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Scribus: Preparersources

Préparer les sources

Malgré la hâte ressentie au début d'un projet de maquettage, il existe des étapes à ne pas oublier avant de lancer Scribus. Un bon maquettiste a en effet besoin de rassembler tous les éléments nécessaires à la création de son document. Cette étape préliminaire, mais fondamentale s'appelle la préparation des sources. Ce chapitre détaille différents points à aborder de manière à travailler confortablement dans Scribus au moment de la mise en page proprement dite.

En toute logique, lorsque vous commencez la mise en page, vous avez déjà établi la longueur de votre document. En particulier, vous avez certainement établi votre devis d'impression. Vous êtes en possession du contenu à intégrer dans le document, que vous ayez pu créer vous-même, récupérer, ou obtenir d'autres personnes collaborant au document. Il est important de recueillir l'ensemble de ces documents le plus tôt possible et si possible avant le travail de mise en page, et ce pour plusieurs raisons :

  • au niveau organisationnel, il faut évaluer la quantité d'information qui va permettre de définir les caractéristiques du document et de sa mise en page, en particulier l'encombrement et la cotation ;
  • au niveau créatif, si vous avez plus ou moins de photos, de graphiques, vous pourrez mieux évaluer l'esthétique de la page ainsi que la fréquence d'utilisation de ces éléments ;
  • au niveau productif, séparer les tâches permet de ne plus avoir à se poser de questions au moment de la mise en page et d'avoir l'esprit tranquille à l'étape de la composition .

Qu'appelle-t-on sources ?

Il s'agit de l'ensemble des éléments iconographiques (photos, illustrations, graphiques, etc) et textuels entrant dans la mise en page d'un document. Nous distinguerons les sources « image » des sources « texte » pour une meilleure explication spécifique pour ces deux types.

Sources iconographiques

Les sources iconographiques de type photo se présentent généralement sous deux formes : papier ou numérique et feront appel à des technologies différentes de traitement :

  • Si les images sont disponibles sur support papier, elles doivent être numérisées à l'aide d'un bon scanner et sauvegardées sous un des formats exportables, en général PNG.
  • Si les images sont disponibles sous forme de négatif argentique, il existe des scanners spécifiques pour ce type de support.
  • Si les images existent déjà en format numérique, elles peuvent être placées sur un CD ou DVD, disque dur internet ou externe, sur un serveur local ou distant (internet). Pour faciliter le travail, et à moins que quelqu'un ne vous impose une autre méthode, gérez les images en local (placez-les sur votre ordinateur). Si elles sont sur un disque externe ou distant, copiez-le dans un dossier de travail que vous pourrez supprimer par la suite.
  • Si les images sont issues d'un appareil photo numérique, il suffira d'utiliser une connexion entre l'appareil et l'ordinateur pour les récupérer :  par bluetooth/wifi, carte SD ou branchement direct, selon les possibilités de votre appareil photo numérique. Les appareils enregistrent en général les photos en JPEG ou en RAW (meilleure qualité, mais bien plus lourd).

Toutes ces images devront si possible être préparées avant d'être importées. Ce point sera détaillé dans les paragraphes qui suivent.

L'autre source iconographique est constituée des dessins, schémas, cartes, logos et autres éléments créés de toutes pièces par un dessinateur. Elles sont en général enregistrées dans un format dit vectoriel qui permet de conserver une qualité des traits de dessin et des aplats le plus longtemps possible dans la production.

Le chapitre Organiser ses fichiers vous donnera plus de détail sur la manière d'organiser vos sources.

Globalement, assurez-vous que :

  • Vous pourrez ouvrir les images dans un logiciel de retouche photo ou de dessin (comme Gimp [libre], Photoshop [propriétaire], Inkscape [libre] ou Illustrator [propriétaire]) de manière à y apporter des modifications
  • Les images sont d'une taille suffisante pour être insérée dans la mise en page et permettre une conservation de la qualité. Nous traiterons de ce critère plus loin.

Sources textuelles

Le texte est un élément fondamental des livres. Le texte aura pu être écrit dans une grande variété de logiciels : éditeur de texte, traitement de texte, email, site web, base de données. Pour le traitement de texte, de nombreux auteurs utilisent la suite Libre Office, Open Office ou encore Word. Dans tous les cas, il est important de clarifier la situation.

  • Si les sources sont multiples (plusieurs auteurs, plusieurs logiciels) veillez bien à l'ordre dans lequel ils devront être importés : éventuellement, renommez-le pour rendre cet ordre évident ou fusionnez-les ;
  • Vérifiez que vous pouvez ouvrir les textes dans l'un de vos logiciels, éventuellement directement dans Scribus. Demandez aux auteurs de vous fournir des fichiers ouvrables par vos outils. Nous mentionnerons les formats courant dans un instant ;
  • Assurez-vous que vous possédez une version finalisée du texte, qui si possible n'aura plus besoin d'être corrigée une fois que vous aurez engagé la mise en page. Le rajout ou la suppression de quelques mots peut vous faire perdre des dizaines de minutes de finition au moment vous serez pressés de finir et que tout le monde fera pression sur vous pour que le document passe en phase d'impression ;
  • Vérifiez que les textes que l'on vous envoie ne contiennent pas d'image, ou que vous possédez cette image en source indépendante, car Scribus ne peut importer les images placées dans les fichiers textes ;
  • Vérifiez que vous avez tous les crédits pour les documents textuels et graphiques.

Préparation des sources

Vous allez utiliser de nombreux fichiers (de texte, d'image ... ) en préparant vos mises en page, mais tous ne vous offrent pas les mêmes garanties et les mêmes libertés. Certaines demanderont plusieurs adaptations ou corrections. La préparation repose sur trois principes essentiels :

  • S'assurer que la source est compatible avec Scribus ;
  • S'assurer que la qualité de la source sera suffisante et correspondra à la mise en page ;
  • S'assurer de votre confort de travail durant la phase de mise en page.

Formats de fichiers

Les formats que vous pouvez utiliser sont importants : certains sont prévus pour simplement échanger des fichiers (standards), d'autres pour conserver tous les détails d'un travail en cours, et plus important, certains formats ne fonctionneront correctement que dans certains logiciels, parce qu'ils leur sont propres (natifs), ou que les détails du format sont cachés aux autres logiciels (propriétaires).

Tous les formats indiqués ici peuvent être importés dans Scribus et nous nous limitons aux formats conseillés ou de qualité suffisant.



Type Avantages Défaut
Photos JPEG Standard Léger et courant Qualité variable

PNG Standard W3C Qualité et transparences

TIFF Standard Qualité et chemin de détourage Poids

PDF Standard Qualité selon document d'origine

PSD Natif Photoshop et Propriétaire Qualité et complet Poids et propriétaire
Vectoriel AI Natif Illustrator et Propriétaire
Propriétaire

EPS Standard standard historique connu et reconnu Ancien et limité

SVG Standard W3C Compatibilité avec Web et avec tous logiciels Nécessite des adaptations (couleurs)
Texte DOC Natif Word et Propriétaire
Nécessite antiword et limité

ODT Standard Norme ISO, OpenOffice
Léger, courant et documenté

HTML Standard W3C Courant

TXT Standard Courant et simplissime

Les formats natifs ne sont pas prévus pour être échangés entre les logiciels. Les formats propriétaires appartiennent uniquement aux entreprises qui les créent. Baser son travail sur des formats ouverts (normes, standards ou recommandations) peut s'avérer plus fiable sur le long terme.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les avantages de l'utilisation des formats ouverts, consultez ce site web : www.openformats.org/fr

Préparation des images

Acquises ou fournies sur support numérique, les images doivent faire objet d'un traitement préalable. Il consiste à la rendre plus propre à partir d'un logiciel de traitement d'image. Elle aura ainsi toutes ses qualités :

  • Son format final importable et de qualité ;
  • Une résolution appropriée pour une reproduction de bonne qualité en général située entre 200 et 300 dpi ;
  • Être éventuellement mise à la bonne dimension si la place de l'image dans la mise en page est déjà connue.

Les deux premières étapes peuvent en général être automatisées dans des logiciels comme Gimp ou Photoshop. Si vous ne connaissez pas ces logiciels complexes, nous pouvons vous conseiller Phatch disponible sur http://photobatch.stani.be/.

Il est coutume dans les flux de production propriétaire de considérer comme une nécessité de convertir chaque image en mode colorimétrique CMJN avant importation. Scribus se charge seule de cette tâche ce qui est d'autant moins à faire. Si vous souhaitez personnaliser cette prise en charge par Scribus, reportez-vous au chapitre Gestion des couleurs.

Après ce traitement, l'image sera sauvegardée sous un nom permettant à l'opérateur de l'identifier lors de son importation. Ainsi, vous disposerez dans un dossier de toutes les images prêtes à être intégrées dans le document.

Il est important de bien noter les éléments de légende pour chaque image tout en précisant les crédits photo ou sources.

Préparation des textes

Les textes posent des problèmes d'un tout autre genre. Le traitement de texte est utilisé par de nombreux corps de métiers et disposent de nombreuses fonctions d'automatisation permettant une écriture rapide, mais à l'aspect souvent peu original et peu travaillé. Partant de ce principe on peut le considérer comme l'opposé du logiciel de mise en page qui s'occupe avant tout de donner un aspect personnalisé au contenu. La compatibilité entre Scribus et les logiciels de traitement de texte est donc loin d'être parfaite parce qu'un grand nombre de fonctions de traitement du texte n'ont aucun sens dans Scribus comme en-têtes et pieds de page, notes de bas de page, sections...

De nombreuses personnes préfèrent donc importer du texte brut dans Scribus. Il suffit d'ouvrir le fichier DOC ou ODT dans son logiciel et de l'enregistrer à nouveau en choisissant cette option. Il est cependant possible que l'auteur ait appliqué des mises en forme (titres en gros, gras, italiques...). Il convient de conserver une trace de tout cela, éventuellement imprimée pour pouvoir les réappliquer dans la mise en page.

En important les fichiers DOC et ODT, ces informations pourront être conservées soit à l'aide de propriétés définies ou de styles (voire Feuilles de styles et Importer du texte), mais l'adaptation de ces mises en forme dans Scribus peut parfois prendre un temps assez important.

Quoi qu'il en soit, il sera souvent nécessaire de contrôler tout le texte : structure, organisation, fautes éventuelles, suppression des lignes vides, espaces doubles et autres règles typographiques. Effectuez ces vérifications avant l'importation, elles seront plus difficiles à effectuer dans Scribus.

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