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RepRap

Évolutivité de la RepRap

RepRap étant un projet de matériel libre, le contour formel de ce type de machine peut être extrêmement changeant. De la même manière qu'un projet de logiciel libre rencontrant du succès, d'autres développeurs et utilisateurs forment des "forks" (branches alternatives) pour modifier un aspect du projet ou le restructurer radicalement.

Vous en avez déjà une illustration dans le chapitre Quel modèle choisir ? qui rend compte des multiples variantes. Dans le chapitre "Historique", vous avez pu aussi apprécier les différentes architectures d'imprimantes pendant l'évolution du projet RepRap pour corriger des défauts, mettre en exergue une fonctionnalité, simplifier son usage.

Maintenant, en tant que lecteur de ce livre et considérant votre intérêt naissant pour le projet RepRap, VOUS faites partie intégrante de la communauté RepRap et vous avez le droit (licence libre) et les moyens (les sources et l'aide des membres) de modifier le projet pour intégrer vos envies. 

Le format

Comme disent certains "Size matters !". Lorsque votre RepRap sera opérationnelle et qu'un ami vous sollicitera pour fabriquer LA tasse à café au design innovant MAIS qui dépasse de quelques centimètres de votre hauteur de fabrication (z) maximale, vous lui direz avec assurance qu'il peut se fabriquer une RepRap adaptée à ses besoins en augmentant la taille de son axe z.

D'autres, plus radicaux, entreprennent la fabrication d'habitations en utilisant un extrudeur de béton monté sur un robot cartésien* dont les axes font quelques mètres de long.

En synergie avec les idées d’autoréplication et de production de masse décrites plus bas, on peut imaginer des usages lointains et reculés, sur terre ou ailleurs pour fabriquer des refuges sans l'aide de l'homme.

Les matériaux

Lassés par l'extrusion de plastique, d'autres utilisateurs font usage des seringues, pilotées pour extruder toutes sortes de matériaux à froid : chocolat, ciment, céramique, etc. D'autres se concentrent sur l'usage des polymères en décrivant leurs caractéristiques, leurs toxicités et entreprennent d'utiliser des sources de plastiques recyclées en créant des dispositifs de production de filaments de plastiques à partir des déchets ménagers, vers une plus grande autonomie en ressources.

Optimisations

La plupart des branches variantes du projet RepRap s'attachent à la correction des bugs et l'amélioration de la qualité. Les améliorations sont visibles du côté de la structure de la mécanique, pour que les soucis d'inertie, de phénomènes vibratoires ou de stabilité s'amenuisent.

Utiliser des structures en profilés d'aluminium plutôt que des tiges filetées pour la stabilité et la robustesse, éviter d'alourdir la plaque et le chariot de l'extrudeur pour diminuer l'inertie lorsqu'ils se déplacent rapidement dans un sens puis dans l'autre. Diminuer les points de contact sur les glissières des axes en utilisant des roulements à billes linéaires* plutôt que plusieurs roulements à billes simples.

Au niveau du firmware (micrologiciel) embarqué dans la RepRap, les améliorations se font vers l'intégration de meilleurs algorithmes de déplacements ou l'affinage de l'implémentation des algorithmes utilisés. Produire des tracés en courbes de Bézier sans à-coups, diminuer les déplacements inutiles de la buse, anticiper les mouvements à venir sont les améliorations souvent observées.

Globalement, à la fois au niveau du firmware, des logiciels de pilotage, de génération de G-code et au niveau du montage de la machine, les membres actifs de la communauté RepRap s'attachent à rendre plus accessible son usage.

Production

Pour contredire la description de la RepRap comme machine de prototypage, certains l'utilisent et l'envisagent comme un outil de production en masse. Des "jeunes pousses" montent des "cluster" grappes de RepRap un peu comme dans une salle de serveurs pour multiplier les capacités de production. Dans une moindre mesure, d'autres ajoutent des buses à leur RepRap et augmentent la surface utile d'impression, un peu à la manière d'un processeur à plusieurs cœurs capable de traiter en parallèle plusieurs tâches en même temps.

Vous trouverez l'exemple d'un projet réalisé avec des composants imprimés en série avec un groupe de Reprap. (http://www.3ders.org/articles/20130526-creative-3d-printed-interactive-sculpture-adds-a-very-human-touch-to-the-workplace.html).

Pousser l'autoréplication

Par essence, le projet RepRap décrit une machine qui doit pouvoir fabriquer un maximum de ses composants. On rencontre certains designs de forks du projet qui se concentrent sur cet objectif en augmentant la quantité de pièces imprimables par une RepRap mais aussi en repensant le câblage électrique des composants, pour remplacer les câbles habituels. D'autres encore se tournent vers l'utilisation d'une seconde buse faisant couler un métal à basse température de fusion dans les pièces de structures.

Certains projets s'attachent aussi à produire une électronique de commande susceptible d'être elle-même montée par une RepRap, dont le routage électronique (la plaque de cuivre) serait percé puis fraisé aussi par un outil intégré et dont les composants seraient déposés toujours par la même machine RepRap.

Pourquoi ne pas envisager un jour de voir des machines de ce type nous aider dans la conception de nos propres microcontrôleurs et ordinateurs ?

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