les personnes volontaires y participent durant une heure. On s’assoit en cercle et partage son authenticité, sans jugement tout en appliquant des méthodes de communication non violentes. Les situations de deuil, d’échec, de retour au bureau suite à une longue absence, de maladie…invitent à ce type d’écoute mutuelle. Aucun conseil, aucune solution n’est donnée, il s’agit juste d’une meilleure connaissance du vécu de chacun chacune.

Partager sa vulnérabilité en contexte professionnel accroit paradoxalement le degré de confiance au sein des équipes. Les cultures d’entreprise où chacun reste blindé dans les apparences de l’égo sont celles où le désengagement des salariés est le plus fort.

 

 

 

Immersions dans la Nature – il y a de plus en plus de preuves scientifiques sur l’effet positif que la nature a sur notre psychologie ( calme, joie) et notre physiologie ( renforcement système immunitaire, diminution pression artérielle…)

 

De nos jours la technologie mobile nous emporte loin, mais comment faisons-nous pour ressentir nos racines présentes ici et maintenant, là où nous vivons et travaillons ? Lorsque nous faisons du jogging avec des écouteurs nous n’entendons plus l’environnement. Nous nous mettons dans une bulle. Il y a même dans nos sorties dans la nature une manière de rester dans notre bulle, comme enfermés dans nos pensées et nos soucis.

Les immersions dans la nature, requièrent des exercices contemplatifs et corporels, pour se sentir suffisamment en sécurité afin de s’ouvrir un peu plus, à sa « véritable nature ». L’on ressent alors ce principe qui sous-tend la permaculture : toute vie est interconnectée et nous participons à ce champ vivant d’émergences, par la qualité de notre intention et de notre attention.

 

Ces immersions nature sont de plus en plus considérées comme une partie importante des programmes de leadership avancés.

 

Elles offrent un espace conscient, de calme et de beauté pour creuser profondément dans sa raison d’être personnelle, son approche du leadership, ou le prochain pas de sa carrière. De cette façon, les immersions dans la nature offrent un espace profond pour le renouvellement et la régénération de la Terre, du lien social et du leadership.

 

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En conclusion, remarquons combien des disciplines scientifiques comme la physique évoluent vers un paradigme plus holistique où l'on ne peut plus séparer la matière de la conscience. Cependant la vision matérialiste de la nature continue de perdurer dans la population et dans une vue primaire encore très répandue. Elle est en relation avec la vision de la consommation, du consumérisme et de l'hégémonie post-industrielle qui domine le monde à son avantage en dominant les espèces, sans aucune éthique.

Or rappelons-nous que la Nature se développe, bouge, se transforme. Le cosmos n’est pas une chose fixe, c’est un processus créatif.

Nous devons respirer de l’air, nous devons boire de l’eau, nous sommes réchauffés par le soleil, on est d’instant en instant soutenu, et tout ce que nous mangeons est continuellement soutenu par ce flux continu de la Vie, cette générosité du vivant, cette transaction de vie. A tout instant on est totalement embarqué dans la nature. On en fait partie.

 

De nos jours on est embarqués à la fois comme symptôme de vulnérabilité mais aussi comme une source de résilience énorme, de connexion et de régénération face à notre moi hors sol coupé, anxieux, en manque de verticalité. Il y a un renouveau. Il passe par l’envie de REAFFIRMER NOTRE INTERDEPENDANCE AVEC TOUTE VIE et d’honorer tous les visages de la nature, tous les êtres avec lesquels nous partageons cette expérience. Sortir de notre vie standardisée et manufacturée. Et revenir à une communion de transaction avec tous les êtres respirants.

 

 

 

 

 

1 « Sous une apparence pragmatique, la gestion constitue une idéologie qui légitime la guerre économique » Vincent De Gaulejac-La Société malade de la gestion- Le Seuil

 

2 Appelé développement vertical par le Présencing Institute

3 Inspirés d’Otto Scharmer du MIT – Presencing institute.

4 Recherches publiées par Greater good science

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