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SOL France - Organisation apprenante

Epistémologie du chercheur collectif

Le chercheur collectif crée collectivement son objet et sa démarche en cheminant.

-        Il agit dans un cadre éthique accepté et négocié par tous (Liu 1997),

-        Il est piloté par un chercheur professionnel qui assure la rigueur méthodologique (Dumont 2011),

-        Il appréhende trois moments clés de la construction de l'objet d’étude qui est successivement « approché », « coconstruit » et « effectué ». (Bourdieu et al ; 2010)

-        Il rédige collectivement le fruit de son investigation, l’écriture est une dimension instituante du chercheur collectif (Bazin, 2014 ),

-        Il construit progressivement du social pour lui-même et la réalité avec laquelle il entre en relation (Souchard, Bonny 2015), 

-        Il est engagé dans un processus expérientiel et réflexif qui vise à stimuler, à favoriser l’émergence d’enquêtes sociales au sens de Dewey (2010),

-        Il fabrique du commun, de la mutualisation et des communautés, voire de la transformation sociale (Souchard, Bonny 2015), 

-        Il bénéficie d’un effet de coformation entre les praticiens-chercheurs (du terrain) et les chercheurs professionnels qui apprennent ensemble (Barbier 1996).

La recherche s’inscrit dans le cadre théorique des « environnements capacitants » (Falzon, 2005 et Fernagu-Oudet, 2013). Rappelons que Pour Falzon, « les environnements capacitants sont des environnements qui fournissent aux individus l’occasion de développer de nouveaux savoir-faire et de nouvelles compétences, d’élargir leurs possibilités d’action, leur degré de

Elle se situe dans la mésologie de l’apprenance à l’interface entre des dispositifs pensés pour favoriser l’apprentissage (intention des organisateurs) et des trajectoires individuelles  (intention des apprenants).

Cette recherche participe-elle ou produit-elle des dispositifs ? Quelles connaissances met-elle à jour ? Et au bénéfice de qui ?

Dans la situation, la recherche est imbriquée dans l’action et dans une multiplicité d’enjeux, des formateurs et consultants impliqués, de l’association qui se transforme, des organisations en crise. Il est difficile de percevoir ce qui est de l’ordre de l’action, de la formation et de l’explicitation sur les processus en train de se jouer.

Pourtant des effets variés sont perceptibles :

-        Les participants découvrent des environnements organisationnels avec un regard décalé, ils ont l’opportunité d’apprendre, de se positionner en posture de chercheur et d’étendre leur savoir-faire ;

-        Les observations réalisées apportent de nouvelles interrogations sur les organisations et les processus qui les traversent.

Le design de cette recherche joue de la porosité des intentions, des rôles d’acteurs, des dispositifs et des façons de poser les questions.

La conjonction de ces remarques montre que l’espace est bien une hybridation de deux types de préoccupations :

-        D’une part produire avec efficience,

-        D’autre part explorer et comprendre des phénomènes,

-        Et peut-être, enfin, cerner de bonnes questions et identifier des processus d’apprentissages reproductibles.

Dans le design de cette recherche, les ambiguïtés à lever et les dialogues associés sont la source même de questions fécondes et de la création de connaissances dans l’action. C’est une caractéristique du vivant de lever les ambiguïtés pour trouver la meilleure trajectoire. En effet, les praticiens sont enclins à se centrer rapidement sur les solutions. Les temps de détour sont difficiles à dégager pour ceux dont le moteur est d’aller droit vers les solutions. Les temps réflexifs intégrés par la recherche conduisent à se poser des questions sur le sens de l’action qui est en train de se dérouler et sur le statut des productions et des savoirs qui sont créés.

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