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Scribus: Lecontroledequalite

Contrôle de la qualité

Contrôler la qualité c’est s’assurer que le projet est réalisé selon les paramètres du devis et qu’il est exempt d’erreurs de toutes sortes. C’est un passage obligé dans toute production graphique. Trois outils vont nous aider ici : le Vérificateur, l’Export PDF et la fonction Rechercher-Substituer. Le Vérificateur est paramétrable dans les [Préférences] > [Vérificateur]. Il permet de contrôler les éléments suivants :

  • Caractères manquants ;
  • Présence d’objets placés hors de la page ;
  • Débordement de texte ;
  • Transparence ;
  • Image manquante ;
  • Résolution des images ;
  • Fichiers PDF inclus dans la mise en page ;
  • Présence d’images au format GIF ;
  • Vérification des annotations et des champs PDF ;
  • Ignorer les calques non imprimables ;
  • Vérification des différences entre affichage et impression dans les calques ;

Le Vérificateur affichera un dialogue dans lequel seront notés, pour chaque erreur décelée, la page et l’élément concerné. L’avantage de cet outil est qu’il décèlera des erreurs difficiles, voire impossibles à repérer à l’œil. Il ne lui faut que quelques secondes pour analyser un document complet.

Une fois passé ce premier tamisage, on passera à l’étape suivante : exporter le document au format PDF. Les nombreuses options de l’Export PDF sont expliquées dans le chapitre « La sortie finale ». Disons simplement ici que l’export au format PDF s’exécute en quelques secondes et qu’il faut refaire souvent cette action. Le PDF est encore la meilleure manière de produire une épreuve. Celle-ci pourra être examinée à l’écran ou sous sa forme imprimée.

Que vérifier ?

Tout ! Il faut un œil de lynx pour contrôler la qualité. La règle d’or est d’avoir en main les éléments qui permettront d’effectuer un contrôle complet du document, à savoir : le devis technique et les sources lors du contrôle de la première épreuve ; l’épreuve précédente et l’épreuve courante lors des contrôles subséquents. Au moment du contrôle final, on se référera à nouveau au devis technique pour l’ultime arrêt avant les presses. En résumé, on doit vérifier la géométrie des pages et leur contenu.

  1. Le nombre de pages ;
  2. Le format du document (attention à l’unité de mesure) ;
  3. Les marges ;
  4. Les marges de sécurité (en fonction du type de finition, massicotage, reliure, etc.) * ;
  5. Le fond perdu ;
  6. L’espace couleur ;
  7. Le nombre de couleurs ;
  8. Les couleurs elles-mêmes (les plaques) ;
  9. La résolution des images ;
  10. La couverture d’encre ;
  11. Les noirs ** ;
  12. Les profils de sortie ;
  13. La présence de l’intégralité des sources ;
  14. La typographie : application des styles ou du formatage typographique, les lézardes, les veuves et les orphelines, le gris typographique, les césures, les espaces ;
  15. La saisie des corrections ;
  16. La conformité au code typographique ;
  17. La conformité aux exigences spécifiques du projet ;

Si le document est destiné à être imprimé, il faut impérativement une épreuve physique. Un document destiné à l’écran seulement pourra être contrôlé à l’écran.

* Les marges de sécurité ne doivent pas être confondues avec les marges du document. Il s’agit de la zone de tolérance des équipements de façonnage, massicotage et reliure, collage, perforation, etc. Cette zone est spécifique à chaque équipement et doit donc être vérifiée dès le départ, car elle pourra avoir une influence sur le design et la disposition des éléments sur la page. Concrètement, cela signifie qu’il est fortement déconseillé de mettre un élément au contenu significatif à l’intérieur de cette zone. Il pourrait disparaître à la finition.

** Au sujet des noirs, il faut être attentif au fait que plusieurs noirs peuvent coexister à l’écran sans que l’utilisateur ne puisse les distinguer. Une fois le document imprimé, la différence sautera aux yeux, mais il sera trop tard pour remédier à la situation. C’est pourquoi il faut considérer cela en amont. Imaginez une photo couleur dont le fond se confondrait avec le fond de la page dans un effet de fondu au noir. La couleur du sujet se découpe sur le fond de la page produisant un effet saisissant. Cet effet, pour magnifique qu’il soit, sera gâché par la présence d’une nette cassure entre le noir de la photo et le noir du fond de la page. Il faut que tout soit en accord ici.

La correction des épreuves

La révision linguistique et la correction des épreuves sont des tâches intimement liées à la qualité de toute publication. Un document exempt d’erreurs gagnera en crédibilité. Au contraire, les coquilles, ou des textes mal écrits rebuteront vos lecteurs. Clarté et lisibilité ne sont pas seulement dépendantes de la mise en forme de votre document. Le contenu doit être aussi impeccable que le contenant. Votre échéancier doit prévoir ces étapes essentielles. La révision linguistique doit impérativement être faite en amont de la mise en page. Scribus est un outil efficace en matière de mise en page, mais très faible du côté de la manipulation intensive du texte. Il vaut donc mieux effectuer le travail de correction et révision dans un logiciel de traitement de texte.

Toutefois, si le texte peut être entièrement corrigé en amont, certaines erreurs sont indécelables avant la mise en page. Par ailleurs, il pourra se glisser des erreurs lors de l’application des feuilles de styles ou plus simplement lors du formatage typographique. De même, certaines césures proposées par le logiciel pourront être erronées. Sans parler des erreurs qui peuvent se produire malencontreusement durant l’insertion et la manipulation des textes ou à la saisie d’un mot oublié. Finalement, les erreurs dites « de typo » comme les lézardes et autres fautes d’espacement ou les entorses au code typographique ne peuvent être repérées qu’une fois le travail très avancé. On le comprend, la correction d’épreuves est une étape obligée de la mise en page.

Correcteur ou correcteur ?

Scribus possède bien un correcteur orthographique [Objet] > [Correcteur orthographique], mais son utilisation est particulièrement malaisée. Les traitements de texte sont dotés de correcteurs bien plus fonctionnels. Ces outils sont utiles et peuvent assister un personnel qualifié, mais ils ne peuvent faire le travail seul. Être correcteur d’épreuve est un métier à part entière et la correction est un maillon essentiel de la chaîne graphique.

La saisie des corrections

Une fois les erreurs repérées, on doit les corriger dans le document Scribus. L’infographiste se référera à la copie corrigée et cherchera les fautes une à une dans le document Scribus. Cette opération, simple à première vue, oblige à scruter l’écran avec une attention soutenue pour y repérer l’endroit exact de l’erreur, puis avec une attention non moins soutenue d’effectuer avec précision la correction demandée.

C’est ici que vous pourrez faire intervenir un troisième outil qui vous aidera dans cette tâche : la fonction Rechercher-Substituer. On le trouve sous [Édition] > [Rechercher-Substituer]. Vous devez activer un cadre de texte sinon le menu sera grisé, inaccessible.

L’ordinateur trouvera beaucoup plus vite que vous les erreurs que vous devez corriger. Il arrivera sur la zone d’intervention en un clin d’œil. Tapez le mot ou l’expression fautive dans la zone texte et cliquez sur [Rechercher]. C’est quasi instantané. Vous vous fatiguerez beaucoup moins en procédant de cette manière. Notez qu’il n’est pas nécessaire de renseigner tous les champs. L’illustration suivante montre la seconde moitié de ce dialogue. Renseigner ensuite la partie [Substituer par] et cliquez sur [Substituer] ou sur [Tout substituer] selon les cas.

Substituer.png

Remplacer.png

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